Cameroun - Insécurité: Les français paniquent à Yaoundé

Depuis deux jours, un dispositif sécuritaire a été installé au Lycée Fustel de Coulanges. Il est un peu plus de 15h30 ce mardi 25 mars 2014 au niveau de l'hôtel de ville à Yaoundé.

Fustel

Il y a moins d'embouteillages que d'habitude sur cet axe. Visiblement, tout est calme. Deux éléments de la police sont postés devant l'entrée principale du lycée de Fustel de Coulanges. Ils font des va et vient. Armes à la main, ils regardent avec beaucoup d'attention les mouvements qui s'opèrent aux alentours de cet établissement français. Vêtus de tenues camouflées noires, les deux éléments de police sont équipés de gilets pare-balle et de bonnets noirs, ils ne laissent aucun véhicule garer autour de l'établissement. On comprend vite qu'ils sont équipés pour un assaut ou pour une intervention. Les deux hommes semblent être bien sérieux dans ce qu'ils font. Selon une source sécuritaire, des agents du renseignement seraient infiltrés sur le campus dudit lycée. Les riverains n'y comprennent pas grands choses.

«Depuis deux jours, nous sommes surpris qu'il n'y a plus d'embouteillage ici», lance une commerçante qui se trouve dans les environs. Les élèves sortent par petits groupes, aussitôt entrent dans les véhicules qui les attendent hors de la barrière. Habituellement des grosses cylindrées estampillées chefs de missions diplomatiques. Il n'y a plus de conversations d'au revoir. A peine effleurent-ils le portail, qu'ils sont directement entraînés par des Parents. Selon une source bien informée, le dispositif sécuritaire a été renforcé au sein du Lycée Fustel depuis deux jours. «Les élèves ne savent rien et d'ailleurs c'est la meilleure attitude pour ne pas éveiller leurs soupçons», indique notre source. Qui révèle que l'ordre serait venu de l'ambassade de France. Une sorte d'alerte à la vigilance.

L'informateur fait référence à la menace de la secte islamiste nigériane Boko Haram qui a déjà enlevé des ressortissants de la France dans l'Extrême-Nord du Cameroun. Une source policière fait savoir que cette secte aurait eu le renfort des adeptes venus du Niger et du Soudan. Les agents du renseignement camerounais craignent que les membres de Boko Haram puissent commettre des exactions sur les intérêts français. Les forces de l'ordre sont mobilisées pour une éventuelle répression. Les mesures de sécurité ont été également prises sur toutes les autres structures françaises de la ville.

© Viviane BAHOKEN (STAGIAIRE) | Mutations

Commentaires (1)

1. pap! 30/03/2014

des conneries!

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