Hommage: La dernière communication politique de Charles Ateba Eyene-La levée de corps est prévue demain à Yaoundé

Plus que 24 heures, jeudi 27 mars prochain, Charles Ateba Eyene, devrait commencer son dernier voyage. Spécialiste de la communication politique, promoteur de l’éthique, la voix de stentor de «Tara» s’est définitivement éteinte, vendredi 21 février 2014.

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La dernière apparition en public de professionnel de la communication et politicien authentique qui avait la maîtrise du verbe, le sens de la formule, commence jeudi à 10 heures, par la levée de corps à l’Hôpital général de Yaoundé. Tour à tour, le cortège funèbre s’ébranlera vers la ville de Mfou où résidaient le disparu et sa famille. Après l’installation de la dépouille à la paroisse Epc de la ville, le cortège fera une escale au domicile du défunt, pour quelques minutes de recueillement, avant de reprendre la route de Yaoundé où une veillée est prévue à la paroisse Marie Gocker. De 20 heures à l’aube, alterneront un culte, des lamentations, des animations diverses, des témoignages, des projections de documentaires sur la vie et l’œuvre de Charles Ateba Eyene.

L’on espère que la police réussira à contenir les foules qui s’empresseront à chacune des étapes, pour offrir des obsèques grandioses à Charles Ateba Eyene dont la disparition de la scène politique et du grand théâtre de la vie continue de faire gémir les âmes en peine. Le programme de vendredi prévoit le départ du cortège funèbre au village natal du défunt à Bikoka, par Lolodorf. Suivront un culte et une veillée. Samedi 29 mars, après la phase des cérémonies traditionnelles, le culte et les témoignages, ce sera à l’inhumation.

La pierre tombale qui se refermera sur le maître de la parole, à Bikoka, pourra-t-elle l’effacer définitivement des yeux de ses admirateurs ? Que non ! La passion pour la défense des nobles causes et son exigence qu’il a su nous communiquer, resteront éternelles. Le «baobab» quittera physiquement et définitivement la scène, mais ses écrits ont le mérite de constituer une mémoire historique à consigner dans les archives du Rdpc et celles de la nation toute entière.

© Souley ONOHIOLO | Le Messager

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