Insécurité à Mimboman: Kah Wallah en colère contre Paul Biya

Rendue dans ce quartier mercredi dernier, la Présidente de Cameroon People Party s’est engagée à soutenir la population dans sa lutte contre l’insécurité

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« Notre visite à Mimboman nous a encouragé et revitalisé. Nous étions face à des Camerounais profondément préoccupés par leur quartier, profondément préoccupés par leurs vies. Le Cpp a élaboré un plan pour travailler avec eux dans le moyen terme. Le Cpp va aider à nettoyer et à sécuriser leur quartier, aidé à obtenir ce qui leur revient de droit du gouvernement local et national, aidé à leur permettre de retrouver leur capacité à agir pour eux-mêmes », déclare Kah Wallah dans son communiqueé. Cet engagement émane du fait qu’après le passage Kah Wallah dans ce quartier, elle a échangé avec la population. Ces derniers ont égrainé le chapelet de problème dont fait face leur quartier. Notamment, l’absence de route, pas d’éclairage public, peu ou pas de présence policière, le manque d’eau et la broussaille sur les sentiers que les enfants empruntent pour aller à l’école.

Le Cameroon People Party se dit consterné par la situation d’autant plus que Mimboman n’est qu’un cas parmi tant d’autres. « Ma consternation est due au fait qu’il y’a des centaines de Mimboman au Cameroun. Heureusement, les meurtres horribles n’ont pas cours dans d’autres quartiers, mais il y’a des millions des camerounais vivants sans éclairage, sans route, sans service de base policière. Ils vivent dans l’insécurité, la peur de quitter leur maison dans la nuit, peur quand leurs enfants vont à l’école, obligés de faire face à la violence, des agressions, des viols et mêmes les meurtres de leurs proches.

Abandonnés » ajoute Kah Wallah. Dans la même lancée, la Cpp exprime sa colère contre le gouvernement qui n’arrive pas à fournir les plus basiques des services à la population. Egalement du manque de respect que le Chef de l’Etat à toujours démontrer envers la population camerounaise. « Quinze personnes ont été tuées pratiquement sous le nez du Président. Il a quitté le pays il y’a 48 heures pour une visite en France. Il n’a pas cru important de mentionner ces victimes et d’envoyer ne serait-ce que les condoléances à leurs familles endeuillées », renchérit Kah Wallah.

© Jeannette Eliane Tchamgoué | Correspondance

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Date de dernière mise à jour : 04/02/2013