Cameroun - Règlements de comptes à la Défense : Jean-Pierre Nsola exige la tête d’Edgard Alain Mebe Ngo’o

Le Contre-amiral Jean-Pierre Nsola, a été admis à la deuxième section du cadre des officiers militaires. Du fond de son bureau où il a été confiné depuis avril 2012, et où il navigue désormais en eaux troubles, il s’est découvert une passion pour l’écriture.

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Il en fait profiter au grand public par voie épistolaire, dont la teneur a abondamment été relayée par la presse nationale. Selon certaines indiscrétions, cette action qui découle d’un officier supérieur des forces de Défense, pourtant astreint au droit de réserve, ne serait pas innocente. elle aurait à dessein ainsi été mise à contribution pour fragiliser le ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense, Edgard alain abraham mebe Ngo’o. l’initiative serait partie du sommet de l’etat, qui reste curieusement silencieuse, si l’on en croit certaines indiscrétions. Le prétexte aurait été tout trouvé pour régler certains comptes latents, surtout au moment où des sources parlaient alors d’un probable aménagement gouvernemental dès le retour de Paul Biya au pays natal.

Profitant de ce que Jean- Pierre Nsola aurait eu maille à partir avec le ministre, on aurait décidé en haut lieu d’exacerber la tension entre les deux hommes en exhumant une affaire relativement récente qui les aurait intéressés. Il s’agirait ainsi, de mettre en exergue certains agissements équivoques d’Edgard Alain Abraham Mebe Ngo’o, notamment en mettant en lumière l’intérêt jugé immense qu’il porterait à la chose pécuniaire. Ainsi, certaines sources prétendent qu’en visite il y a quelque temps en Orient dans l’empire du Milieu, où Jean-Pierre Nsola était alors en poste en tant qu’attaché militaire à beijing, le ministre de la Défense aurait découvert une prévision jamais exécutée d’achat de matériels militaires dont les chiffres avancés sont assez conséquents 5 milliards de f Cfa.

Toujours est-il que cet argent aurait fait l’objet d’un deal entre les deux personnalités. Vrai ou faux ? Il semble que l’officier supérieur aurait d’abord été réticent à se prêter à cet exercice destiné à récupérer à leur compte le pactole. Mais, carriériste, le capitaine de vaisseau qu’il était encore, aurait accepté de se compromettre à condition, semble-t-il, que le membre du gouvernement lui assure une place de choix au pays, dans une administration militaire où il aurait une marge de manoeuvre conséquente, le commandement, et pignon sur rue. On parle notamment de l’état-major de la Marine, où trône le Contre -amiral Jean Mendoua, de l’état-major particulier du président de la République dont le poste est resté longtemps vacant, malgré l’intérim assuré alors par le colonel Emmanuel Amougou, officier de l’armée de l’Air récemment doublement promu comme titulaire du poste et général de brigade. Le deal n’a visiblement pas été respecté.

Edgard Alain Abraham Mebe Ngo’o n’aura manifestement pas rempli sa part de contrat et aurait alors accablé Jean Pierre Nsola devant le chef de l’Etat. L’officier aurait été alors présenté au Président de la République comme un renégat qui refuse de rejoindre son poste. D’où ces effluves nauséabondes qui sourdent des correspondances distillées dans l’opinion et à l’intention du grand public par l’officier général qui n’a pas trouvé utile de faire contre mauvaise fortune bon coeur. Depuis son séjour en europe où il s’oxygénait après avoir mis en place le Sénat, prolongé le mandat des députés à l’Assemblée nationale, et présidé à la parade civile et militaire à l’occasion du 41ème anniversaire de la célébration de l’avènement de l’Etat unitaire, Paul Biya aurait reçu les échos de cette sortie épistolaire de l’officier général, non sans grande gêne.

Le ministre-délégué à la Présidence chargé de la Défense et l’officier général sont considérés par certains comme étant les fils du chef de l’etat. Mais d’autres,incrédules et dubitatifs, estiment que rien de la sorte ne peut se décider que si « Hp » (Haute personnalité), c’est-à dire le Chef de l’etat, ait donné, indirectement, son onction ou sa caution. Il semble en effet que des coups bas pareils sont légion au sein de l’appareil de l’etat, quand il s’agit de mettre en difficulté une personnalité très en vue. Selon certaines autres indiscrétions y afférentes, on apprend que Rémy Zé Meka devrait ses malheurs aux deux hommes aujourd’hui en désaccord qui s’étaient mis en quatre pour le « descendre ». L’ancien ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense est comme son successeur Edgard Abraham Alain Mebe Ngo’o, originaire de l’arrondissement de Zoétélé.

Actuellement reconverti à l’agriculture, celui qui a été affublé du pseudonyme « Bad boy » semble avoir retrouvé sa grâce auprès de Paul Biya après sa mise en réserve des affaires de la République et après avoir vertigineusement dégringolé dans l’estime du chef de l’etat. Il aurait fait les frais d’une connexion qui aurait eu à la mannette, Edgard Alain Abraham Mebe Ngo’o alors Délégué général à la Sûreté nationale, et Jean-Pierre Nsola dont la sortie épistolaire semble avoir eu au sein de la «Grande muette », l’effet d’un pétard mouillé, après avoir étonné la troupe et les autres chefs militaires.

© Source: : Le courier

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