Cameroun: Carte nationale d’identité: Des demandeurs dans la tourmente

Ils sont de plus en plus nombreux qui, après plusieurs mois attendent inlassablement d’entrer en possession de ce document informatisé.

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Pourtant des centaines de cartes nationales d’identité en souffrance dans certaines unités d’identification de la ville cherchent preneurs. Ce n’est plus la grande affluence d’il y a encore quelques mois dans les commissariats de sécurité publique de Douala. Du moins dans les différents postes d’identification. Nombre de personnes qui y viennent ces jours-ci le font dans le but de retirer leur carte d’identité nationale informatisée.

«Nous ne recevons plus en moyenne trois cent personnes par jour comme ce fut le cas avant. Ce qui était énorme pour une unité de police comme la nôtre », indique le responsable du centre d’identification du commissariat du 3è arrondissement, au Camp Berthaud. Mercredi 19 juin 2013. La cour de ce commissariat de sécurité publique située non loin du marché Congo ne désemplit point. Eugène, étudiant à l’Université de Douala et habitant de New-Bell, s’y rend pour le retrait de sa carte nationale d’identité informatisée. La jeune policière qui le reçoit prend la peine de regarder au verso du récépissé qu’il tient en main pour voir si effectivement c’est le moment convenu pour le faire.

Après des fouilles, elle se retourne vers le demandeur. Et déclare : « On va devoir prolonger la date d’expiration qui est inscrite sur votre carte pour vous éviter des désagréments lors d’éventuels contrôles de police parce que votre carte n’est pas encore arrivée à notre niveau », lui lance-t-elle. Avant d’estampiller ledit document. Une autre rallonge de deux mois est accordée à l’étudiant qui rumine sa colère mais ne se retient pas : «Cela fait près de cinq mois que j’attends toujours cette carte nationale d’identité.

Je dépense énormément en terme de frais de taxis pour venir ici tout le temps », fulmine-t-il. Avant de refermer la porte. Tout comme lui, ils sont nombreux qui attendent toujours d’avoir leur carte nationale d’identité informatisée. Chantal Kemmegne s’est tellement vue rallonger la date d’expiration inscrite sur son récépissé de Cni qu’elle n’en veut plus. «Je n’apprécie pas que tout le temps on me demande de revenir dans un mois. Ça devient récurent et énervant.

On ne peut pas souffrir pour se faire faire établir le document et puis, quelques mois après on vous laisse entendre qu’il n’est toujours pas disponible », gronde-t-elle. Même scénario dans bien des commissariats de sécurité publique où les chefs d’unité ont maille à partir avec ceux qui viennent retirer cette pièce obligatoire pour tout citoyen majeur. « Nous leur expliquons que cela ne dépend pas de nous, ils ne comprennent pas.

Ils nous en veulent pour rien », confie, dépité un inspecteur de police en service au commissariat du 8 è arrondissement. Un détour au commissariat du 7è arrondissement permet de noter une pléthore de cartes nationales d’identité abandonnées par les usagers. « Nous en avons à peu près deux cent qui attendent preneurs et qui sont en souffrance ici », affirme un policier en service à l’unité d’identification. Non sans indiquer au regard du nombre important de cartes nationales d’identité informatisées abandonnées depuis le lancement de l’opération que : « nous pensons qu’après un certains temps, ces cartes risquent d’être retournées là où elles ont été fabriquées ».

© Blaise-Pascal Dassié | Le Messager

Commentaires (1)

1. ndam Njiayouom Ibrahim 18/02/2016

Bonjour Mr juste pour plus d'information sur ma carte

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