Obama inaugure les sommets USA-Afrique - Le président américain a invité le chef de l’Etat camerounais Paul BIYA aux côtés de ses 46 homologues

La Maison Blanche a annoncé le 21 janvier 2013, l’organisation à Washington, les 5 et 6 août 2014, d’un sommet impliquant 47 chefs d’Etats africains et la présidente de la Commission de l’Union africaine (Ua).

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Jusqu’ici, dans le registre des yeux doux des puissances de ce monde en direction de l’Afrique, on avait noté ceux du Japon avec le sommet de la Ticad, de la Chine avec le sommet Chine-Afrique et dernièrement, le 6 décembre 2013 notamment, le réchauffement du sommet Afrique-France par la France après une mise en veille voulue par Nicolas Sarkozy. Désormais, l’Afrique fait valser même l’Amérique. Puisque pour la première fois tous les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Afrique en dehors de la Centrafrique, Madagascar, l’Egypte, la Guinée-Bissau, l’Erythrée, le Soudan et le Zimbabwe ont reçu un carton d’invitation du président américain, Barack Obama, les conviant à cette rencontre.

D’après les services de presse de la Maison blanche qui affirment que le projet était depuis quelques années déjà dans les cartons, ce sommet qui réunit Obama et 47 leaders du continent noir sera essentiellement consacré à l’économie, avec ses corollaires, toujours cités par Barack Obama, la sécurité et la démocratie. Le but recherché est donc de faire « progresser les objectifs de l'administration en matière de commerce et d'investissement en Afrique [et] mettre en évidence l'engagement des États-Unis envers la sécurité de l'Afrique, le développement de la démocratie et de ses habitants.»

Jusque là, Barack Obama n'avait visité l'Afrique subsaharienne qu'en coup de vent au début de son premier mandat, avec un arrêt au Ghana. Mais il avait ensuite accueilli à la Maison Blanche plus d'une centaine de jeunes Africains lors d'un sommet informel en 2010, organisé en guise de la célébration des cinquantenaires de l'indépendance de 17 pays d'Afrique. Lors de cette rencontre, le président avait exhorté ces jeunes qu’il avait préférés aux dirigeants contrairement à la France à enraciner les principes démocratiques dans leurs pays, et à ne pas suivre les pas de la génération des indépendances qui s'est, selon lui, s’est accrochée au pouvoir.

Le Cameroun y avait été représenté par Abdoulaye Abdoulrazack, Emmanuel Sanyi et Elisabeth Tamoifo, trois jeunes leaders d’associations. Ce repli tactique vers les dirigeants africains, y compris Paul Biya du Cameroun, laisse croire dans les chancelleries, que Barack Obama a cédé à la pression de ses conseillers économiques qui l'exhortent régulièrement à renforcer la présence diplomatique sur le continent africain.

Le président américain était même allé jusqu’à minimiser les rivalités auxquelles se livrent la Chine et d’autres puissances émergentes affirmant qu’il n’y a pas de «guerre froide» entre puissances autour du marché africain. Par ailleurs, certains commentateurs estiment que désormais moins tenu par son opinion publique après sa réélection, Obama peut se rapprocher du contiennent africain sans courir le risque que cette proximité l’éloigne de ses électeurs qui pourraient le soupçonner de repartir vers ses « frères » africains.

© Rodrigue N. TONGUE | Le Messager

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