Cameroun - Commercial Bank of Cameroon: Lettre ouverte de Yves Michel Fotso à l'Assemblée du Personnel

Le PCA en détention au Secrétariat d'Etat à la Défense rompt le silence sur la crise en cours à la CBC.

Yves michel fotso 009 2010 hp 475

Mesdames et Messieurs, personnel de la CBC,

Les derniers événements survenus le lundi 9 décembre dernier, où l'Administrateur Provisoire - qui s'est approprié la banque depuis plus de quatre ans, - a décidé avec le concours du Ministre des Finances agissant en qualité d'Autorité Monétaire d'expulser manu militari certains actionnaires de la réunion d'assemblée générale, et compte tenu des accusations diverses et injustes dont je fais l'objet, tant par les pouvoirs publics pour détournement de deniers publics que de spoliation de la CBC, m'obligent à vous rappeler certains faits. Je souhaite vous aider à voir claire et dégager ma responsabilité sur les risques qui pèsent sur vos emplois après la décision irresponsable de l'équipe dirigeante actuelle et du Ministre des Finances, avec l'appui de la Cobac, de déposséder les actionnaires historiques et majoritaires (camerounais et étrangers) de la CBC, sans mesurer les conséquences de leurs actes tant sur l'avenir même de la banque que sur l'image du pays.

Lorsque en octobre 2010 dans un mémo adressé à la Cobac, je proposais un plan de restructuration alternatif à celui de l'administrateur provisoire en offrant d'être subrogé à toute une série de débiteurs à hauteur de plusieurs Milliards de Fcfa, je pensais encore à cette époque que le vrai but de l'organe de régulation et de l'Etat camerounais était de protéger l'établissement bancaire dont de l'avis de tous, la rentabilité était évidente. Ma seule exigence à cette période-là était de permettre aux actionnaires historiques, dont je fais partie, de conserver la totalité de leurs actions et de reprendre la présidence du conseil d'administration, dont j'avais été dépossédé provisoirement par la nomination d'un administrateur dont le mandat était, comme son nom l'indique, par définition censé être provisoire.

Mes propositions pourtant inédites pour quelqu'un accusé d'avoir précipité la banque dans cette situation, furent purement et simplement rejetées par l'administrateur provisoire soutenue en cela par M. Lazare Essimi Menye, minsitre des Finances jusqu'en décembre 2011. Dans le même temps, ayant multiplié des contacts avec de potentiels partenaires et investisseurs, j'ai également soumis les manifestations de fort intérêt de plusieurs institu¬tions bancaires pour, non seulement l'apport des garanties pouvant permettre le rétablissement immédiat du respect des ratios bancaires, mais également pour y injecter d'importants capitaux en fonds propres (Qatar Islamic Bank, NSIA BIAO et la Banque Tunisienne). Rien n'y a fait, ni l'administrateur provisoire, ni la Cobac, ni même l'Etat camerounais saisis au niveau des plus hautes autorités n'ont voulu y donner suite, certainement parce que je restais dans le capital et que ce n'était pas des repreneurs de leur choix qui prendraient le contrôle de la CBC.

Mon passeport m'a été retiré 8 jours après mon audition par la Cobac et j'ai été privé de liberté le 1er décembre 2010, cette situation réduisant, bien évidemment, ma marge de manœuvre à sa plus simple expression. J'ai cependant tout fait jusqu'à l'assemblée générale illégalement tenue du 10 mai 2012, pour éviter une réduction injustifiée du capital dont le seul objectif était clairement l'éviction des actionnaires d'origine et de les empêcher de jouir de leurs droits préférentiels de souscription liés à l'augmentation de capital illégalement décrétée. Certains au niveau du pouvoir exécutif ont prétendu que c'était ma lettre ouverte à M. Amadou Ali, alors Ministre de la Justice, clamant publiquement mon innocence par rapport au lynchage médiatique dont j'étais l'objet tant par rapport à l'achat avorté du BBJ-2 présidentiel, que dans de présumés détournements des fonds de la Camair, qui avait justifié mon arrestation par le Garde des Sceaux qui estimait que je le narguais alors qu'il détenait des "preuves irréfutables" des détournements dont j'avais été le bénéficiaire.

