Crimes magico-rituels de Mimboman: De nouvelles révélations sur les commanditaires

Dos au mur, l'un des tueurs rompt le silence, non sans rappeler que les organes humains prélevés coûtent les yeux de la tête et font fatalement de nouveaux riches.

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L’affaire des crimes rituels de Mimboman continue de secouer la République. Après le passage aux aveux complets des bourreaux des jeunes filles à peine sorties de l'adolescence, la reconstitution des faits, prévue pour mardi dernier, a été renvoyée sine die à l'effet de préserver l'ordre social. En rappel, c'est dans la nuit du 20 au 21 janvier dernier que cinq suspects ont été interpellés par les techniques sophistiquées d'en-quête propres aux fins limiers de la Police. Bénéficiant encore de la présomption d'innocence, ces diables à la dimension humaine, sont passés aux aveux complets allant jusqu'à ressortir les noms des commanditaires et les méthodes utilisées pour écourter les vies de leurs victimes alors résignées. Il a filtré, selon des sources policières, que les acheteurs commandaient les yeux, les cils, la langue, les seins et les organes génitaux (sexe et testicules). Des mêmes sources, la partie la moins chère revenait à 200.000 FCFA. Ils sont nombreux les acheteurs, mais le plus en vue, un certain Yarikam, était dit-on, souvent visible dans un véhicule de marque Ray 4 vitres sombres.

De source également policière, c'est la localisation par GPS du téléphone de ce commerçant insolite se trouvant dans la ville de Garoua, plus précisément au quartier Yelwa, qui a expliqué le lancement de la traque. Ainsi, selon nos informations, la patrouille mixte police et gendarmerie en charge de la traque du suspect numéro 1 a pris la route du Nord Cameroun en fin janvier dernier et l'on attend toujours les fruits de cette traque, qui pourra encore livrer d'autres noms de commanditaires. De nos sources, selon Bertrand Ndeambou, 23 ans, le patron du réseau des trafiquants d'organes serait un homme d'affaires, qui posséderait deux somptueuses et cossues résidences à Bafoussam et au quartier Bastos à Yaoundé. Ce présumé commanditaire serait actuellement à l'étranger.

Il aurait déclaré que c'est au mois d’août 2012 qu'il aurait commencé à tuer et à mutiler les femmes dans la Région de l'Ouest Cameroun, avant de s'installer à Yaoundé où il aurait constitué son gang de tueurs à Mimboman. Il aurait également dénoncé deux hommes qui les finançaient pour la sale besogne. Selon nos sources, c'est à eux que «la drôle» de marchandise (corps entiers ou parties prélevées) était livrée. Il avouera avoir à son actif 8 jeunes filles tuées. Aussi, d'après nos informations, l'opération consistait à cibler les victimes dont l'âge oscillait entre 15 et 25 ans. Une fois au guidon de sa moto, un second client complice, s'improvisait et stoppait le même engin, pour la même destination et ce, en position de «bâcheur». C'est donc ce dernier qui «montait la garde» jusqu'au lieu où attendaient l'exécuteur et le boucher. Quelques coups de poignards suffisaient pour expédier au patres les victimes, ce après les avoir copieusement violées. L'amputation des organes pouvait alors commencer et le moto-taximan (transporteur) acheminait le corps dans la broussaille.

Gravité

Il faut également souligner que le phénomène des tueries de la gent féminine était déjà connu du côté de I’Ouest Cameroun en général et du Département de la Mifi en particulier. Dans cette partie du pays, cette barbarie avait pris de l'ampleur sous le regard sinon indifférent du moins impuissant des autorités et des forces de maintien de l'ordre, Il ne se passait donc pas de jour sans qu'un corps amputé ne soit retrouvé dans la broussaille. Par la suite, les tout-petits enfants sont devenus les victimes de ces misanthropes. Face à la gravité de la situation, un doigt accusateur a été pointé sur une secte qu'on disait venue du Nigeria voisin, et dont les gourous se repaîtraient du sang et de la chair humaine. Et comme tout fini par finir, tout autant que les diamants ne sont pas éternels, même s'il existe encore des poches de résistance, le réseau de ces trafiquants d'un autre genre a commencé à être démantelé par les forces de sécurité.

