Cameroun - Incidents Hôtel Meurice et Aéroport de Yaoundé Nsimalen: La grosse colère de Paul Biya

Le dimanche 15 décembre dernier, alors qu’il venait de regagner le bercail, le chef de l’Etat a exigé le service minimum pour sa protection personnelle.Paul biya nev 011o ns 601

Le président de la république n’a visiblement pas digéré l’incurie des éléments de sa garde rapprochée, pendant qu’il regagnait en fin de journée, l’hôtel Meurice à Paris, le 07 décembre dernier. Selon quelques unes de nos sources, à l’aéroport international de Nsimalen et alors qu’il venait de rejoindre Yaoundé, le chef de l’Etat aurait systématiquement éconduit les hommes de la première compagnie de protection et d’intervention (PCPI) qui s’apprêtaient à constituer un cordon sécuritaire autour de lui.

Pendant que certains n’hésitent plus à établir une relation de causalité, entre ce désaveu fragrant, et les évènements de l’hôtel parisien, en arguant que la sécurité personnelle du chef de l’Etat aurait bien pu empêcher aux membres du Code et du Ccd d’accéder jusqu’au hall du Meurice, et plus grave encore jusqu’à lui, d’importants ajustements, nous dit-on, devraient être opérés, par Paul Biya au sein de son dispositif sécuritaire, au détour du remaniement ministériel attendu.

Alors que dans les images diffusées par certains sites étrangers et locaux, on voit quasiment le dispositif sécuritaire du chef de l’Etat Camerounais débordé par la meute des membres du Code et du Ccd, au hall de l’hôtel Meurice. Et plus tard, le locataire d’Etoudi escorté jusqu’à l’ascenseur, par les éléments de la police française, ostensiblement plus aguerris. Moult interrogations méritent d’être posées: pourquoi la garde rapprochée du chef de l’Etat l’a-t-elle laissé tout seul ? Pourquoi la police française s’est-elle octroyée l’exclusivité de la protection du premier Camerounais ? Interrogé au sujet de l’inefficacité présumée, de la passivité des bodyguards de Paul Biya, un diplomate chevronné, argue sous anonymat que la protection d’un chef d’Etat étranger sur le sol français, incombe au premier chef, aux forces de sécurité et aux autorités françaises.

© Yves Junior Ngangue | Cameroon-Info.Net

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