Or, aujourd'hui malgré les violations flagrantes des droits de l'accusé et de la présomption d'innocence à laquelle j'avais droit, et après un procès fleuve en mi-2012, nul ne peut désormais ignorer que la justice a été manipulée et que non seulement l'affaire BBJ-2 (avion présidentiel) avait déjà été jugée aux Etats-Unis, mais surtout comme l'a déclaré publiquement l'avocat de l'Etat, le Cameroun a été dédommagé. De même pour ce qui est des accusations relatives à ma gestion de la Camair du 21 juin 2000 au 03 novembre 2003, après avoir été pendant de nombreuses années jeté en pâture à la vindicte populaire, accusé du détournement de 89,3 milliards de Fcfa, j'ai depuis le 14 août 2013 signé un Protocole d'accord transactionnel ayant autorité de la chose jugée, avec la Liquidation de la Camair qui démontre sans équivoque que je n'ai jamais détourné le moindre franc de la Camair. De ce fait, il est évident que ma lettre ouverte à Amadou ALI en novembre 2010 avait été rédigée avec le réel sentiment d'un innocent injustement livré à la vindicte populaire, tant pour l'affaire BBJ-2 (avion présidentiel) que pour celle liée à ma gestion de la Camair.

Pour en revenir A la CBC, bien qu'injustement embastillé, j'ai continué A tout tenter pour rétablir ses ratios bancaires, mais toutes mes propositions de 2011 à juillet 2013 visant à permettre des reprises de provisions excluant de facto la nécessité de réduction de capital ont été rejetées par l'administrateur provisoire, la Cobac et le Ministre des Finances agissant en qualité d'Autorité Monétaire. Même l'offre de reprise du Groupe des Émirats Arabes Unis ILDC, qui après un due diligence en 2012 a confirmé son offre en produisant une lettre de la Deutsche Bank confirmant la disponibilité de 100 millions de dollars destiné au projet de reprise de la CBC, n'a obtenu l'assentiment ni de l'administrateur provisoire, ni de l'Etat camerounais malgré de multiples relances des investisseurs, le problème étant que sans réduction du capital, je restais, à travers les actionnaires historiques et majoritaires de la CBC, indirectement dans le capital de la CBC et cela il n'en était pas question.

Vous vous rappellerez sans doute que déjà en décembre 2009, l'ancien Ministre des Finances avait, suite à la nomination de l'administrateur provisoire, crié publiquement à la radio victoire en proclamant que la banque «n'appartenait plus aux Fotso»! C'est donc avec ce dernier événement du lundi, 9 décembre 2013, après le silence par rapport à la dernière offre formulée par CFHL directement au gouvernement camerounais au travers du Ministre des Finances stipulant, à contrecœur et uniquement dans un but de trouver rapidement une issue transactionnelle à un imbroglio qui avait trop duré, l'acceptations par les actionnaires historiques et majoritaires de la CBC d'une réduction du capital à hauteur de 60% avec un apport de garantie pour couvrir plus de 60% des lourdes provisions constituées à la va-vite - que j'ai compris qu'en fait ils (l'Administrateur Provisoire, la Cobac et le Ministre des Finances) n'accepteront jamais aucune solution qui permettrait de sauver le capital initial de la majorité des actionnaires historiques.

Aujourd'hui, avec la décision de l'actionnaire de référence de la CBC, la CFHL, société de droit luxembourgeoise, de faire jouer le traité bilatéral en matière de promotion et la protection réciproques des investissements entre le Luxembourg et le Cameroun, le Centre international pour le règlement de différends relatifs aux investissements (CIRDI), un tribunal arbitral international et indépendant constitué sous l'égide de la Banque Mondiale (Washington/Paris) la société CFHL peut avoir toute confiance que les basses manœuvres de l'Administrateur Provisoire et du Ministre des Finances, dont la complicité avec les agissements frauduleux de l'Administrateur Provisoire ne, font plus aucun doute, seront jugés conformément aux principes du droit international: Toute expropriation doit donner lieu à compensation.

