Cameroun - Makak: Les adjoints du commissaire et du sous-préfet terrorisent les populations

En véritables dictateurs, ces deux personnages de l'administration Camerounaise utilisent leur pouvoir dans la corruption à travers armes et cellules pour la démonstration de leur puissance.

Ce comportement on ne peut plus animal qui trame dans la boue deux hauts placés de l'arrondissement de Makak dans le Nyong-et-kéllé, est une façon de faire d'un bon nombre de fonctionnaires détenteur de l'autorité de l'Etat, appelé à servir la nation dans les coins reculés du pays. D'où cette appellation de chef de terre attribuée aux sous-préfets et petits dieux pour les hommes en tenue en zone reculée. Mais, au lieu de faire le travail pour lequel ils sont rémunérés chaque fin de mois, ils agissent plutôt en négriers des temps modernes. Ngweth Jacques Abel, c'est l'Officier de Police 2ème grade, par ailleurs adjoint du commissaire de la ville de Makak. Ce fonctionnaire de la sureté nationale est devenu tristement célèbre à Makak à cause de son imposture caractérisée. Certaine informations recueillies à bonne source nous laissent croire que, ce mange mil est déjà en retraite. Mais, a bénéficié d'une rallonge de deux ans de la part du Chef de l'Etat.

Encore appelé Koffi gombo à cause de son amour effréné pour le FCFA, l'Officier 2ème grade Ngweth Jacques Abel est jugé de «catastrophe» dans la sûreté nationale par les citoyens de sa zone de compétence. Il ne se lasse pas, malgré les multiples lamentations des populations de son mal habituel qu'est le chantage et la corruption. A cela, une plainte pour abus de fonction, torture, séquestration est déposée contre lui aux services spécialisés de la Délégation Générale de la Sureté Nationale à Yaoundé en date du 05 Avril 2013 par le nommé Ndebi Philippe Néri: voici les faits. Il s'agit d'une affaire de litige foncier opposant la famille Mbom Alfonse vivant en Europe (le sponsor de la mafia. L'homme qui induit les adjoints du sous-préfet et du commissaire en erreur par les pots de vin qui coulent à flot) et Ndebi Philippe Neri.

En effet, le 7 Avril 2006, la section correctionnelle du Tribunal de Première Instance d'Eséka statuant dans la dite cause a rendu un jugement N°402/COR aux termes duquel il a déclaré le prévenu Ndebi Philippe Neri non coupable de troubles de jouissance, Vol et menaces simple. L'a relaxé de ces chefs pour délits non constitués. En appel, qu'en l'absence de tout autre témoignages recueilli tendant à attribuer à dame Ngo Nyom la propriété d'aucun plan ou autre culture sur les lieux litigieux; il y a lieu d'infirmer le jugement entrepris et de statuer à nouveau. Et le 10 Mars 2008, après une descente sur le terrain, bien évidemment au village Bomkock, conduite par les magistrats Nkoumou Tsala Gilbert: Président, Madame Eloundou Virginie: vice-présidente de la cour d'Appel du Centre; Ekotto Zeh Jean Claude: vice-président membre, Bouloumeke Nkoume: Avocat Général, représentant le Ministère Public; assiste de Maitre Ngoune Raymond-Fréderic, Greffier; la cour d'Appel du Centre a déclaré à nouveau non coupable Ndebi Philippe Neri. Mais, l'officier 2ème grade Ngweth Jacques Abel ne le comprend pas de cette oreille.

Après avoir empoché une forte somme d'argent de la famille des adversaires de Ndebi, le 28 Mars 2012, il le met arbitraire¬ment en cellule ainsi que son épouse et le conduit à la prison d'Eséka où il passe un mois. On l'accusait faussement de rébellion. Comme si cela ne suffisait pas, le 24 Janvier 2013, le même officier remet en cellule Ndebi Philippe où il fait quatre jours de détention dans une torture exacerbée ayant pour objectif de l'éliminer physiquement pour que ses adversaires s'accaparent par force, de la parcelle de terrain querellée. Pour l'heure, Ndebi Philippe Néri est en fuite, de peur de se faire abattre par l'arme de service de l'adjoint au commissaire de la ville de Makak pour des raisons qu'il ignore.

KLEPTOMANE

L'Adjoint d'arrondissement de Makak, en gestionnaire indélicat, cet élément du Ministre René Emmanuel Sadi, dans la ville de Makak, règne en véritable kleptomane. Sur place, lorsqu'on lui dit bonjour, lors d'une réception dans son bureau, il ne manque pas de vous demander ce que vous lui avez gardé. Ce qui veut dire que, tous ses services sont payants. Pour cette histoire de litige foncier dont il est question ici, comme son ami de vin de palme l'officier Ngweth, il est aussi trempé dans le gombo jusqu’au cou. L'homme qui arrose les adjoints du sous-préfet et du commissaire de Makak de grosses sommes d'argent pour plomber la procédure s'appelle Mbom Alphonse.

C'est un citoyen Camerounais vivant en Europe et probablement recherché par la justice. Il aurait vendu frauduleusement le Caterpillar de son partenaire M. Ketty résident à l'époque à Nkolndongo Yaoundé de regretté mémoire et s'est expatrié pour échapper aux poursuites judiciaires. C'est son argent qui fait perdre les pédales aux adjoints du sous-préfet et du commissaire de Makak. A cause de ces deux personnages ombrageux, certains natifs de cet arrondissement sont en train de fuir leur village. C'est le cas de ce père de famille, Ndebi Philippe qui quitte son territoire, laissant ses concessions, ses plantations, son épouse et ses enfants, ne supportant plus la torture et les menaces de mort. Affaire à suivre.

© Elie Baho | Le Soir

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau