Assurances: L'Afrique veut relever le défi de la couverture médicale universelle

Les professionnels du secteur sont réunis depuis hier à Yaoundé dans le cadre des travaux de la 37ème assemblée générale annuelle de la FANAF.

La couverture par les assurances est encore relativement faible en Afrique malgré les innovations importantes relevées ces dernières années dans certains pays. En effet, du fait de la pauvreté, très peu de ménages africains prennent le risque d'investir dans ce secteur qui représente pourtant un réel moyen de protection sociale par rapport aux risques élevés de maladies et autres accidents. Pour remédier à cette situation et permettre une plus grande vulgarisation des assurances, les patrons des compagnies d'assurances, de réassurances et des grands groupes de courtage ainsi que les professionnels de la Finance (banques, micro finance, etc.) sont réunis en ce moment à Yaoundé, dans le cadre de la 37ème assemblée générale annuelle de la Fédération des Sociétés d'Assurances de Droit National Africaines (FANAF), qui se tient sous le thème général: «Assurance et risques sociaux».

Les travaux qui s'achèvent le 28 février prochain portent également sur l’ assurance santé, la responsabilité sociétale des sociétés d'assurances, la couverture des catastrophes naturelles et l'indemnisation des préjudices corporels. «La couverture médicale universelle constitue le nouveau cheval de bataille des autorités publiques africaines. Ces préoccupations légitimes nécessitent un partenariat public privé pour relever le défi d'une couverture médicale pour tous. Les exemples du Rwanda et de la Tunisie sont des exemples palpables de ce que les africains peuvent faire pour soigner leurs populations, même les plus démunies», a fait savoir Promis Ayangma, Président de la FANAF. Créée en mars 1976 en Côte d'Ivoire, la FANAF est une association professionnelle et de réflexion au service de l'assurance et la réassurance.

Avec ses 164 sociétés membres réparties dans 27 pays. Elle a entre autres missions, l’instauration et l'intensification du dialogue entre la profession et les pouvoirs publics, la représentation et la défense des intérêts assureurs et des réassureurs, l'augmentation du volume de rétention des marchés africains d'assurance. Les sociétés membres emploient 5693 personnes et ont réalisé en 2011 un chiffre d'affaire de 807 milliards de F CFA. Elles ont également au cours de la même période payé les sinistres à hauteur de 305 milliards de F CFA. En tant qu'investisseur, la FANAF a injecté 1365 milliards de F CFA dans les économies des pays membres...

© Joseph Samuel Zoé | L'Actu

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