Cameroun - Dénouement : Françoise Kontchou “Mamy Nyanga” libérée

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L'épouse de l'ancien ministre de la Communication a bénéficié d'un non-lieu hier.

L'épouse d'Augustin Kontchou Kouomegne, ex-ministre de la Communication sous les gouvernements respectifs de Sadou Hayatou et de Simon Achidi Achu, a été libérée dans l'après-midi de lundi par le juge d'instruction du Tribunal de grande instance duWouri. Françoise Puene épouse Kontchou a bénéficié d'un non-lieu total avec quatre autres codétenus cités dans son affaire, parmi lesquels Pierre Mbianda, le nommé Tanko et deux autres dont « un directeur au ministère des Transports ».

D'après des sources pénitentiaires contactées par Le Jour, la décision est tombée hier après midi alors que Françoise Kontchou comparaissait pour la dernière fois chez le juge d'instruction. Après son audition, la détenue est retournée à la prison centrale de New-Bell où elle était incarcérée depuis huit mois. La levée d'écrou devra être signée ce jour suivie de sa mise en liberté effective, à en croire notre source. « Mme Kontchou avait déjà fait un recours en cassation à la Cour suprême qui a rendu un arrêt en sa faveur vendredi dernier », a poursuivi notre source.

Françoise Kontchou a été placée sous mandat de dépôt à la prison de New-Bell le 23 juillet 2012 avec quatre autres personnes citées dans son affaire. Elle était soupçonnée d'entretenir un réseau de trafic douanier avec la complicité de Paul Hiol, « opérateur économique » et par ailleurs ancien maire de Massok-Songloulou. Ce dernier aurait alors contacté, depuis l'étranger où il se trouvait, trois « déclarants en douane » pour dédouaner trente tracteurs réceptionnés au Port autonome de Douala. Pour un montant avoisinant 500 millions de francs Cfa.

Les trois déclarants disaient agir pour le compte d'une société qui appartiendrait à madame Kontchou. Une fois que l'argent leur a été versé, ils ont voulu bénéficier d'une exonération douanière, en présentant aux hauts responsables de la douane de faux documents portant l'en-tête du secrétariat général de la Présidence de la république. Ecroué, Paul Hiol s'est évadé courant septembre 2012 avec la « complicité d'une de ses relations à la cour d'Appel du Littoral » et de trois gardiens de prison qui ont été interpellés, jugés et condamnés.

© Le Jour : Théodore Tchopa

Commentaires (1)

1. jackie 10/04/2013

bjrs

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