L'expropriation des actionnaires historiques de la CBC par l'Etat du Cameroun coûtera très cher à notre pays. Le coût assumer une fois de plus par les contribuables de l'Etat Camerounais reflétera la cupidité de ceux que la Cobac et le Ministre des Finances ont laissé agir, non pas dans l'intérêt de la CBC, mais à des fins purement personnelles. Je souhaite que vous, les employés de la CBC, soyez dès aujourd'hui parfaitement édifiés sur le rôle de tout un chacun et notamment sur celui de Martin Luther Njanga Njoh, l'Administrateur Provisoire, qui a orchestré, avec la complicité du Ministre des Finances, cette arnaque. Vous trouverez ci-dessous après de minutieuses investigations et recherches, les réelles motivations de votre administrateur provisoire. Les pièces annoncées en annexes sont disponibles sur simple demande du personnel qui le souhaite.

Salaire mensuel net octroyé par la Cobac de Fcfa 15.000.000 soit Fcfa 180.000.000 annuel ponctionné, pour un seul dirigeant, sur le compte de résultat d'une banque dite en difficulté. Par ailleurs, avantages divers (en nature: logement, gardiennage, eau, électricité, véhicules, scolarité...) d'un coût de Fcfa 6.500.000 mensuel, soit Fcfa 78.000.000 annuel, Pièce n°1, tableau des plus gros salaires de la CBC. Soit un revenu global annuel pour M. Njanga Njoh de Fcfa 248.000.000, alors que celui-ci n'a jamais occupé de poste de direction générale dans une quelconque banque ou institution financière.

1. De plus, au moment de sa nomination en 2009 il dirigeait sa propre société d'assistance dans les domaines bancaires et financières, audit et gestion des risques", le Cabinet Njanga Njoh Consulting (CNN Consulting) dont le chiffre d'affaires déclaré pour 2008 était de Fcfa 15.000.000 et néant pour 2009, 2010, 2011 et 2012, Pièce n°2, immatriculation au registre du commerce, Patente et attestation d'exonération de patente.

2. Ainsi, en 2009 en considérant que le bail des locaux de CNN Consulting logé au domicile de Mme Ngomeni Antoinette (épouse de M. Njanga Njoh) est fictif (Pièce n°3, Plan et attestation de localisation), on peut considérer que sur un chiffre d'affaires de FCFA 15.000.000 en 2009, M. Njanga Njoh a pu s'octroyer un salaire net mensuel maximum de FCFA 300.000 soit Fcfa 3.600.000 pour l'année (Pièce n°4, Attestation de non utilisation du personnel Cnps).

Si on rapporte cela à ce qu'il coûte actuellement à la CBC, ceci représente pour celui-ci un gain pour chaque année passée à la tête de la CBC en tant qu'administrateur provisoire équivalant à soixante-huit (68) ans de salaire chez CNN Consulting. M. Njanga Njoh expert sans aucune référence, ni revenu, a ainsi donc, avec la complicité de la Cobac et du Minfi, Monsieur Lazare Essimi Menye, hélas confirmé par son successeur Monsieur Alamine Ousmane Mey, distrait des caisses de la CBC de novembre 2009 à novembre 2013 à son profit une somme d'au moins FCFA 248.000.000 x 4 = FCFA 992.000.000 ( Neuf cent quatre-vingt-douze millions de Fcfa), qui pour lui correspondent 275 ans de salaire de sa société CNN Consulting (Pièce n°5, Déclarations Statistique et Fiscale(DSF).

3. Ainsi, vous comprendrez peut-être mieux la première raison pour laquelle M. Njanga Njoh a rejeté toutes les solutions proposées pour la restructuration de la CBC (Qatar Islamic Bank en octobre 2010, NSIA BIAO en octobre 2010, Banque Tunisienne en novembre 2010, Groupe ILDC en mars 2012), Pièce n°6, Offres de recapitalisation des différents investisseurs dans la restructuration).

