Cameroun - Vincent-Sosthène FOUDA écrit au Pape Francois: Voici la Lettre !

"Votre élection est pour les pays pauvre une source d’espérance. C’est cette espérance qui guide notre correspondance aujourd’hui.

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Dans le cadre de la lutte mondiale contre la corruption et en vertu de la Charte des Nations Unies qui consacre les principes universels des Droits de l’Homme, j’ai l’honneur et le devoir de vous interpeller.

" Dr Vincent-Sosthène FOUDA

2 rue Gutemberg 59370 Mons en Baroeul - France

Sos.fouda@gmail.com

Sua Santità Franciscus Città del Vaticano / Cité du Vatican ITALIE

Objet: Lutte contre la corruption au Cameroun Et Trafic des nourrissons

Très Humble Père, Votre élection est pour les pays pauvre une source d’espérance. C’est cette espérance qui guide notre correspondance aujourd’hui. Dans le cadre de la lutte mondiale contre la corruption et en vertu de la Charte des Nations Unies qui consacre les principes universels des Droits de l’Homme, j’ai l’honneur et le devoir de vous interpeller. Comme tout le monde le sait et, vous beaucoup plus Humble Père, combien ce fléau a été dévastateur pour bon nombre de pays dont les peuples ont été affamés et poussés à la révolte, entrainant des conflits sanglants.

Les exemples très récents des révolutions arabes, et avant, les émeutes de la faim, qui n’ont pas manqué d’éveiller toute la conscience de l’Humanité prouvent, si besoin est, toute l’étendue et la tragédie de ce terrible fléau qui risque encore d’endeuiller le monde si des mesures efficaces et urgentes ne sont pas entreprises. Toutes les femmes et tous les hommes qui mènent ce combat tant au sein d’organisations Etatiques ou non gouvernementales, connaissent combien l’aventure est longue, difficile, extrêmement périlleuse, très souvent le sacrifice de la vie lorsqu’il s’agit des corruptions d’Etats.

J’ai abordé les émeutes de la faim, les révolutions arabes, qui sont intéressantes à plus d’un titre car c’est les pays les moins corrompus qui se sont effondrés face aux révoltes, alors que le Cameroun classé depuis des années pays le plus corrompu au monde, et bien que soumis à des révoltes quasi permanentes depuis plus de 50 ans se donne l’image et l’exemple de bonne gouvernance et de démocratie. Je mène un combat depuis 7 ans contre l’injustice et contre cette corruption d’Etat, et je suis extrêmement frustré lorsque je prononce le mot Etat, car en réalité, on ne peut pas comparer une association de brigands et bandits de grands chemins à un Etat et ses institutions.

Je ne tiens nullement à encombrer votre travail avec tous les éléments de preuve amassés durant toutes ces années, je me limiterai seulement à quelques éléments de preuves qui ne manqueront pas de marquer l’esprit et qui relève de la plus haute trahison dirigée contre la jeune nation camerounaise. Le 14 juillet 1997, l’ancien Secrétaire Général de la Présidence de la République est interpellé à son domicile de Yaoundé. Il est accusé entre autre de détournement de fonds publics. Depuis cette date, il n’y a pas un jour où un des plus proches collaborateurs du Chef de l’Etat au pouvoir depuis 6 novembre 1982, n’est accusé de détournement.

Il n’y a pas un seul qui ait passé moins de 10 ans à son poste. Je n’ai pas cessé d’enseigner, de signer des pétitions, pour lutter contre le cumul des fonctions et des mandats, pour le renouvellement de la classe dirigeante du pays. Le pays est ruiné non seulement de sa jeunesse qui ne pense qu’à partir mais ceux qui nous gouvernement souffrent tous de la maladie de l’accumulation et de cleptomanie. A travers ce résumé succinct, c’est l’exemple vivant d’un homme au service de son peuple et de son pays le Cameroun qui met à nu le caractère violent, arrogant, traître, sanguinaire du régime camerounais dans sa politique manifeste et absolument délibérée de briser toute volonté s’inscrivant dans la construction et le développement de la jeune nation Camerounaise.

Très Humble Père, comment passer outre le trafic des nourrissons dans notre pays ? (cf. Correspondance à l’Archevêque métropolitain de Yaoundé du 8 février 2012). J’ai séjourné dans les prisons du Cameroun car ici, il est inhumain d’être humain. Cf. Correspondance du 1er mars 2012. Le 9 juillet 2013, j’ai été condamné à 4 mois de prison et à payer une somme de 127 800 F CFA. Accusé de tentative de déstabilisation de l’Etat et de mise à mal de la paix sociale, de participation à une manifestation non autorisée et d’attroupement, pour m’être engagé pour la justice auprès de la veuve et de l’orphelin.

