Journée internationale de la femme : au bout du chemin, l’égalité

Ce 8 mars marque la Journée internationale de la femme. Le thème retenu cette année par lesNations-Unies se veut des plus explicites : « L’égalité pour les femmes, c’est le progrès pour tous et toutes ».

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En effet l’égalité des sexes, l’émancipation des femmes (la pleine jouissance de leurs droits humains) et l’éradication de la pauvreté sont essentiels au développement économique et social. Mais dans les faits, le chemin de la parité est encore long. « Les pays dans lesquels les femmes sont traitées sur un pied d’égalité avec les hommes jouissent d’une meilleure croissance économique » analyse Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations-Unies. « Les entreprises qui comptent des femmes parmi leurs dirigeants affichent de meilleurs résultats. Les accords de paix qui font intervenir des femmes s’avèrent viables à plus long terme (…) Il ne fait donc pas l’ombre d’un doute que l’égalité entre les femmes et les hommes est un avantage pour tous. »

Les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) arrivant à échéance en 2015, cette Journée internationale de la femme est, pour les Nations-Unies, l’occasion de rendre compte de certains défis lancés à destination des femmes et des filles… et du chemin qu’il reste à parcourir :

Réduire l’extrême pauvreté et la faim.

Selon le Rapport du Secrétaire Générale de 2013 sur les objectifs du Millénaire pour le développement, « nous avons atteint la cible de réduction de la pauvreté avec 5 ans d’avance. Cependant, les inégalités hommes-femmes face à l’emploi persistent, avec un écart de 24,8% de leur taux d’emploi en faveur des hommes en 2012. » ;

Assurer l’éducation primaire pour tous.

« Les régions en développement ont fait des progrès impressionnants dans le développement de l’accès à l’éducation primaire. » Malgré cela, « dans 63 pays, les filles courent plus le risque d’être non scolarisées que les garçons dans les groupes d’âge du primaire et du premier cycle du secondaire. » ;

Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes.

Même si les Nations-Unies se félicitent de l’accès des filles et des femmes à la scolarité et à des postes de plus en plus élevés, elles ne peuvent que déplorer que certains aspects importants soient exclus. Citons, « la violence à l’égard des femmes, les inégalités dans la répartition des prestations de soins non rémunérées, les violations des droits des femmes et des filles face à la santé sexuelle et procréative… » Avant de conclure, « tant que l’inégalité entre les sexes ne sera pas abordée sous tous ses aspects, l’égalité et l’autonomisation des femmes inscrites dans les objectifs du Millénaire pour le développement ne pourront se réaliser. » ;

Améliorer la santé maternelle.

Le taux mondial de mortalité maternelle a diminué de 47% au cours des 20 dernières années, passant de 400 à 210 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes entre 1990 et 2010. Malgré tout, en 2013 environ 140 millions de femmes souhaitant arrêter ou retarder une grossesse n’ont pas accès à la planification familiale. « En 2015, la demande totale de planification familiale parmi les femmes mariées devrait croître de plus de 900 millions » expliquent les Nations-Unies. Selon l’Organisation, « à en juger par l’évolution actuelle, on peut supposer que cette cible sera l’une des dernières à être atteinte. »

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