4. Pour ce qui est de la seconde raison, elle se décompose en deux faits, le premier est celui qui consiste à payer des sommes faramineuses, plus de Fcfa 500.000.000 (Cinq cent millions) à deux avocats (Pièce n°7, justificatifs règlements aux deux avocats). Ceci, une fois de plus en 'accord avec l'ancien Ministre des Finances, M. Lazare Essimi Menye, sommes qui ont donc été partagées entre Me Irenée Ntamack Pondi et Me André-Marie Owono pour des dossiers qui ne souffraient d'aucune contestation des récipiendaires des fonds, savoir Monsieur Claude Juimo Monthé pour 7 milliards et Monsieur Chehanazé Hazim Hazim pour 11 milliards. La rédaction du protocole pour le premier et la signature d'un accord pour le second ont donc coûté des centaines de millions de Fcfa à la CBC avec le bienveillant accord de Mr Martin Luther Njanga Njoh.

5. Le second fait est celui relatif aux conditions de remboursement accordées à M. Hazim, l'administrateur provisoire a ainsi, on ne sait trop en échange de quoi (!), validé le remboursement des 11 milliards dus par M. Hazim sur une période de dix (10) ans avec un taux d'intérêts dérisoire défiant l'entendement. Dans le même temps, parce qu'un accord aurait décharge Yves Michel FOTSO d'un important pan des plaintes déposées contre lui au TGI chi Mfoundi, M. Njanga Njoh a refusé la proposition de M. Célestin Tawamba de remboursement avec des garantis bien plus importantes que celles de M. Hazim de 7,9 milliards sur six (06) ans à un taux d'intérêts de 7% l'an (Pièce n°9, Offre de remboursement de M. Tawamba, confirmation de la crédibilité de l'offre, mais rejet par l'Administrateur Provisoire). Il en est de même pour les propositions d'apurement de M, Yves Michel Fotso et CFHL prenant à leurs comptes des concours pour lesquels ils n’étaient pourtant pas les bénéficiaires des crédits et dont la banque ne dispose pourtant pas de garantie, niais dont M. Njanga Njoh savait qu'en cas de concrétisation, la restructuration serait quasiment achevée et sa présence à la tête de la banque deviendrait sans objet. C'est la raison pour laquelle il s'est toujours arrangé à faire échouer toutes négociations clin risquait de compromettre sa pérennité à la tête de la CBC ou qui ne lui garantirait pas un intérêt direct (Pièce n°10, Offre d'apurement' de créances par CFHL et de Yves Michel Fotso)

6. Monsieur Njanga Njoh attribue aux actionnaires majoritaires de la CBC la responsabilité pour le non recouvrement des créances compromises sur lesquelles lui, l'Administrateur Provisoire, avait seul un total contrôle d'acceptation ou non des offres d'apurement, mais dont il s'est bien gardé de faire mention ou usage afin de maintenir artificiellement élevées, les pertes au bilan et ainsi justifier la mise et le maintien sous administration provisoire de la CBC depuis quatre (04) ans. Le maintien jusqu'alors de la CBC, sous administration provisoire lui a permis depuis novembre 2009 de générer personnellement un revenu d'environ un (01) milliard de FCFA, comme ci-dessus argumenté au point 1).

7. Le refus de l'Administrateur Provisoire de finaliser les accords d'apurements avec plusieurs débiteurs représentants près de 70% du portefeuille provisionné, M. Njanga Njoh ne souhaitant pas prendre le risque de signer prématurément ces accords qui prouveraient a la Cobac et au Ministre des Finances en sa qualité d' Autorité Monétaire une amélioration du bilan. Car celle-ci entraînait non seulement la remise il cause et en fait caducité de son plan de restructuration, mais laissait également planer de graves doutes sur la pertinence et les conditions de la mise sous administration provisoire de la banque en novembre 2009.