Ce fait est très intéressant à signaler pour rappeler à tous ceux qui combattent ce fléau, de mesurer le chemin à parcourir et le prix à payer. Depuis 2000, avant même de renter dans l’arène face à la machine de la mort, j’avais parfaitement mesuré ce prix, et face aux terribles enjeux auxquels était confronté le Cameroun. J’ai toujours été prêt à tous les sacrifices et d’aller jusqu’au bout. Malgré toutes les violences et les tragédies vécues presque quotidiennement et qui réclamaient vengeance, je tiens à garder la tête froide car profondément convaincu que de telles pratiques n’ont pas d’issue et qu’un jour ou l’autre, ces suceurs de sang seront rattrapés par le temps et l’histoire et répondront de leurs crimes. Face à cette mort programmée, beaucoup de mes compatriotes y ont laissé leur vie, y compris vos confrères dans l’épiscopat et le sacerdoce, Mgr Yves Plumey (OMI) le 03 septembre 1991, Engelbert Mveng (SJ) assassiné le 22 avril 1995.

L’Abbé Appolinaire Claude Ndi assassiné le 21 avril 2001, l’Abbé Joseph Mbassi le 26 octobre 1988. D’autres fauchés à la fleur de l’âge par une armée en furie et aux ordres de la corruption et de l’incivisme. Notre pays est aujourd’hui une terre de suicide et de folie. Les jeunes camerounais sombrent dans la violence des armes, d’autres s’offrent aux requins des mers dans leur tentative d’exil vers les pays du nord voire dans les pays voisins comme le Gabon et la Guinée Equatoriale. Très peu survivent et ont le courage de demander justice. Humble Père le cri du pauvre est à votre fenêtre.

Très Humble Père, cet enfer dure depuis trop longtemps, temps de crimes, d’injustices, ponctués de cynisme. Je ne peux me résigner à ce devoir sacré de combattre jusqu’au-delà des limites humaines pour ne point faillir. Des traces indélébiles de mon sang et celui de mes enfants constituent des repères forts, plantés tout au long de ce périple, pour que celui-ci ne soit jamais travesti. Jamais il ne le sera, grâce au génie des hommes et l’avènement prodigieux d’internet. Comme ce message, en guise de testament de BENOIT XVI adressé à la conscience humaine, extrêmement éprouvé par la souffrance des peuples et la corruption.

Très Humble Père, jamais au grand jamais, un seul de mes concitoyens ne serait tenté par un tel périple sans avoir ressenti ces terribles et atroces souffrances, cette arrogance, ce mépris, ces étreintes mortelles qui cernent son destin. L’injustice sociale ici est tellement si évidente et si familière ! Elle est d’une constitution robuste, qu’elle paraît facilement naturelle à ceux mêmes qui en sont victimes. Ce témoignage qui s’inscrit dans la défense et la sauvegarde des valeurs universelles constitue un éclairage parfait à toute la communauté mondiale pour mieux comprendre la tragédie du peuple Camerounais.

Même lorsque la conscience collective faillit, il y a des combattants Très Humble Père, guidés par de profondes convictions. Ceux-là, soyez en rassuré, n’ont jamais forcés le destin pour provoquer des rendez-vous sacrés avec l’histoire. Votre pontificat, vous l’avez ouvert en vous tournant vers les pauvres de ce monde, la pauvreté est un crime contre l’humanité et les dirigeants camerounais depuis 31 ans ont condamné le peuple non plus à la pauvreté mais à la misère parfois avec la complicité de vos confrères dans l’épiscopat. Le Cameroun placé sous la protection de Marie Reine des Apôtres a accueilli vos deux derniers prédécesseurs, Jean Paul II 2 fois et Benoît XVI une fois.

En ouvrant le dossier du Cameroun, Humble Père ayez vivant en vous le visage de ces milliers d’opprimés par la seule et une volonté d’une minorité. Veuillez croire Très Humble Père en ma très haute considération./. PJ 1 Lettre à Mgr Tonyé Bakot Archevêque de Yaoundé le 8 février 2012 PJ 2 Lettre à Mgr Joseph Atanga Archevêque de Bertoua et Président de la Conférence des Evêques du Cameroun le 15 Août 2012 PJ 3 rapport sur le trafic de nourrissons et d’enfants au Cameroun PJ 4 Le trafic des organes humains au Cameroun le cas de Mimboman En la Fête de la Résurrection de notre Seigneur de l’An 2013 Dr Vincent-Sosthène FOUDA Socio-politologue Licencié en théologie

© Dr Vincent-Sosthène FOUDA | Correspondance

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