Cameroun : Papillon en garde à vue pour escroquerie

Il est reproché au chanteur les faits d’escroquerie, de complicité d’escroquerie et d’usurpation de titre. De source policière, Papillon s’est fait passer pour un commissaire de police dans une affaire impliquant un présumé Malien dénommé Diallo, et un ressortissant tchadien actif dans le domaine du fret terrestre.

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La victime. D’après des informations de la police, Diallo, voisin de Papillon au quartier Makèpè, est entré en contact avec la victime il y a quelques mois. Il se faisait passer pour le fils d’un haut responsable de l’Organisation des Nations unies, et a fait miroiter au Tchadien qu’il pouvait lui faire intégrer à l’Onu grâce aux appuis de son « père ». A certaines conditions (financières) toutefois. A la mi-avril, l’affaire est amorcée.

Après plusieurs versements, l’achat du « poste » onusien se chiffre à 23 millions de francs. Sauf qu’après, Diallo disparaît. Le 20 mai dernier, le Tchadien lui tombe dessus au quartier Makèpè. Tout de suite, il veut le traîner à la police. Diallo ne fait pas de difficulté, et propose même d’appeler le commissaire. Papillon entre alors en scène, dans le rôle du « commissaire Pape » de Bonamoussadi.

L’artiste les retrouve et propose un arrangement à l’amiable chez lui, et non au « bureau ». Le trio s’y rend. Papillon aurait alors promis au Tchadien de manœuvrer en sa faveur en touchant deux mots de l’affaire au procureur de la République. Sur-le-champ, il feint d’appeler ledit procureur… Pour qui il demande 500 mille francs, ainsi qu’un remboursement de ses frais de communication. 50 mille F. Les choses s’accélèrent mercredi dernier.

Le Tchadien, n’ayant rien vu venir, a lui-même décidé de saisir le procureur. De fil en aiguille, des éléments antigang de la PJ finissent par mettre la main sur l’artiste. CT a joint Papillon deux fois hier au téléphone. L’artiste a déclaré être chez lui et a, à chaque fois, raccroché au nez du reporter, sans lui laisser la possibilité de poser la moindre question. Rendu à la PJ de Bonanjo hier en fin de journée, CT a appris de source autorisée que le chanteur y était bel et bien détenu. Il pourrait être déféré ce mardi 28 mai. Diallo, lui, est en fuite

© Cameroon Tribune : Alliance NYOBIA

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