PROGRAMME CACAO : DÉTOURNEMENT DE PLUS DE 08 MILLIONS À BANTOUM.

ecabossage-cacao-cameroun03.jpgCette affaire concerne l’O-PAC (Oward Peasants Association of Cameroon), une organisation locale de défense des intérêts paysans, les producteurs de cacao de Bantoum, et leur responsable du CEAC.

Sortis le 12 septembre 2013, comme un essaim d’abeilles, ces producteurs de ce village non loin de Bangangté, ont extériorisé leur débordement. Le siège du FFCI a servi de cadre à cette rencontre. Il y était attendu le Directeur du CEAC (centre d’action communautaire) dans cette zone. Les responsables de l’UGICABA de Bantoum, et le bureau d’O-PAC. De prime abord, la lecture de la demande d’information adressée au point focal Départemental du programme d’appui au verger Cacao- Café, a été faite au vue d’attirer la conscience collective des paysans floués.

Cette lettre a été portée à l’attention des hauts cadres du Minader et de hautes autorités administratives. Une note de mission introduite par la hiérarchie d’O-PAC et signée par le Sous-préfet de l’arrondissement de Bangangté, permettait à cette organisation paysanne de mener les enquêtes et desceller le verrou. On peut dire sans risque de se tromper que l’autorité administrative a pris à bras le corps cette rocambolesque histoire qui fait déjà des gorges chaudes. Cernons l’affaire avec ces propos des paysans.

« Au mois de septembre 2012, au cours d’une réunion avec M Tayo André au foyer de CEAC. Subitement dans la cours, un véhicule Toyota double cabine venant de Yaoundé, avait à son bord deux cadres du Minader. M Tayo sorti de la salle les accueillir, revient ensuite et instruit tous les délégués et les secrétaires de Gic de se retrouver dans son bureau. Il nous a présenté ces deux personnes. Elles nous ont fait savoir qu’on a eu un financement de 11 millions. Nous ont remis deux fiches, la première portait le montant de 11 millions et la deuxième le formulaire des modalités à suivre de gestion et de suivi du projet. M tayo, M Djonjé marcel, Ngami joseph, précédemment Délégué et trésorier respectifs déchus de l’UGICABA, suite à une élection avec la présence effective de M Tayo il y a trois ans, sont allés à Bafoussam faire le retrait à Afriland first Bank sans aval du nouveau bureau élu et officiant légalement.

En mai 2013, nous avons retrouvé les produits suivants au magasin de SIC cacao : 100 sacs d’engrais de 50 Kg x19500 francs, soit 1 950 000 de francs CFA. 15 x 13500 cartons d’herbicides de 4 gourdes donc 60 bidons de 5 litres de Sic Cacao. Soit un total de 2 Millions 760000 de francs pour les deux produits ». Montant qu’ils estiment de pas correspondre au prix de gros dans des magasins de vente des produits phytosanitaires.

« Après stockage, Le 16 05 2013, nous avons été appelés manu militari pour redistribution de ces intrants aux ayants droits dont (8 Gics). Chaque Gic devait bénéficier les produits en fonction du tonnage livré à Sic Cacao. Certains Gic ont refusé du fait, de la parfaite inadéquation avec leurs besoins. D’autres parce que le produit, selon leur zone d’exploitation, était de moindre importance. Après le refus, Tayo nous a dit que si les produits passent nuit, on aura plus, or à 18 heures on était obligé de louer une voiture pour transporter et retourner dans nos zones respectives. La majorité des Gics a refusé catégoriquement car les personnes ayant menées les hostilités, n’avaient plus qualités et habileté.

Le Gic Solidaire a demandé la facture sur les produits. M Djonjé délégué sortant du gic solidaire nous à présenté une facture datant de 2010 qu’il a refusé de faire connaissance. Il a répondu qu’il est passé par la fédération pour avoir son argent. Mais nous avons pris le produit. Après la distribution conditionnée, les membres de l’union se sont retrouvés pour manifester collectivement leur mécontentement. La résolution était de convoquer une assemblée où le délégué sortant devait expliquer les transactions.

A maintes reprises, il n’a assisté à aucune réunion. C’est pourquoi nous avons décidé de porter cette affaire auprès d’O-pac ». Retraçait un responsable de l’union, sous une veilleuse attention de responsables de l’UGICABA. . Le Préfet du Ndé, Samuel Ernest Christian EBELLE interpellé pour arbitrer cette situation. « J’ai été entendu par le commissaire spécial ». M Bidol, point focal Départemental du programme verger cacao-café, par ailleurs chef de Brigade Phytosanitaire du Ndé, a ainsi déclaré. « Nous attendons toujours que l’inculpé se fasse entendre ». Indique l’autorité. M Tayo rencontré, s’est abstenu de toutes déclarations. Sous quelle base ces paysans inculpent leur animateur local ? Espérons que les déclarations des planteurs sont dignes de foi. Affaire à suivre…

© Productive : Alain NDANGA

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau