Cameroun : Une voleuse de bébé aux arrêts

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C’est un exploit réussi grâce à l’intervention des éléments du commissariat du 2ème arrondissement de Yaoundé à Mokolo. La voleuse, une jeune fille de 26 ans, disait vouloir garder le bébé pour elle.

Il est un peu plus de 19h30, au commissariat du 2ème arrondissement de Yaoundé vendredi 22 mars 2013, lorsque gare une voiture de police, ayant à son bord une forte équipe dudit commissariat et environ 5 civils. Dès le portail, ils sont accueillis par une foule venue elle aussi s’enquérir de la situation. Parmi les civils, on pouvait distinguer deux femmes particulièrement surveillées et huée par la foule. Il s’agit de Florence Sokeng, 26 ans et Joséphine Bouchang 42 ans. Elles sont suivies par une policière, qui tient dans ses bras un petit enfant. L’on apprendra qu’il s’agit d’un bébé de sexe masculin, tout juste âgé de 4 mois et demi. C’est lui, ce petit bout de chou, l’objet de tout ce grabuge. Il a été volé le matin du jour même, par Florence et gardé chez sa complice Joséphine.

Les faits se déroulent au quartier Tsinga Elobi à Yaoundé, au lieu dit, derrière l’hôtel des princes. Il est 09h ce vendredi matin, lorsque Florence, voisine et amie de la mère du bébé volé, ne cesse de rôder autour de la maison de sa victime. Profitant du départ du père du bébé et de la minute d’inattention de la mère qui a couché son bébé dans la chambre pour s’occuper de sa vaisselle, elle se rue dans la maison sans se faire remarquer et s’empare du bébé. Son forfait commis, elle se dirige tout droit vers le quartier Maetur Biteng, à des kilomètres du lieu où elle se trouve au moment de son vol.

Là, elle dépose le bébé chez son amie et complice Joséphine Bouchang avant de s’en aller. Plus tard, lorsque la mère constate la disparition de son enfant, elle alerte son mari et tous se déportent au commissariat de Mokolo pour signaler le crime. Les recherches débutent alors. D’abord, la piste des jeunes voisins de la mère de la victime est exploitée. Ces derniers disent avoir vu une jeune femme rôder autour de la maison, sans raison apparente, et ce depuis un peu plus d’une semaine. Après enquête, l’on se rend en fait compte qu’il s’agit de Florence, une ancienne résidente du quartier Tsinga Elobi, qui habiterait désormais le quartier Mbankolo. En effet, elle est revenue dans le quartier il y a deux semaines, et habitait le domicile familial, chez son père.

Auditions et aveux

Avec ce détail, la police se déporte au quartier Mbankolo et déniche la voleuse dans sa chambre, parée de nouveaux vêtements, pour ne certainement pas se faire remarquer. Exploitée, elle avouera son crime et conduira la police à Biteng, chez sa complice. Effectivement, elle y est avec le bébé, mais dit ne rien comprendre à la situation. Qu’elle est revenue de son travail ce soir-là, a trouvé sa porte cassée et sur le lit, ce beau rejeton. Pourquoi n’avoir pas appelé la police ? À cette question, Joséphine ne peut répondre. Pourtant, tout porte à croire qu’elles avaient bien préparé leur coup. Car, sur les lieux, Joséphine est en train de nourrir le bébé avec du lait de marque Nursie 1, mélangé dans un biberon neuf. Le tout acheté par elle-même. Un peu plus tôt, le bébé avait été langé et changé, pour arborer désormais les nouveaux vêtements que « sa nouvelle mère » lui avaient achetés.

De plus, après exploitation de son téléphone, les policiers ont découvert des messages de Florence à l’endroit d’un homme et de plusieurs autres personnes, dans lesquelles elle affirmait être enceinte, et presqu’à terme. Quelques sms plus loin, elle disait avoir déjà accouché d’un beau garçon et promettait de venir très prochainement leurs présenter le bébé. Interrogée par le Commissaire Aristide Ayissi Mbarga dudit commissariat, elle a littéralement répondu, « je voulais le bébé pour rentrer avec lui ». Elle n’en a pas dis davantage sur ses réelles intentions. alors que les voleuses étaient conduites dans leurs cellules pour la suite de leur audition, la jeune mère du bébé, âgée de 28 ans, est arrivée en pleur pour enfin serrer son bébé dans ses bras et lui donner le sein qu’il savourait, l’air satisfait. Ignorant qu’il y a à peine quelques heures, il courait un grave danger.

© Le Messager : Florette MANEDONG

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