Cameroun - Opérations Epervier: Marafa H. Yaya et Iya Mohammed réduits à néant !

Longtemps caciques du régime de Yaoundé, les deux façonnés du septentrion auraient nourris des ambitions successorales d'Ahidjo mais se sont heurtés à la répression d'un pouvoir d'Etat inégalable.

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Les connections internationales d'avec Bolloré, Turpin et Sarkozy ont poussé Marafa Hamidou Yaya dans un degré de confiance aveugle. Un observateur averti de la politique au Cameroun voyait l'ancien Ministre de l'Administration Territoriale et de la Décentralisation dans un élan de royauté au crépuscule de son séjour au gouvernement. Marafa Hamidou Yaya entre 2004 et 2011 représentait une élite d'une génération sûre et forte de l'après Paul Biya sans que personne ne maitrise véritablement ses origines. Certains ont fait vite de voir en lui le successeur de Paul Biya. Bello Bouba Maïgari méritait encore mieux cette étiquette au regard sa proximité avec le feu Président Ahmadou Ahidjo.

C'est certainement selon les observateurs, l'une des raisons fondamentales qui justifie son maintien dans le gouvernement malgré le fait qu'il soit un ancien Premier Ministre de 1982-1983. D'autres indiscrétions présentent Marafa Hamidou Yaya comme un héritier légitime d'Aujoulat, pourfendeur de l'homosexualité dans l'époque coloniale, un bouclier fort des relations entre Marafa et la France. Turpin de l'Africa Security, Bolloré et. Sarkozy ancien Chef de l'Etat Français se partageaient déjà le Cameroun à l'ère Marafa. Mais les dieux n'assimilaient pas ce projet sanglant dans un pays encré d'ans la paix depuis un demi-siècle.

L'Etat et son appareil répressif vont se charger de lui après son éviction du gouvernement en Décembre 2011. Une affaire scabreuse de l'achat d'un jet privé en faveur du Chef de l'Etat va le détruire et le jeter en prison en compagnie de celui qui était prévu devenir son Premier Ministre, Yves Michel Fotso. Incarcéré dans les cellules spéciales du Sed, ses lettres révolutionnaires et époustouflantes n'ont été qu'un feu de paille. Comme pour dire que l'Etat reste fort et imparable.

Tout comme son frère du Nord Iya Mohamed dont la fameuse affaire de la Fécafoot a fait couler beaucoup d'encres et salives au sein de la société camerounaise. Dans sa réserve, observant rationnellement et dignement les affaires du pays, Paul Biya face à l'affaire Iya Mohamed était traité de tous les noms d'oiseaux. Pour la première fois dans l'histoire du Cameroun que le peuple se soulève contre un seul homme incarnant les origines douteuses. Iya Mohammed Sangaré serait un nigérian de Calabar qui a satanisé le football camerounais pendant plus de 15 ans.

A cause de ses ambitions brusques de s'accaparer du football africain après Issa Hayatou, Iya Mohammed Sangaré dans sa ruse intelligente aurait hypocritement noué les relations d'intérêts avec le pouvoir dans le seul but de se protéger et empoisonner notre sport roi. Sa cible principale était les Ministres en charge du sport au Cameroun dont certains n'oublieront pas de si vite les obscurs souvenirs à l'instar d'Augustine; Thierry Edjoa., Michel Zoa, Bidoung Mkpatt et dans une moindre mesure Adoum Garoua.

«Qui vit haït de tous, ne saurait longtemps vivre» pense Corneille. Amorti dans sa cellule du quartier 13 bis de la prison centrale de Kondengui, Iya Mohamed Sangaré est le prototype d'une poule mouillée dont les poussins morts au cours d'une pluie torrentielle ne lui réservent que de souvenirs d'une ponte difficile. Un mariage carcéral avec Marlène Emvoutou, sa concurrente lui permettrait certainement de laisser passer facilement les périodes dures d'un Kondengui ensoleillé et douloureux. Nous y reviendrons.

© GSA | L'Epervier

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