Les personnes les plus insoupçonnées ont été citées dans cette scabreuse affaire, notamment des artistes de renom qui se recruteraient dans la sphère du bikutsi et même du Makossa et, plus loin, dans la haute voltige sociale, histoire de se frayer un passage qui aboutit dans les cercles de décision. Le cas qui fait des vagues actuellement est celui du chef de la communauté Bapi de Yaoundé. Cet homme à qui l'on donnerait le bon Dieu sans confession, serait inlassablement cité dans ce trafic des organes humains. Sa position enviable parmi les siens suscite aujourd'hui des suspicions sur son bien-être.

Psychose

L'on sait de lui que, c'est lorsqu'il travaillait dans une entreprise européenne faisant dans le gravier qu'il a bâti sa fortune, d'abord comme conducteur puis par la force de ses poignets, est devenu propriétaire de camions et livreur de sable et de gravier, avant de s'inscrire dans le registre de la quincaillerie. A présent, il se raconte à hue et à dia de lui qu'il est riche comme Crésus, pendant que ses entreprises ne reflètent aucunement cette «béatitude» hautement suspecte. Tout de même, il se dit qu'il ferait dans des activités pas catholiques qui lui procureraient du pécule à tire larigot. Pour être précis, son neveu qui ferait équipe avec des trafiquants de «l'or rouge», et qui serait passé aux aveux complets en reconnaissant avoir été le bourreau de la dame massacrée à Bapi dont la famille serait aux arrêts de rigueur, aurait d'abord déclaré que son oncle serait le commanditaire, avant la rétractation face au menace de la famille, histoire d'éviter de mettre en difficulté la figure de proue du giron familial. «Il aurait finalement dit qu'il donnait plutôt l'argent de ce mauvais travail à son oncle à hauteur 750.000 FCFA», soutient mordicus une source digne de foi.

En tout état de cause, le chef de la communauté Bapi à Yaoundé devrait dans les jours à venir déférer à une convocation des autorités judiciaires, pour que cette affaire soit tirée au clair. En attendant que d'autres noms de commanditaires (et Dieu seul sait qu'ils sont nombreux sous nos latitudes) remontent en surface, les Camerounais ne savent plus à quel saint se vouer, d'autant plus que, de façon isolée, on enregistre d'autres victimes se recrutant parmi les hommes adultes. La psychose s'est donc emparée de la population malgré les fausses apparences. Affaire à suivre.

© Fidel Castro Mouzong | Le Soir

Commentaires (7)

1. Dippoko 25/02/2013

Ça alors ! Ils méritent tous une mort publique ces gens là !

2. MARCEL PIEBOJI PIEBOJI (site web) 25/02/2013

Ou vas la vie, comment un homme peu ôter la vie à son frère de sang froid, la crainte de DIEU se trouve ou, mais sachons qu'il y a un jugement dernier

3. info 25/02/2013

Mon Dieu comment nous allons faire pour notre sécurité dans ce pays tous les angles sont minés.J'ai peur ça serai très facile de les mettre juste en prison il méritent un châtiment dont le mot sévère serait faible.

4. FRANCIS 27/02/2013

j souhaite qu on les livre au peuple et ns on fera le reste à ces chevres qui ne merite pas de vivres.je propose qu on les fasse manger la chaire de leur victime tour a tour jusqu a la pendaison

5. Youth Soccer (site web) 27/02/2013

Faudra demanteler tout le reseau de ce traffic d'organes et ensuite rendre justice aux victimes et leur familles

6. FRANCKLIN 28/02/2013

ces gens là ne méritent même plus le souffle de vie. Qui sait c'est peut-être la fin du monde annoncé!!
Si on ne peut même plus envoyé nos enfants à l'école, ni même à la boutique derrière la maison de peur qu'ils soient enlevés!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

7. FRANCKLIN 28/02/2013

ces gens là ne méritent même plus le souffle de vie. Qui sait c'est peut-être la fin du monde annoncé!!
Si on ne peut même plus envoyé nos enfants à l'école, ni même à la boutique derrière la maison de peur qu'ils soient enlevés!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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