CAMEROUN : COMMENT LES CRIMES RITUELS SONT PARTIS DE BAFOUSSAM POUR YAOUNDÉ

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Crimes rituels. La police a identifié la tête du gang. Les personnes interpellées ont reconnu avoir tué huit femmes à Bafoussam entre les mois d'août et d'octobre 2012.

Le patron du réseau des trafiquants d'organes est connu de la police. Les enquêteurs chargés de l'affaire des crimes rituels de Mimboman savent qu'il habite dans deux somptueuses résidences à Bafoussam et au quartier Bastos à Yaoundé.

Le suspect, qui est un homme d'affaires réputé, voyage beaucoup et est actuellement en voyage à l'étranger, ce qui a retardé son arrestation.

Des perquisitions ont été faites dans ses résidences citées plus haut, qui ont conforté les enquêteurs dans leurs soupçons.

Avec Bertrand Ndéambou, 23 ans, les enquêteurs tiennent un gisement d'informations. Le jeune homme a raconté son parcours sanglant de Bafoussam, où il a perpétré ses premiers meurtres, à Yaoundé, où il a été arrêté dernièrement. C'est en août 2012 que le jeune Bertrand Ndéambou commence à exécuter des jeunes femmes.

Il avoue les assassinats de huit jeunes femmes. Il dit n'avoir cessé sa macabre activité à l'Ouest que parce qu'il était harcelé par les forces de l'ordre. Il s'est installé à Yaoundé et a constitué un autre gang à Mimboman. Il a par ailleurs dénoncé deux hommes qui, a-t-il dit, l'ont sponsorisé pour qu'il constitue son nouveau gang à Yaoundé. Il affirme que c'est à eux qu'il a constamment fourni les corps entiers de jeunes femmes ou des organes qu'il a prélevés après les avoir dépecées au couteau. C'est l'exploitation de deux nouveaux interpellés qui a permis aux enquêteurs de remonter le réseau.

Ces suspects arrêtés depuis le début de la semaine dernière n'ont pas pu justifier leur train de vie. Ils sont, selon nos sources, tous deux jeunes et habitent des villas cossues. Ils prétendent tous deux être des hommes d'affaires mais aucun n'a pu dire ce qu'il fait exactement. Longtemps, ils ont nié les faits de meurtres et trafics d'organes humains qui leur étaient reprochés. Selon nos sources, une multitude d'avocats de renom sont déjà accourus pour défendre les interpellés que nos sources présentent comme les commanditaires.

© Le Jour : Aziz Salatou

Commentaires (3)

1. mimiecharlinetankeu (site web) 08/02/2013

cè fou ce ke les hoes peuvent faire pr de l'argent! vraimant ou va le monde? cè pitoyable! peuffff seul Dieu a le dernier ds tou les cas! ge ne suis persoe pr les jugé mais ce types de persoes ne devrait pas existé

2. nyame 09/02/2013

les responsables de ces crimes doivent purger 1 peine a perpetuite et decapites au jour le jour a ptt morceau

3. Gong Ounophris 16/08/2016

Les crimes rituels dérivent de la croyance à des inepties que malheusement, des intellectuels africains se permettent d'avaler, eux qui devraient édifier les peuples.

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