En effet, alors que certains débiteurs ont obtenu et signe un protocole d'accord avec M. Njanga Njoh, celui-ci ne l'a pas fait apparaître au bilan avec la complicité manifeste des Commissaires aux Comptes (en l'occurrence, la branche locale de Deloitte et Ernst Sc Young). Par ailleurs, d'autres débiteurs de la CBC ont sollicité en vain l'élaboration d'un protocole d'accord d'apurement de leurs dettes, dont : (T.O.Design, SCGIP et STS) un accord d'apurement a été trouvé avec l'homme d'affaire libanais Monsieur Hazim Hazim pour une dette de FCFA 11 milliards mais transaction cachée aux actionnaires et non traduit dans les comptes 2012 avec la complicité nécessaire des Commissaires aux Comptes précités ; (Sté Financière et Commerciale et Gulf Constructors) un accord d'apurement a été passé sous la houlette de l'homme d'affaire Monsieur Monthé pour une dette de Fcfa 8,2 milliards mais protocole caché aux actionnaires et non traduit dans les comptes 2012 avec la complicité des Commissaires aux Comptes ; (Ste Ingénierie Forestière) un accord d'apurement passé sous la houlette de l'homme d'affaire Monsieur Franck Emmanuel Biya pour une dette de Fcfa 3,1 milliards mais protocole caché aux actionnaires et non traduit dans les comptes 2012 avec la complicité des Commissaires aux Comptes (TPTD et A.M.1) recherchent en vain un accord d'apurement sous la houlette de l'homme d'affaire camerounais Monsieur Tawamba pour une dette de Fcfa 7,9 milliards ; (Archidiocèse de Yaoundé) sous la houlette personnelle de l'ancien Archevêque Métropolitain, recherche d’un accord d’apurement pour une dette de Fcfa 3,1 milliards. Et enfin un ensemble de onze (11) créances pour lesquelles un accord d'apurement a été recherché en vain sous mon impulsion directe pour une somme globale de Fcfa 12,8 milliards.

La multiplication par Mr Njanga Njoh des prétextes pour éviter de conclure les conventions ci-dessus listées ou de cacher aux actionnaires celles qui ont été finalisées avant la mise en action de son plan de restructuration décrié par les actionnaires (Pièce n°11, Plan de restructuration de M. Njanga Njoh présenté à l'assemblée générale de mars 2013 et dissimulant dans les provisions les accords passés avec M. Juimo Monthé, la Société Ingénierie Forestière et M. Hazim Hazim, soit environ Fcfa 23 milliards en moins de créances douteuses !), a conséquemment retardé les reprises de provisions sur un ensemble d'au moins vingt (20) créances dites compromises représentant un total en valeur brute de Fcfa 44,8 milliards soit 69,1% des vingt-deux (22) créances dites compromises pour un total en valeur brute de Fcfa 64,1 milliards (Réf. plan de restructuration ???).

Si on devait ajouter à ces créances, dont les débiteurs directs ou indirects, ont sollicité en vain de l'Administrateur Provisoire une convention d'apurement, celles dont les provisions ne se justifient pas, savoir : -GIE Commercial Bank pour FCFA 285 millions, -CBGE pour Fcfa 6,4 milliards, -FCP pour FCFA 7,2 milliards, Soit un total de FCFA 14 milliards, alors que les provisions réelles ou pertes réelles au 31 décembre 2012 et donc en conséquence le montant à transférer à la Société de Recouvrement des Créances n'aurait dû être supérieur à (71,4 - 44,8 - 14 =) FCFA 12,6 milliards contre Fcfa 53,1 milliards du plan de restructuration imaginé par Martin Luther Njanga Njoh, et pour lequel la Cobac et le Ministère des Finances en sa qualité d'Autorité Monétaire ont, contre tout entendement, donné leur aval. 1.L'Administrateur Provisoire dans son plan de restructuration a programmé la perte totale des parts du capital des actionnaires historiques et majoritaires et a fait adopter le 10 mai 2012 par à peine le tiers des actionnaires cette résolution consistant à amener ces derniers à se faire "hara-kiri" (se suicider). Car à l'issue de la réduction de capital, très peu d'actionnaires seraient disposés, dans les délais impartis, à débloquer les sommes nécessaires la nouvelle augmentation du capital, même avec l'illégale suppression des droits préférentiels de souscription.

