Socam: Un PCA pour remplacer Odile Ngaska

Renvoyée à plusieurs reprises, l’assemblée générale élective (Age) de la Société camerounaise de l’art musical (Socam) aura finalement lieu le 02 novembre prochain au palais des congrès de Yaoundé.

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Les candidats validés pour l’élection à la présidence de la Socam sont désormais connus. La commission électorale présidée par Jean Calvin Oyono Abah, président de la Commission permanente de médiation et de contrôle des sociétés de gestion collective des droits d’auteurs (Cpmc) et chef du comité de réflexion sur les textes fondamentaux de la Socam a livré son verdict sur la qualification des candidats mercredi 30 octobre 2013. Sur la dizaine de candidatures déposées, seules cinq ont été retenues.

Il s’agit de Roméo Dicka, Moussa Haïssam, Ateh Bazore, Bienvenue Mvega et Prince Ndedi Eyango. Les autres candidatures dont celles de Sosthène Parole, Echos des rails, Jp Eteme, etc., ont eu 24h pour faire examiner leurs recours. Et même si tout est fin prêt pour le déroulement des élections, les ayants droits de la Socam sont aux abois parce que leurs attentes tardent à trouver satisfaction.

Gestion temporaire

Nombre d’entre eux déplorent le fait qu’il n’y ait pas de coopération entre la Commission de gestion permanente et eux. Certains s’offusquent du fait que les droits des artistes soient autant bafoués. Vols, corruption, achat des consciences, calomnie, injures publiques sont devenus le quotidien de ces artistes-musiciens et ayants droits de la Socam qui s’affrontent sans limites. Dans les radios, cabarets, etc., ils se déchirent. Certains comme Ambroise Messi et Raymond Tchenga appellent les artistes à ne pas se rendre aux urnes, en boycottant les élections de samedi prochain. D’autres encore, notamment Roméo Dicka, Sosthène Parole, Ange Ebogo, etc. s’insurgent contre le mot d’ordre de boycott lancé par Raymond Tchenga. Pour eux, il n’est pas question de boycotter l’Age. Parole Sosthène, lui, pense que la politique de la chaise vide n’a jamais payé. «Tous ceux qui invitent leurs camarades à ne pas voter veulent semer la confusion dans les esprits. Cette attitude est à combattre avec la dernière énergie. Les artistes doivent rester soudés autour de leurs intérêts», a-t-il déclaré lors d’un débat radiophonique sur la chaîne Royal Fm. C’est dans cette atmosphère de division que l’on s’achemine vers des élections à la Socam.

Au commencement

Le dernier épisode de cette discorde a eu lieu lors d’un conseil d’administration extraordinaire organisé par 13 des 15 administrateurs le 17 juillet 2013 à Yaoundé. Odile Ngaska a été débarquée du poste de Pca en présence d’un représentant du ministère des Arts et de Culture (Minac) et de Jean Calvin Aba’a Oyono de la Cpmc. A l’issue des travaux, les résolutions suivantes ont été prises: le conseil d’administration a constaté la défaillance du Pca, pour détournement et complicité de détournement des fonds de la société. Le conseil a décidé de la démission par la force de la Pca, de sa radiation, de sa suspension de la Socam pour une période de cinq ans, du remboursement des sommes détournées sous réserve des poursuites judiciaires avec autorisation de l’Assemblée générale.

Le 09 septembre dernier, Jean Calvin Aba’a Oyono a été porté à la tête du comité de réflexion sur les textes fondamentaux de la Socam par Ama Tutu Muna pour combler le vide juridique que l’expiration de l’agrément a engendré en juillet dernier. Et même si l’enseignant de droit ne fait pas l’unanimité, dans les rangs de la Socam, c’est à lui qu’a incombé la charge de l’organisation de l’assemblée générale extraordinaire de demain. Initialement prévue le 19 octobre dernier, elle aura finalement lieu demain au palais des Congrès de Yaoundé dès 8h. Le scrutin se déroulera en un seul tour par les cinquante représentants des adhérents.

@Le Jour

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