Cameroun - Procès: Razel au tribunal pour homicide

La société de travaux publics est accusée d'avoir occasionné la mort de Marie Joseph Chantal Voisin, l'épouse du Pr Albert Same Ekobo.

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La société Razel est accusée d'homicide involontaire, selon le conseil de la défense. Il est reproché à la société de travaux Publics de n'avoir pas implanté des panneaux de signalisation aux abords des lieux de l'accident qui a causé la mort de l'épouse du Pr Same Ekobo. Les faits remontent au 20 août 2010. Ce jour-là, un camion tracteur, attelé d'une remorque, conduit par David Ndjamba, percute l'arrière d'un véhicule appartenant au Pr Albert Same Ekobo et ayant à son bord son épouse, Marie Joseph Chantal Voisin, conduit par son chauffeur Denis Charles Bengono Omgba.

Le véhicule de Same Ekobo percute à son tour un véhicule conduit par Luc Badiang et roulant dans le même sens. La voiture du professeur est trainée dans la broussaille par le camion. Le choc a lieu sur la nationale n°3 au pont Ngwei à près de cinq kilomètres de la localité de Pouma. L'épouse du professeur y trouve la mort. On enregistre également trois blessés parmi lesquels Albert Same Ekobo, Denis Charles Bengono Omgba et Mohamed Salame. L'affaire opposant Denis Charles Bengono Omgba et Luc Badiang à David Ndjamba a été renvoyée au 22 octobre 2013, pour comparution du préposé de la société des travaux publics Razel, Dieudonné Eric Djodjol.

En effet, au cours de l'audience du 24 septembre 2013 au Tribunal de première instance (Tpi) d'Edéa, le chef de la sécurité de Razel, au moment des faits, n'était pas présent. Une absence qui empêche l'ouverture des plaidoiries depuis le début du procès le 22 octobre 2010. Me Nana, l'un des conseils de l'accusation, a sollicité un autre renvoi. «Un renvoi d'un mois permettra aux avocats de la société Razel de consulter leur préposé»,a expliqué le procureur de la République. Il a par ailleurs averti les conseils de l'accusation que le procès allait suivre son train avec ou sans la présence de Dieudonné Eric Djodjol. Ce qui a poussé le président du Tribunal à un renvoi ferme. «Nous voulons que la responsabilité de la société Razel soit établie», a lancé Me Lembe, l'un des conseils de la défense.

© Josiane Kouagheu (Stagiaire) | Le Jour

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