Nkoabang: Un jeune homme fessé par des êtres invisibles

Héritier dune grande famille, au sens africain du terme, Olivier A. pourtant marié et père de trois enfants dont deux filles et un garçon, ne s'était pas départi jusqu’au 23 avril dernier d'une habitude qui durait depuis qu'il avait 16 ans et qu'il commençait à flirter avec les «petites». Les habitudes ont la peau dure a-t-on coutume de dire. Ce jeune homme de 32 ans était très tôt devenu accroc des milieux très peu recommandables. Lupanars, boîtes de nuit, et bien d'autres antres du lucre et de la luxure étaient, dès l'âge de 16 ans en 1995, année où il abandonna les études en classe de 5e, ses endroits de prédilection qu'il fréquentait 4 jours de la semaine sur les sept. «Enfant gâté», ce garçon unique d'une famille propriétaire de plusieurs hectares de terrain, s'y permettait toutes les lubies et foucades grâce aux énormes sommes d'argent qu'il avait souvent en possession.

En dépit de la grande responsabilité qui lui incombe depuis la mort de ses deux parents, et malgré des années qui filent devant lui, Olivier est resté un gentleman rien de plus normal à 32 ans et qui plus est dandy à femmes. Malheureusement pour lui, la nuit de samedi à dimanche dernier, la veille de Pâques, il vivra une histoire inénarrable. Au lieu dit 10e arrêt à l'entrée, venant de Yaoundé, de Nkoabang, banlieue de la capitale, à quelques encablures après le terrain de football qui jouxte l'église catholique alors qu'il rentrait à trois heures après une soirée particulièrement chaude, l'occasion s'y prêtant, la fête de la naissance de Jésus-Christ, il est littéralement pris à partie par des êtres qu'il ne voit pas. Olivier devenu subitement aphone essuyait les coups qui lui étaient assénés par ces hommes "miraculeux."

Le témoin de l'histoire, un jeune homme autochtone comme Olivier, ami d'enfance et qui partageaient ensemble la même vie mondaine, fêtard qui regagnait aussi ses pénates, le trouva, roulant sur la chaussée fangeuse, ne parvenant pas à pleurer et semblant se défendre contre le vide. Ne comprenant rien de tout ce cinéma qui se déroulait devant lui, Alino se mit à crier. C'est en ce moment qu'Olivier arrêta de se «bagarrer», et après quelques minutes sous le regard attentionné de son ami et frère, se leva.

Il avait l'œil poché, ses vêtements complètement en lambeaux et plusieurs meurtrissures au point où il se trouvait dans l'impossibilité de se maintenir débout tout seul. Son ami réussira tout de même après une véritable débauche d'énergie, Olivier étant un mastodonte humain, à le ramener chez lui. «Les femmes sont terribles, déclare Alino, alors que son mari est loin de se remettre d'une histoire horrible, qu'elle trouve le moyen de manifester sa jalousie.

Dès qu'elle a ouvert la porte et que j'ai réussi à mettre son mari sur le canapé, elle est immédiatement allée se coucher, sans aucunement demander ce qui lui était arrivé». En effet d'après certaines révélations à nous, faites, Olivier avait vu en songe ses parents qui lui avaient demandé de se responsabiliser désormais, et de cesser d'être cet oiseau de nuit qui perturbe le village à des heures indues. «Ce sont certainement eux, même si plusieurs autres choses sont dites, qui seraient venus lui donner cette correction en espérant qu'il pourra désormais prendre ses responsabilités de chef de famille» avait conclu notre source.

Source: L'Eveil Républicain

© Correspondance

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