Yaoundé: Elle échappe à un lynchage à Mimboman

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Au lieu dit Mimboman rond-point en face d’un établissement scolaire hier mardi 22 janvier 2011 autour de 14h, un attroupement inhabituel attire les passants. La population rassemblée jure de se saisir de cette dame, accusée d’avoir voulu enlever un enfant de cinq ans à la sortie des classes. «C’est l’enfant lui-même qui a dit qu’il ne voulait pas partir avec elle. II a dit qu’il voulait sa maman. Celle-ci n’est pas la maman de l’enfant. C’est une voleuse d’enfant», raconte une jeune. dame surexcitée.

Pour M. Mbani, un jeune homme qui s’est présenté comme le père de l’enfant, Marie Miyem (comme il a appelé la dame soupçonnée) est sa belle mère. «Je suis le père de l’enfant Joël Mbani Ahanasse. Il a cinq ans et est inscrit à la grande section. Ma femme et moi avons eu des problèmes. J’ai donc décidé que l’enfant va habiter avec ma belle-mère. J’ai préféré le transporter de Nkolmesseng pour l’école, et venir le chercher moi-même pour esquiver les problèmes avec ma femme, puisque l’enfant habitait d’abord là bas. Mais ce matin, elle est venue rendre visite à sa maman et je lui ai donc dit d’aller prendre l’enfant à sa sortie de l’école. Mais ma belle-mère me dit tout à l’heure quelle a envoyé sa fille à Mfoundi, pourtant je savais que sa fille était chez elle. C’est pour cela que ma belle-mère est venue chercher l’enfant», explique M. Mbani, moto taximan qui dit habiter le quartier Nkolmesseng près du domicile du chef de quartier.

Le préfet du Mfoundi

Marie Miyem a proposé qu’on la conduise à la gendarmerie pour identification. «Si je fais un AVC avez-vous l’argent pour me soigner? Si vous voulez m’amener au parquet, amenez-moi», dit-elle transpirant. De toutes les façons, M. Mbani, Marie Miyem et le petit Mbani Athanase sont montés sur la moto et sont partis sans qu’on ne les conduise à la brigade ou au commissariat pour enquêtes. Au regard des faits en ce début d’année Mimboman, notamment les découvertes macabres en série des corps de jeunes filles violées, tuées, amputées de leurs organes et déposées à Mimboman, la population est sur son qui-vive.

«On a peur parce qu’on ne sait pas à quoi on s’attend. On ne sait pas qui est qui, on se méfie de tout le monde», racontait une jeune lycéenne lundi dernier dans nos colonnes. Au journal parlé de 13h hier sur la CRTV, il ressort que le préfet du Mfoundi a eu une séance de travail avec les autorités de Mimboman sur les questions sécuritaires. Jean-Claude Tsila a promis que les coupables seront arrêtés et punis. Mais à Mimboman Ecole où nous sommes passés à 14h, Jean-Marie Akoa, chef du bloc III de Mimboman Il, indique: «Je n’ai vu personne de l’administration depuis le matin ici.

Pourtant, il y a eu deux corps qui ont été découverts à Mimboman école peut-être c’est dans d’autres secteurs de Mimboman que les autorités administratives ont eu la séance de travail avec d’autres autorités traditionnelles». Mimboman Ecole dont, l’éveil est leitmotiv des populations. Une séance d’investissements humains est annoncée pour la semaine prochaine, afin de détrousser le village, histoire d’avoir une longue et grande visibilité sur le quartier.

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