L'élément qui viendra contrecarrer les objectifs de l'Administrateur Provisoire est l'information de l'ouverture de négociation entre Monsieur Yves Michel Fotso et la République de Guinée Équatoriale pour le dédommagement de Fcfa 50 milliards en relation avec l'échec d'implantation de la CBGE en Guinée Equatoriale. A titre de rappel, la CBGE avait obtenu en mai 2009 une sentence arbitrale à l'encontre de la République de Guinée Equatoriale, condamnant celle-ci à verser des dommages et intérêts. Cette sentence a été validée tant par la Cour d'Appel de Paris que par la Cour de Justice et d'Arbitrage de l'Ohada à Libreville. Dans un souci d’apaisement et pour mettre un terme définitif à un conflit vieux de plusieurs années, j'avais accepté, à la fin de l'année 2012, de signer un protocole transactionnel, au nom de la CBGE, et en mon propre nom, avec la République de la Guinée Equatoriale, et ce avec la bénédiction de S.E. M. le Président Obiang Nguema Basogo.

Dès lors, l'Administrateur Provisoire mettra tout en œuvre pour, à défaut d'empêcher le paiement de la République de ''Guinée Equatoriale, de le retarder par foutes les mesures dilatoires possible. C'est ainsi que l'Administrateur Provisoire sollicitera en janvier 2013 du Ministre des Finances de déposer une plainte contre Yves Michel Fotso demandant au tribunal que soit opérée une saisie conservatoire entre les mains de la République de Guinée Équatoriale (Pièce n°12, Requête de M. Njanga Njoh pour une plainte contre moi et saisie conservatoire entre les mains de la RGE). De plus, en mars 2013, M. Njanga Njoh déposera une plainte au tribunal contre moi, mon épouse et mon fils ainé au motif que nous aurions indûment perçu de la République de Guinée Équatoriale les fonds issus de l'indemnisation de la CBGE.

En fait, le seul et réel but de toutes ces actions en justice dont l'Administrateur Provisoire sait pertinemment qu'elles n'ont aucune chance de prospérer si seul le droit est appliqué, est de: Retarder le plus longtemps possible la disponibilité des fonds en provenance de ta République de Guinée Équatoriale afin de maintenir les pertes de la CBC à ce niveau inquiétant qui permettra la validation de son plan de restructuration, rendant impossible pu tardive toute injection d'argent frais pour le redressement de la banque avec conservation de leurs actions par les actionnaires historiques et majoritaires.

Permettre aux deux avocats Me Irenée Ntamaçk Mpondi et Me André-Marie Owono recommandés par Monsieur Lazare Essimi Menye l'ancien Minfi avec lesquels la Cobac et lui (comme dans le dossier Amity Bank où la Cour de Justice de la Cemac a condamné l'Etat du Cameroun et la Cobac au profit des actionnaires spoliés), "auraient" des arrangements personnels, pour facturer à prix d'or leurs interventions pourtant inutiles compte tenu de la prédisposition de la majorité des débiteurs payer "sous condition d'aménagement" ce qui est du à la CBC.

