Figuil: Comment la société Roca Exploite ses employés

Les frasques de Pierre ROCAGLIA ne s'arrêtent pas seulement au pillage de la nature, même le social en souffre.

On ne cessera jamais de le décrier, le traitement de Rocaglia vis-à-vis de ses employés frise pour bon nombre d'observateurs à l'esclavage. Le manager de cette société, s'il ne détruit pas l'environnement, ce sont ses employés qui manifestement souffrent des traitements inhumains, infligés à ces hommes par Pierre ROCAGLIA. Tenez par exemple! Sur une centaine de personnes travaillant dans l'usine CHAUX ROCA à FIGUIL, un chiffre qui donne froid au dos, pendant que le gouvernement cri haut et fort pour la sécurité sociale et le dialogue entre les employés et les employeurs. Mais là-bas il se trouve que le message ne passe pas avec le Français.

Seuls 5 personnes sont reconnues permanentes par la CNPS. Les autres sont des tâcherons «on va faire comment, je suis ici ça fait bientôt 10 ans je ne connais pas mon statut au sein de la société, si je suis couvert où pas on travaille à la solde des tâches» nous confie l'un des travailleur ayant requis l'anonymat. Plus loin, certaines personnes sont assises à même le sol, proches de l'entrée de la société à la recherche de la pitance journalière «c'est comme cela tous les matins lorsqu'on se présente pour attendre s'il y a de quoi faire, on fait appel à nous, il nous paie à main levé.

Comme on n'est pas personnel de la société, nous ne pouvons demander le smic, je ne pense pas qu'il connait ce qu'on appelle le smic, même les 5 personnes qu'il a comme permanents, je ne pense pas qu'ils ont un salaire digne d’un cadre d’une vraie société comme la CIMENCAM ou la SODECOTON ou encore la CICAM» avoue un autre tâcheron. A l’intérieure de cette société c’est un esclavage à nul autre pareil. En voyant ces hommes sous un soleil accablant sans protections, pas des chaussures appropriées, pas de casque sur la tête, ni de gants.

Les mains nues fendent les billes de bois, à l'aide des haches, trempés de sueurs. D'aucuns travaillent torse nu et d'autres vêtus de tenues faites en lambeaux. Ces hommes travaillent à la chaine. Parmi eux, une équipe tire un tronc d’arbre avec un système poulie courroie lui permettant de soulever à plus de 10 mètres de hauteur pour introduire dans le four artisanal un tronc d’arbre. C’est ce qui fait tourner l’usine et qui fait fondre les calcaires pour obtenir un produit fini. C’est pourquoi il est obligé d’abattre ces arbres pour chauffer le four. Au vu de cette scène qui nous projette dans le feuilleton de KOUNTA KINTE, de l'époque coloniale l'on a l'impression qu'il ne manque plus qu'un maitre avec le fouet à la main pour contrôler les travaux.

Pour un travail d'Hercule comme celui-là «je suis obligé de venir souffrir comme ça sinon je vais manger quoi avec les enfants même si c'est dure et risquant, il y a pas autres choses à faire, au moins lui il va quand même me payer à la fin de la journée, je sais que c'est pas le montant fixé par l'Etat que les manœuvres devraient toucher à la fin d'une journée de travail, au lieu de 8 Heures de travail par jour, nous on va au-delà de 8 heures, on commence à 6heures pour terminer à 18 heures.

Souvent quand il reçoit beaucoup de commandes on est obligé de faire des heures supplémentaires qui ne sont pas payées». Les frasques de Pierre ROCAGLIA ne s'arrêtent pas seulement sur la destruction, pollution de la nature et les mauvaises conditions de travail que déplorent ses employés. Mais aussi entre SINGAI CELESTIN l'administrateur municipal de la ville de FIGUIL et lui, le torchon brûle pour un autre but.

Affaire à suivre

© Daniel Haman | Le Soir

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