Cameroun - Crimes rituels : Kah Walla chassée de Mimboman

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Le sous-préfet de Yaoundé IVème est allé empêcher une visite que la présidente nationale du Cpp entamait dans ce quartier.

Kah Walla, la présidente du Cameroon people's party (Cpp) n'a eu que 40 minutes hier pour discuter avec les populations de Mimboman école avant que Yampen Ousmanou, le sous-préfet de l'arrondissement de Yaoundé IVème, ne vienne suspendre sa visite.

La présidente nationale du Cpp s'y est rendue pour s'enquérir de la réalité des crimes rituels dont les victimes ont été retrouvées dans ce quartier.

C'est à la chefferie du bloc 3 à Mimboman école que Kah Walla a été reçue par une trentaine de personnes. « Je suis venu m'enquérir de la réalité des crimes rituels dont on parle ces derniers temps dans les médias, parce que la politique consiste aussi à soutenir les personnes lorsqu'elles sont en détresse. Je veux que vous m'expliquiez ce qui s'est passé afin que je sache ce qu'il y'a lieude faire ». M. Akoa, le chef du bloc de Mimboman bloc 3, prend la parole pour expliquer qu'ils sont abandonnés par l'Etat.

Il avance que ce qui se passe à Mimboman est lié au fait que la localité est enclavée. KahWalla décide d'interrompre l'entretien pour se rendre au stade de Mimboman école, lieu où le corps d'une jeune fille a été retrouvé. Tsala Nanga, le commandant de la compagnie de gendarmerie d'Emombo, arrive sur les lieux et s'informe de l'objet de la visite.

Celui-ci informe à son tour le sous-préfet du lieu où se trouve Kah Wallah. Une dizaine de minutes après Yampen Ousmanou, arrive sur les lieux avec le commissaire central N°4. « Madame la présidente nationale, vous n'avez pas le droit de descendre sur les lieux à ces moments précis, parce que la police est en train de faire des enquêtes sur ces lieux. Nous vous demandons d'arrêter votre visite.

Il fallait au moins nous prévenir que vous alliez descendre sur ce lieu », a dit le sous préfet. Pour Kah Walla, l'objet de descente sur le terrain était juste de prendre connaissance du dossier.

© Le Jour : Prince Nguimbous

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