Crimes rituels: 24 présumés criminels sous les verrous

La nouvelle de l’arrestation des présumés auteurs des séries de meurtres rituels qui ont défrayé la chronique au quartier Mimboman (et ses environs) à Yaoundé, s’est répandue il y’a quelques jours, comme une traînée de poudre aux quatre coins de la cité-capitale, au grand bonheur des populations qui en avaient, presque perdu le sommeil. Mais avant-hier matin, aux premières heures du jour, les Yaoundéens ont une fois de plus été apeurés par des rumeurs faisant état de l’interpellation par les éléments de la brigade de gendarmerie de Nkoabang, dans un poste de contrôle routier, d’une dame portant un sac plein de têtes d’enfants.

Malgré le démenti formel du sous-préfet de la localité, et les précisions du commandant de brigade qui ont tous les deux parlé d’allégations mensongères, le spectre de la psychose a plané tout au long de ladite journée dans la ville. Ce ne serait pas exagéré de dire que c’est un climat généralisé de « Peur sur la capitale». C’est nous dit-on, la raison qui aurait provoqué la réaction du porte-parole du gouvernement Issa Bakary Tchiroma. En fait, selon nos sources, les pouvoirs publics auraient bien pu passer sous silence l’affaire de l’interpellation des criminels de Mimboman, pour ne pas renforcer le sentiment de frayeur parmi les populations, mais aussi et surtout en vue de ne pas troubler l’évolution de l’enquête.

Selon des témoignages concordants, c’est après une longue investigation menée par le commissaire Evina et les éléments du commissariat du 4ème arrondissement, appuyé par les gendarmes des brigades de recherches d’Emombo et de Nkolmesseng, que les forces de l’ordre et de sécurité seraient tombés sur 4 jeunes Camerounais parmi lesquels 3 hommes (dont la tranche d’âge varie entre 18 et 23 ans) et une demoiselle prénommée Martine-Virginie. A l’issue de l’exploitation des suspects qui seraient passés aux aveux complets, les dites forces auraient après des descentes, procédé à l’interpellation de 20 autres complices du gang, qui méditeraient déjà leur sort à la prison centrale de Yaoundé, dans l’attente d’un procès.

© Yves Junior Ngangue | Aurore Plus

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau