Insécurité: Que font les militaires centrafricains à Yaoundé?

La peur est lisible sur les visages des populations du simple fait de savoir que ces militaires armés écument les rues de Yaoundé.

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Ce n'est plus une rumeur, cela est devenu une réalité et n'émeut personne. La chute de l'ancien Chef de l'Etat Centrafricain le Général François Bozizé chassé par les rebelles de la Séléka a provoqué une atmosphère d'insécurité très dangereuse à l'intérieur du territoire Camerounais son plus proche voisin. Ces émeutes ont commencé par la Région de l'Est où un policier Camerounais est en otage en Centrafrique à cause d'une mallette d'argent volé.

Le policier Camerounais aurait joué un rôle trouble. Les villes de Garoua Boulaï et Kenzou ont été envahies par des militaires Centrafricains du camp Bozizé qui fuyaient les rebelles de la Séléka avec leur arsenal de guerre. Ces entrées massives d'armes de guerre au Cameroun jusqu'à la capitale Yaoundé n'ont rencontré aucun obstacle. On se pose même la question de savoir le rôle joué par nos forces de Défense et nos services de renseignements. Le Ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense Alain Edgard Mebe Ngo'o avait même effectué le déplacement à l'Est pour s'enquérir de la situation, mais cela n'a pas empêché ce que nous vivons aujourd’hui.

DANGER

Les militaires Centrafricains auraient vendu à vil prix des armes aux braqueurs Camerounais et même aux hommes en tenue. Dans la nuit du 15 avril 2013 un braquage qui s'est passé dans un domicile à Etoudi derrière la station Tradex a permis de comprendre le danger qui guette notre société. Les bandits étaient détenteurs de 03 armes à feu de marque kalachnikov. La présence même du Président Centrafricain déchu reste une inquiétude quand on sait que c'est d'abord un Général d'armées qui n'a pas encore jeté l'éponge et sait que ses militaires ne sont pas loin de lui.

Et entre temps si cette situation signalée ne serait pas prise au sérieux, c'est notre société, nos villes qui seront en perpétuel danger, attaques, braquages, règlement de compte et tout consort. Le Cameroun étant un pays de paix et concentré dans la réalisation de ses grands projets ne saurait être dérangé ou perturbé par des voisins qui ne nous rapportent rien sinon les entrées clandestines d'armes pour mettre nos populations dans la peur et la frayeur. Le Chef de l'Etat Paul Biya conscient de cette menace devrait interpeller les responsables de notre sécurité dont le rôle est d'éradiquer ce genre de phénomène.

© L'Epervier

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Date de dernière mise à jour : 25/04/2013