Insécurité: Les agressions dans les taxis gagnent en intensité

Une semaine ne passe plus sans qu’on ne signale des cas dans nos grandes cités.De retour des travaux champêtres, les malfrats n’ont eu aucune pitié pour dépouiller Juliette Kebe. Et de quelle manière?

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Cette dernière raconte qu’elle avait cru dans un premier temps à une blague lorsque l’un des brigands lui lance la question: «Madame, est-ce que vous savez que vous êtes entrain de vous faire agresser?». En fait, veuve de son état, la sexagénaire passe le clair de son temps entre les travaux champêtres et à s’occuper de ses 08 enfants. Mais ce jour, partie du lieu dit Awae village où est situé son champ, elle va rencontrer sur le chemin de la maison sise à Odza, des hommes sans foi ni loi. Compte tenu de l’âge des occupants du taxi qu’elle emprunte, elle ne fait pas grande attention. Mais c’est mal connaître les nouveaux «seigneurs» de la capitale politique du Cameroun qui ne lésinent sur aucun critère pour semer la désolation dans les familles.

Sans crier gare, les trois jeunes hommes dont l’âge varie entre 25 à 35 ans vont se jeter sur elle. Et le scénario dramatique ne s’arrête pas là: pendant qu’elle se fait agresser, il lui est intimé l’ordre de ne pas lever la tête. Au risque d’alerter les passants. Voilà comment la mémé subira un interrogatoire musclé, (digne de la Gestapo) imposé par les malfrats: «tu es mariée?, tu as combien d’enfants»? Tout y passe… Pour finir, les jeunes délinquants lui ordonnent de tout leur donner. Sans pitié, sous peine de mort. C’est alors que la pauvre femme apeurée et traumatisée leur remet son porte-monnaie.

Retenez votre souffle, avec rien que 300 FCFA dedans! Argent destiné à payer son transport retour après une dure journée de travaux champêtres. Dans la foulée, elle se verra aussi déposséder de ses deux téléphones portables. Seulement contre toutes attentes, les malfrats vont lui remettre l’un de ses portables, de même que la puce de l’autre appareil téléphonique. A la fin, les trois larrons vont abandonner la vieille femme dans un bosquet non loin du quartier «Barrière». Sûrement ayant marre des multiples supplications à eux adressées par la mémé. Heureusement, un bon samaritain traînant dans les parages va l’aider à retrouver son domicile familial. C’est dire si au-delà du cas de cette veuve, l’insécurité a décidément la peau dure dans les taxis de nos grandes métropoles. Et des exemples de ce genre sont enregistrés à la pelle dans nos commissariats.

© La Météo : Angélique Edoa

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