Douala – Prison de New-Bell: Près d’une centaine de prisonniers en voie d’être libérés

« Pour l’instant, je ne peux pas vous donner le nombre exacte des prisonniers qui vont être libérés. Je sors d’une réunion et nous sommes en train de travailler sur la question. Je puis vous dire que si tout se passe bien, une cérémonie sera organisée mardi prochain. Au cours de laquelle beaucoup de prisonniers vont recouvrer leur liberté ».

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Le régisseur de la prison central de New-Bell Dieudonné Engonga sans être précis rassure tout de même sur l’imminence de cette cérémonie que beaucoup de prisonniers, en fin de séjour, attendent avec impatience. A en croire le patron de la prison de New-Bell, « nous sommes en train de travailler ardemment pour que tout se passe convenablement ». Au greffe de ce pénitencier, l’on s’affaire sur des dossiers et l’établissement des levées d’écrou. « Ce n’est pas facile. Nous pensons pouvoir y parvenir », confie-t-on au reporter. Dans les cellules, apprend le reporter, certains détenus qui savent qu’il ne s’agit plus que d’une question de temps sont enjolivés. « Je suis ravi de pouvoir enfin sortir d’ici et de refaire ma vie », confie souriant un détenu. Avant d’être condamné pour recel, ce dernier était vigile dans une entreprise de gardiennage de la ville de Douala.

« Je pense que j’ai véritablement tiré les leçons de mon acte », rassure-t-il. Depuis le 18 février 2014, date de signature du décret du chef de l’Etat portant commutation et remise de peines, les débats ici à la prison et même ailleurs vont dans tous les sens. Jusqu’à ce que le ministre de la Communication daigne trancher en rassurant entre autres que « les gens seront libérés sur toute l’étendue du territoire progressivement ». Sur les 24.000 personnes concernées par la mesure présidentielle, la prison de New-Bell en compte « plus d’une centaine » qui sortiront sous peu. Seulement 70% des 3022 détenus de ce pénitencier n’ont pas encore été jugés contrairement au nouveau code de procédure pénale.

Ce chiffre est contenu dans un rapport dressé par la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés (Cndhl) des différents lieux de détention et notamment de la prison centrale de Douala. Qui a été fait à la suite de la visite des lieux de détention du 22 au 24 janvier dernier. A en croire Me Balemaken, avocat au barreau du Cameroun et membre de la Cndhl, «construite pour accueillir 800 détenus, la prison centrale de Douala en compte 2952 détenus. Ce qui fait un ratio de 380% en terme de surpopulation», déplore-t-il. Ces détenus en attente de jugement sont pour la plupart emprisonnés pour des délits et non pour des crimes «alors que le principe, d’après le nouveau code de procédure pénal mentionne que le principe est la liberté et la détention est l’exception», relevait alors Me Balemaken.

Commentaires (1)

1. bass 07/03/2014

Liberez moi vite les enfants la.mais avant de les liberes rassurez vous kil vont trouves du travail.ke chacun d'eux sait faire kelke chose

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