Cameroun - Musique - Coco Argentée: "Il n’y a pas de propos obscènes dans FALLAIT PAS."

Rencontrée dans la capitale alors qu’elle peaufine les préparatifs de ses nombreux spectacles en vue notamment celui de ce jeudi 15 mai au CARROSSEL Club, la Go des Ways nous a tout de même accordé un entretien.

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Son dernier tube en date, FALLAIT PAS, extrait de son deuxième album TRESOR ne cesse alors de faire parler de lui. Coco Argentée s’y prononce. E-Mail Imprimer Réagir Bookmark and Share Coco Argentee Photo: © Coco A. Rencontrée dans la capitale alors qu’elle peaufine les préparatifs de ses nombreux spectacles en vue notamment celui de ce jeudi 15 mai au CARROSSEL Club, la Go des Ways nous a tout de même accordé un entretien. Son dernier tube en date, FALLAIT PAS, extrait de son deuxième album TRESOR ne cesse alors de faire parler de lui. Coco Argentée s’y prononce.

Bonjour Coco, déjà comment jugez-vous l’expansion de votre nouvel album TRESOR ?

Pour commencer, je pense que le travail qui a été fait en studio, et validé par toute la grande équipe qui m’accompagne soucieuse du goût du public et de l’évolution de ma carrière, témoigne du sérieux qui y a été mis. Ceci dit, je pense que le public a très bien accueilli ce nouveau projet que nous venons lui proposer, et je suis d’autant plus fière qu’il le consomme dans son intégralité, parce qu’il faut le souligner ici, nous avions en tête de donner le maximum, conscients du fait que le premier album avait essayé de me propulser à un certain niveau, alors il fallait faire mieux et aller plus loin. C’est ce qui explique que l’on soit parti d’un simple succès de deux titres (Dans la tanière et Kamer) du précédent album pour véritablement asseoir ce que vous avez devant-vous aujourd’hui.

Justement, puisque vous évoquez l’album NOSTALGIE, dont on sait vous a permis de faire le tour du monde ; en sortant TRESOR il y a encore quelques jours, éprouviez-vous une certaine crainte quant à la réaction du public ?

On ne va peut-être pas parler de peur, mais dire plutôt que nous étions sensibles à la température qui prévalait, d’où ce que je vous disais tantôt. On se devait de beaucoup travailler afin de servir quelque chose de plus grand. Pas juste présenter deux tubes, mais faire l’essentiel afin que tous les titres soient de qualité et susceptibles d’occuper les hits parades. C’est ce qui a été fait, déjà au niveau des compositions que vous remarquerez très variées, notamment la collaboration avec André Marie Talla avec Bikut-Skin (un mélange du bikutsi et du Ben Skin), il y a également de la Rumba congolaise, du zouk aussi, donc pour vous dire que c’est un travail de fond que nous avions mené. Reste à présent au grand public d’apporter ses critiques, mais jusqu’ici c’est avec beaucoup de plaisir que nous constatons l’accueil réservé à TRESOR, mais nous lui conseillons d’écouter toutes les dix chansons qui sont aussi belles les unes comme les autres.

L’album à peine sorti, qu’il est joué un peu partout…

Justement, nous avions pensé une stratégie, notamment une sortie officielle de l’album au cours d’une soirée de présentation qui a eu un écho favorable auprès des médias au regard du sérieux dans son organisation, et nous continuons avec des spectacles pour permettre au public de consommer en live ledit album et d’en déceler la qualité… Permettez que je vous coupe. On est plus tenté de dire que c’est le titre FALLAIT PAS qui crée le buzz et fait connaitre ce nouveau projet. Mais cela ne va sans critiques, bien qu’il soit fortement diffusé…

Que répondez-vous aux critiques faites au titre FALLAIT PAS ?

Disons que j’ai suivi beaucoup de rumeurs qui ne sont pas pour moi importantes, dans la mesure où je chante en ma langue et en français. Et toutes les paroles en français sont très bien comprises par les camerounais. Ecoutez, s’il y a un mot qui choque dans la chanson, dites-le moi parce que je ne comprends vraiment pas ce qui y est obscène…

Disons: «J’ai envie de…»

Justement, ce n’est qu’une expression française. Vous pouvez avoir envie de faire ce que vous voulez. Maintenant, l’artiste a cette particularité qui vise à titiller le public mais ne doit pas tomber dans la vulgarité. Vous êtes journaliste, ressortez-moi un seul propos obscène de cette chanson et débattons. Il faut savoir jouer avec des mots, mais sans toute fois choquer. Et puis beaucoup jugent sans même écouter. Tout part de l’histoire que je raconte dans la chanson. C’est un homme qui désirait tellement une femme au point de l’étouffer avec des cadeaux (maisons, voitures, etc.). Mais une fois qu’il a mis cette dernière chez lui, il ne s’en occupe plus, bref il ne rempli pas son devoir conjugal. Alors elle est perturbée et se morfond. Alors elle se demande pourquoi il faisait tout cela, s’il ne pouvait s’occuper d’elle. Cela remet au grand jour le débat sur « l’opulence ne fait pas toujours le bonheur ». Il ne suffit pas seulement d’offrir à la femme (ou à l’homme) tous les cadeaux du monde, il y a d’autres aspects qui sont à observer. C’est dans cet esprit qu’est orienté le titre.

Merci pour votre disponibilité.

Merci à vous de vous intéressez à ma modeste personne.

J’espère que vous écouterez l’album dans son intégralité.

 

© Daniel NGOH | Cameroon-Info.Net

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