Crimes rituels à Yaoundé: Un enfant sodomisé et désorbité à Mimboman

Le corps en état de décomposition d'un enfant a été découvert dans un bosquet de ce quartier le samedi 26 janvier dernier.

Ce quartier de la capitale politique de notre pays est-il maudit? Ou alors Mimboman est-il en passe de devenir le sanctuaire ou le pré- cimetière des jeunes- filles de Yaoundé et depuis samedi dernier, celui des enfants de cette ville? Un autre corps, rallongeant la liste de ceux découverts auparavant, a été découvert dans un bosquet.

Il était dans un état de décomposition avancé lorsqu’ il a été aperçu par des passants, attirés par la forte odeur qui se dégageait. Pierre Emmanuel de son nom était âgé de 8 ans et avait disparu du domicile familial d'Emombo, depuis quelques jours, a avoué sa mère, en larmes. Elle est arrivée sur les lieux peu après l’ébruitement de la nouvelle. C'est une Angèle, de son prénom, insoutenable face au cadavre de son fils. Pierre Emmanuel portait des tuméfactions et des ecchymoses preuves qu’il s’est longtemps débattu afin d'échapper à son ou ses ravisseurs probablement trop forts pour lui.

Yaoundé dans l'état de nature

Plus choquant encore, l'enfant de 8 ans prônait des traces de sévices sexuels. Il aurait selon toute vraisemblance été sodomisé avant d'être désorbité. Pierre Emmanuel ne disposait plus de ses deux yeux dont les globes avaient probablement été extraits et emportés par le ou les coupables. Ce crime digne de l'état de la nature vient rehausser le baromètre de la psychose et raviver la tension dans les quartiers de Yaoundé

. Le gouvernement par la voix de son Ministre de la Communication prend la chose au sérieux et annonçait un renforcement de la sécurité et une réactivation des services de renseignements. Il avait admis la thèse des crimes rituels longtemps après que d'innocentes compatriotes soient passées de vie à trépas dans des conditions ignobles. Issa Tchiroma et la presse écrite d’Etat avançaient, comme pour raviver une autre polémique et en totale contradiction avec la presse écrite privée, le chiffre de seulement 7 jeunes-filles tuées dans la capitale politique et une vingtaine de personnes déjà arrêtées dans le cadre de ce phénomène.

© JEAN ADOUL | Ouest Littoral

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