En page 14 de son plan de restructuration, M. Njanga Njoh reconnaît et déclare sans équivoque que la CBC a des bases solides et il affirmait que seules les importantes provisions ont grevé son bilan. De surcroit, la CBC devrait dès 2013-2014 dégager un bénéfice minimum annuel de FCFA 4.500 millions. Pourquoi donc, si ce n'est pour des raisons personnelles, dépouiller les actionnaires historiques et majoritaires de la CBC, en procédant à un coup d'accordéon sur le capital pour lequel les actionnaires sont privés du droit de souscrire à hauteur de leur droit irréductible, alors qu'il suffirait de faire voter par l’assemblée générale une résolution stipulant que les futurs dividendes serviront prioritairement à l’apurement du passif transféré à la société de recouvrement de des créances ? L'Administrateur Provisoire, en Violation du droit à la communication des actionnaires, reconnu par les articles 525, 526,527 et 528 du traité OHADA, a dans un premier temps refusé de transmettre aux actionnaires qui en ont fait la demande, le détail des Fcfa 513 988 368 versés en 2012 aux dirigeants sociaux et salariés les mieux rémunérés de la CBC (Pièce n°13 lettre de demande à l'AP des informations légales aux actionnaires et ses refus communiquer le montant global et détaillé des honoraires et frais payés aux avocats et huissiers de justice en 2010, 2011 et 2012 (Pièce n°14, lettre de demande à l'AP des informations légales aux actionnaires et ses refus).

Communiquer le montant global et détaillé des honoraires et frais payés aux cabinets d'experts ou/et de consultants en 2010, 2011 et 2012. (Pièce n°15, lettre de demande l'AP des informations légales aux actionnaires et ses refus). En fait, M. Njanga Njoh refuse de donner des explications sur les charges qui ont grevé le résultat d'exploitation au 31 décembre 2012 de sorte que pour un bénéfice de Fcfa 2.000 millions annoncés en mai 2012 dans le plan de restructuration, la banque en soit arrivée à solliciter l'approbation des comptes û l'Assemblée Générale du 21 mars 2013 avec un résultat de seulement Fcfa 314 033 178 dans les comptes définitifs, soit à peine 15% du bénéfice pourtant annoncé en milieu d'exercice 2012 !!! Soit il y a un problème de compétence, soit une volonté de tromper les actionnaires! Dans les deux cas, quelle crédibilité accorder Monsieur l’administrateur Provisoire de la CBC, et comment expliquer le soutien indéfectible de la Cobac et du Ministre des Finances agissant en sa qualité d'Autorité Monétaire? Mr Njanga Njoh a-t-il volontairement communiqué de fausses informations à l'administration fiscale concernant sa société CNN Consulting ?

M. Njanga Njoh a-t-il déclaré M. Njanga Njoh a-t-il déclaré et payé aux fisc ses impôts sur le revenu faramineux de près d'un (01) milliards KEA sur les quatre derniers exercices fiscaux? Si la réponse est non, que penser de sa moralité pour sa nomination en tant que Directeur General de la CBC en juin 2009, puis administrateur provisoire à la tête de la CBC par la même Cobac qui l'avait "chaudement" recommandé au Conseil d'administration de la CBC, que je présidais alors, en mai 2009 ! Peut-on encore parler de "...Thé wright man at the wright place..." comme le déclaraient les délégués du personnel lors d'un de leurs discours flagorneur du ler mai, fête du travail ?

Mesdames et Messieurs, personnel de la CBC, voici ce que je souhaitais que nul n'ignore avant que mon destin ne s'accomplisse demain, ou dans le temps que le Dieu qui est seul juste juge décidera. Je voulais que vous sachiez, les 80% d'entre vous que j'ai personnellement embauché, auxquels j'ai permis d'obtenir la reconnaissance et des salaires d'expatriés (ce qu'aucune banque de la place ne vous accordait avant la (CBC), que je ne vous ai à aucun moment trahi.

Il était-simplement écrit qu'après Amity Bank et le pauvre Sielenou Christophe, Cofinest et M. Kamdem, je serai la prochaine victime de la cupidité de l'Administrateur Provisoire et de ses acolytes du Ministère de la Finance et de la Cobac mais je ne suis point fataliste. Je crois donc qu’à moins qu’on ne m’hôte la vie en prison la vie en prison, que justice finira par m'être rendue, ainsi qu'à tous les actionnaires historiques et majoritaires de la CBC. J'ai la Foi, le parcours et la vie tout court de feu Nelson Mandela sont un enseignement. Quel que soit l'issue de ces batailles, je vous souhaite bonne chance et surtout comme Nelson Mandela, ne vous laissez pas asservir.

Yaoundé le 12 décembre 2013

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