Avant-scène: Plus de 300 artistes mobilisés pour la fête de la musique

La grosse campagne médiatique déployée à l’occasion, contribue à créer au sein de la population, un environnement de fête avant le jour-j, le 21 juin prochain à Douala.

Le monde célèbre le 21 juin 2013, la 32ème édition de la fête de la musique sous le thème: « la voix ». Une institution de Jack Lang, alors ministre de la Culture en France. Comme tous les ans, Douala va célébrer cette fête avec ses artistes. Ce, malgré les multiples maux (piratage, droits d’auteur, productions des spectacles, absences d’espaces d’expressions etc.) qui gangrènent ce métier au Cameroun. Dans la presse, des spots publicitaires annoncent depuis des mois, de grands spectacles. Avec en grande affiche, des artistes connus et aimés du public camerounais, comme Lady Ponce, Grace Decca, Dora Decca, etc.

L’une des grandes innovations cette année, c’est la première édition du «gospel fiesta». Qui consacre l’entrée en scène de la musique gospel dans le sillage de la célébration de la musique au Cameroun. C’est un spectacle qui va réunir vendredi 21 juin à Douala Bercy, des chantres d’ici et d’autres pays africains. A savoir, Ano Mira, le groupe Midnight Crew, les Amis de David, Onel Mala, etc. Du côté de la délégation du ministère des Arts et de la culture (Minacult), l’on fait des pieds et des mains pour investir la ville de Douala de belles mélodies, ce 21 juin 2013. Selon le programme officiel, Douala aura six podiums répartis dans les quartiers, Brazzaville (à côté du collège Sainte Marthe), Bali (ancienne école de secrétariat), Akwa (Institut français du Cameroun), Shell New-Bell, Cité Cicam (stade Marion) et Bessengue (à l’esplanade de la gare).

Le délégué régional du ministère des Arts et de la culture pour le littoral, Michel Edouard Ndoye Messi précise « qu’on ne retrouvera pas sur ces podiums, les mêmes styles de musique». A Bali par exemple, les spectateurs auront droit aux musiques du patrimoine et de recherche. Tandis qu’à Bessengue, le temps sera uniquement aux louanges à l’Eternel, et les autres podiums, les musiques de variétés. Dans la plupart des cas, avoue le délégué, ce sont les artistes qui se sont concertés et ont proposé le classement ci-dessus, des musiques selon les styles et les quartiers.

Et « nous avons validé. Le ministère s’engage donc à leur apporter des appuis multiformes selon les retours de nos partenaires ». Lesquels partenaires à l’en croire, ont tardé à réagir cette année. C’est ce qui explique selon la délégation régionale, l’absence de toute communication autour de cette fête cette année. « C’est seulement aujourd’hui (lundi 14 juin 2013 Ndlr) que j’ai reçu le Ok des Brasseries du Cameroun. Et du côté de Yaoundé, on attend la réaction du ministère, vous savez qu’à notre niveau, nous n’avons pas de ressources autonomes ! C’est pourquoi au lieu, de faire de grandes annonces et se dédire après, on travaille en silence », justifie M. Ndoye Messi. Malgré cette absence de communication, le téléphone arabe fait courir les artistes. A moins quatre jours de la fête, la délégation avait déjà enregistré plus de 300 artistes pour les six podiums.

Et les inscriptions continuent. Elles sont gratuites. A la seule condition de pouvoir jouer en live. Ces listes seront remises ce mercredi 19 juin 2013 aux orchestres de références pour des répétitions, afin qu’aucune fausse note ne passe. En marge des spectacles, la fête de la musique se fera aussi en réflexion, à travers des causeries musicales, des débats et plateaux télé. Ce sera jusqu’à l’aube.

© Adeline TCHOUAKAK | Le Messager

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