CRIMES RITUELS DE MIMBOMAN : LA FRILOSITÉ GAGNE LES RANGS DES COMMANDITAIRES

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Les révélations des mis aux arrêts coincent des personnalités de la haute voltige sociale et les artistes camerounais de renom.

Les Camerounais sont angoissés à l’idée que chez nous, lorsqu’une enquête est ouverte, c’est pour classer le dossier.

C’est pour cette raison que, plus le temps passe, plus l’affaire des crimes rituels de Mimboman, menace d’être reléguée dans les tiroirs de l’oubli, d’autant plus que la mémoire collective est essentiellement oublieuse.

Dans l’opinion, l’on considère que les jeunes gens qui sont actuellement aux arrêts sont du menu fretin.

L’on croit donc dur comme fer que, les véritables commanditaires courent toujours à défaut d’être tapis dans l’ombre. Lors de notre précédente édition, il était question du modus operandi des tueurs déjà dans les filets de la police, même si nos sources précisent que, dans cette sale besogne, les commanditaires auraient fait recruter plus de 300 jeunes débrouillards et autres démunis «aux longs yeux » pour la livraison de l’or rouge (les organes humains), question d’avoir leurs pouvoirs et jouir de certaines positions de pouvoir. Il se dit également que, pendant que l’attention est polarisée sur le quartier Mimboman, les tueurs ourdissent des stratégies pour ouvrir d’autres foyers de dépeçage humain dans d’autres quartiers de la ville de Yaoundé ou encore à travers le pays.

Cette activité sinon lucrative du moins insolite profiterait à des personnalités les plus insoupçonnées et insoupçonnable de la république. On a coutume de dire qu’ «il n y’a pas de fumée sans feu». Cette sagesse populaire a toute son actualité dans l’affaire des crimes rituels de Mimboman car, depuis un certain temps, des noms d’artistes sont également cités à profusion dans des « affaires compliquées », constituant la courte échelle pour ce faire beaucoup argent et agrandir sa cote de popularité. Il n y’a pas très longtemps, un journal crédible de la place, avait dénoncé une artiste musicienne qui, de sources de la gendarmerie, avait été capturée avec ses comparses pour trafic d’organes humains (Deux fémurs et une colonne vertébrale), conduite dans une brigade de la place yaoundéenne pour les besoins d’enquêtes. Nos sources précisent que, les faits étant avérés, elle fut déférée au parquet. L’on ne sait par quelle alchimie, elle fut libérée.

Aujourd’hui, elle se la file belle en France et aurait même esté ledit journal en justice avec la complicité des ses conseils qui, dit-on, lui aurait exigé d’astronomiques sommes d’argent, histoire de «laver son honneur ternit ». Malgré le démenti dans son site, l’opinion a du mal à croire que l’autre artiste musicienne récemment citée dans une autre affaire du même tonneau, n’est pas aussi blanche que neige. Pourquoi son nom revient abondamment dans cette scabreuse affaire de trafic d’organes humains, qui auraient été retrouvés dans «son pain chargé». Une certaine opinion pense que, les oeuvres artistiques ne sont qu’un cache-sexe destiné à jeter de la poudre de perlimpinpin aux yeux des naïfs. A la vérité, nos sources croient savoir que, d’autres moyens sont utilisés pour se faire du beurre sur les épinards.

La « feymania », qui consistaient à fabriquer de l’argent ne « prend plus le dernier des mougous et à Mbeng la vie n’est pas aussi facile que ça » ; Même la prostitution est en perte de vitesse. Et puisqu’il faut paraitre, tous les stratagèmes son mis à contribution par les artistes et même les camerounais les plus anonymes pour venir « flasher » leurs compatriotes restés au pays, en leur faisant croire que de l’autre côté de l’Atlantique, c’est l’eldorado où il mène une vie de cocagne. Pourtant, il n’en est rien. Les enquêtes menées par les fins limiers de la police promettent en révélations renversantes et l’on ne perd rien à attendre, car bientôt des masques vont tomber. (A suivre)

© Le Soir : Fidel Castro Mouzong

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