Le bilan economique du Reouveau

Paul Biya a accédé à la Magistrature Suprême le 6 novembre 1982. Il y a 32 ans. Si aujourd’hui, le peuple continue à lui renouveler sa confiance, c’est qu’il lui trouve les qualités d’un bon manager économique.

President paul biya of cameroon africa

Cet article dresse le bilan économique du Renouveau depuis les premières heures de la succession constitutionnelle de novembre 1982 à nos jours. L’histoire entre le Président Paul Biya et les prouesses économiques du Cameroun s’écrit en deux phases, lesquelles correspondent à deux contextes sociopolitiques différents qu’a traversés le pays de 1982 à 2014. Il s’agit d’une première phase marquée par la grave crise économique mondiale de 1983 dont les prémices datent de la crise pétrolière de 1973, et qui a affecté le pays en 1987, et d’une seconde phase marquée par de belles performances économiques du Cameroun depuis le lancement des politiques dites des « Grandes ambitions » en 2007 et des « Grandes réalisations », depuis 2011. C’est connu.

Paul Biya est arrivé à la tête du Cameroun dans un difficile contexte de crise économique mondiale, malgré la légère embellie économique que semblait vivre le pays quand Ahmadou Ahidjo quittait le pouvoir. En réalité, l’économie camerounaise était solide, mais contextuellement vulnérable à cause de la permissivité des effets induits de la mondialisation marqués par la détérioration des termes des échanges des matières premières d’Afrique sur le marché mondial. La baisse des prix du cacao, café, bois a suffisamment contaminé le Cameroun, en l’obligeant à faire finalement recours, contre sa volonté du départ, au Fonds monétaire international (FMI), et d’y subir, conséquemment, le couperet drastique des programmes d’ajustements structurels.

Tel a été le difficile combat de départ. La première préoccupation du Renouveau fut donc de se battre contre la crise économique qui a abouti à la double baisse des salaires en 1994, sans oublier les effets néfastes de la dure dévaluation du franc CFA par rapport à sa parité avec l’ancien franc français. Il a fallu des reformes et des sacrifices. Des déflations dans les effectifs de la Fonction publique et la titrisation de la dette intérieure du Cameroun pour mener à bien les conditionnalités du FMI et de la Banque mondiale en vue de l’atteinte du Point d’achèvement de l’initiative PPTE. Le pays est victorieusement passé par cette difficile étape conjoncturelle. On peut dire qu’entre 1986 et 2004, le Cameroun s’est battu contre la crise économique, et Paul Biya n’a fait que cela. Son mérité a été d’avoir payé les salaires tous les mois, tandis qu’ailleurs certains pays voisins affichaient des recors de 11 mois de salaires impayés.

La crise est passée chez nous, mais elle a fait moins de dégâts qu’ailleurs. On peut même accuser l’opposition dont les appels insidieux à la désobéissance civique et l’instauration des « villes mortes » en 12991 ont paralysé le port de Douala et les activités économiques y afférentes. Les pertes cumulées de cette période chaude de l’histoire politique du Cameroun s’élèvent à plus de 80 milliards FCFA, sans oublier les dégâts matériels de la crise alimentaire à travers les émeutes de la faim de 2008… il a fallu être fort pour se relever. Et c’est ce que le Renouveau a fait. Le lancement d’un véritable programme économique du Cameroun se situe dans l’énonciation de la politique des « Grandes ambitions » en 2007. Les signaux de la bonne relance économique du pays datent de ce lancement décisif et concret comptant valoriser notre riche patrimoine naturel. Le taux de croissance est même passé de 2 à 5,6% entre 2007 et 2012. Amis seule l’ambition ne suffisait pas.

Il fallait plus d’action ainsi que la matérialisation de la nouvelle politique économique. On est donc passé de la politique dite des « Grandes ambitions » à la politique économique des « Grandes réalisations » en 2011. Le Cameroun allait devenir un vaste chantier de projets structurants comme souligna Paul Biya au cours du congrès ordinaire du RDPC, le 15 septembre 2011 : « Les Grandes Réalisations allaient prendre corps avec les grands projets structurants dont certains sont déjà en cours d’exécution ». En passant de la parole aux actes, on a vu le chef de l’Etat aux quatre coins du pays en posant les premières pierres des barrages hydroélectriques de Memve’ele et Lom Pangar sans les quelles aucune performance industrielle ne peut se réaliser. D’ici deux ans, le Cameroun sera doté d’une des premières puissances énergétiques d’Afrique avec les renforts du barrage de Mekin réalésé à plus de 70 %, et de la mise en fonction déjà effective de la centrale à gaz de Kribi et de la centrale thermique de Yassa (Douala).

Dans le domaine des transports figurent en bonne place la construction des routes, du deuxième pont sur le Wouri, des ports en eau profonde de Kribi et de Limbe, de l’aménagement des structures ferroviaires destinées à accompagner l’exécution des grands projets porteurs de croissance à l’instar de l’exploitation du fer de Mbalam, de l’or à Bétaré Oya, du diamant de Mobilong, et plus tard de la bauxite à Mini Martap, sans oublier les projets d’extraction du cobalt et du nickel à l’Ets du pays. Sur le plan agricole, notre secteur primaire, le Renouveau a mille fois lancé des appels à l’exploitation agricole en prêchant lui-même par l’exemple avec la Ferme du Sud. Pour sécuriser les financements du monde rural, le Renouveau et ne train d’ouvrir une Banque agricole et une autre au profit des PME. Le président Paul Biya prône depuis peu la mécanisation de l’agriculture. Il existe une l’usine d’assemblage des tracteurs et équipements agricoles à Ebolowa, une usine de production d’engrais de Limbe, une usine de construction des agropoles, de la réhabilitation des champs semenciers. Ce n’est pas tout, la lutte contre la pauvreté figure au centre des préoccupations du Renouveau. La problématique du logement est prise en compte dans cette bataille.

L’Etat construit 10.000 logements sociaux et se soucie sans cesse de l’amélioration de l’accès à l’eau potable en zones urbaine et rurale. Sur le plan sanitaire, il existe la construction des hôpitaux à vocation régionale de Sangmélima, gynéco-obstétrique et pédiatrique de Douala, de référence de Garoua, du Centre national des urgences de Yaoundé qui ouvrira bientôt ses portes…Comme on peut le constater de manière succincte, beaucoup a été fait en 32 ans, pour que le Cameroun décolle et atteigne l’émergence en 2035 selon les objectifs du millénaires pour le développement. Beaucoup reste à faire pour dépasser le cap de 6% du taux de croissance espéré cette fin d’année, malgré le ralentissement imposé par la guerre contre Boko Haram. La volonté politique est en marche, reste la matérialisation effective des réalisations.

@AfricaPresse.com: Donald Fabien Kamgain.

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