Cameroun - Kondengui: Les crimes rituels de Mimboman portés à l’écran

Le film du réalisateur camerounais William Seugnou qui a été projeté, dimanche 25 août 2013 revient sur les événements macabres qui ont bouleversé le train-train quotidien de ce quartier de Yaoundé pendant plus de deux mois. 2h.

C’est la durée du long métrage intitulé «Crimes rituels : le massacre de Mimboman » que William Seugnou a présenté au public de Yaoundé dimanche dernier au complexe culturel Al-Pachenko de Kondengui en présence de quelques responsables du ministère des Arts et de la culture (Minac), de ses amis réalisateurs qui ont tenu à venir le soutenir. Le film que les spectateurs ont trouvé captivant, montre à quel point les hommes sont prêts à tout pour de l’argent. C’est en substance un tableau sombre de la bêtise humaine marquée par la recherche effrénée du gain facile et des raccourcis que certains empruntent pour atteindre la gloire.

Un acte odieux que les acteurs tels Serge Sawa dans le rôle du « chat », Anaïs Ndo, Patrick Ngack tenant le rôle du « Boss » ont su parfaitement incarner à travers le thème central « Pour l’argent, ils utilisent les hommes comme du bétail ». « Le film a été un succès, si bien qu’on en redemande. C’est un jeune Camerounais qui montre que le cinéma camerounais, bien qu’il ait connu de petits problèmes n’est pas encore mort. Il faut user de beaucoup de tact pour arriver à produire un tel film car on croirait vivre la réalité lorsqu’on voit des corps qui on été mutilés de cette façon-là.

On se croirait en train de regarder un film de science- fiction à TF1 où à Syfy », confie un spectateur qui dit avoir tiré plusieurs enseignements de cette projection. Pour Blandine M., autre spectatrice, c’est le fait de voir comment les hommes se servent de petites glacières qui leur permettent de conserver les parties du corps humain commandées sans éveiller le moindre soupçon, qui a été le plus intriguant. Mais encore, « j’ai été déçu de voir qu’aujourd’hui, même les femmes se lient à cette activité car elles sont celles-là qui déterminent le bon du mauvais produit », regrette-t-elle.

Ce d’autant plus que ce film a été inspiré d’un fait d’actualité, William Seugnou espère à travers ce long métrage, avoir conquis la sensibilité de tous les cinéphiles qui ont fait le déplacement et même des Camerounais dans l’ensemble. Car « ce phénomène certes, ne se vit plus pour le moment dans la capitale mais tel n’est pas le cas ailleurs lorsqu’on sait que dans la région de l’Ouest du Cameroun, on enregistre déjà un bon nombre de sexagénaires dont les corps on été mutilés et abandonnés à l’air libre».

Bref, en attendant que tous ces criminels soient arrêtés et mis derrière les barreaux, « nous devons éviter de nous retrouver au mauvais endroit au mauvais moment pour ne pas subir le même sort que nos frères et sœurs qui ont été décapités par ces malfrats laissant ainsi plusieurs parents dans la peine et la détresse », conseille le réalisateur.

© Nadia NZHIE (stagiaire) | Le Messager

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