Cameroun - En France…: Des pressions pour la libération de Marafa, Paul Eric Kinguè et Engo…

Les activités du Comité de libération des prisonniers politiques au Cameroun (Cl2p) ont été lancées samedi 3 mai 2014. Avec comme principale revendication la libération de toutes les personnes considérées comme prisonniers politiques au Cameroun.

Marafa hamidou yaya

Les soutiens en faveur de la libération de l’ex-secrétaire général de la présidence de la République Marafa Hamidou Yaya continuent d’affluer. Après la marche organisée aux Etats-Unis d’Amérique la semaine dernière par un groupe d’associations pour exiger la libération pure et simple de cet ancien ministre considéré comme prisonnier politique, c’est une association basée à Paris en France qui est entrée en scène samedi 3 mai 2014. Le Comité de libération des prisonniers politiques du Cameroun (Cl2p) puisqu’il s’agit de lui, retient trois critères pour choisir les personnes pour qui elle doit mener son plaidoyer.

Il faut au préalable que la personne soutenue ait été reconnue par les organisations internationales et de défense des droits de l’Homme comme étant un prisonnier d’opinion, qu’elle ait été maintenue en prison au delà de la période de la peine prononcée par la justice et que le justiciable soit confronté à une multitude de procédures dont le but est de la maintenir indéfiniment en détention. Vu sur la base de ces critères, le comité présidé par le compatriote René Ndassié estime que Marafa Hamidou Yaya, arrêté en avril 2012 et jeté en prison pour « complicité intellectuelle » de détournement des fonds publics dans l’affaire de l’achat foireux d’un avion pour le président de la République en est un. Il a d’ailleurs été reconnu par le département d’Etat américain comme un prisonnier politique.

Pierre Désiré Engo, ancien directeur général de la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps), reconnu prisonnier politique en 2009 par l’Organisation des Nations-Unies fait également partie des personnes ciblées par la ligne de défense du Comité. « Car le décret de remise de peine signé par Paul Biya en février stipulait que toute personne condamnée pour détournement de deniers publics et ayant passé dix (10) ans en prison serait libérée. Non seulement Monsieur Engo n'a pas été libéré, mais en plus s'est-il vu collé un nouveau procès sur la base de faits jugés fantaisistes par ses premiers juges il y a quinze (15) ans », lit-on dans le propos liminaire du président de cette association.

Paul Eric Kinguè n’est pas en reste. Arrêté le 28 février 2008 ; il a été accusé de pillage en bandes organisées en lien avec les émeutes de février 2008. « Mais on sait qu'il doit son malheur au fait d'avoir réclamé aux entreprises françaises qui exploitent des bananeraies dans sa commune de payer leurs arriérés de taxes. Il a été reconnu prisonnier d'opinion par Amnesty international dans son rapport 2013 », relève le président du Comité. Dieudonné Enoh-Meyomesse, historien et homme politique, arrêté lui aussi en novembre 2011 et déclaré coupable de vol à main armée et condamné à sept (07) ans de prison, Urbain Olanguena Awono, ancien ministre de la santé, condamné à 20 ans de prison pour détournement de fonds de lutte contre le sida font également partie de la liste.

© Joseph Flavien KANKEU | Le Messager

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