Cameroun - Affaire Michel Thierry Atangana: L’étau se resserre autour de Paul Biya

Le militant des droits de l’homme Sorel Ibrahim Keita, a annoncé ce jeudi 27 novembre 2013 que désormais tous les séjours du président camerounais en France, seront perturbés tant qu’Atangana Abéga est en détention au SED.

Michel thierry atananga

Dans une communication donnée hier à Yaoundé devant la presse, Dominique Sopo, Sorel Ibrahim Keita et Marc Dzouba se sont exprimés sur les actions futures du Comité de Soutien à Michel Thierry Atangana (CSMTA). « Le CSMTA en France, vit dans un environnement libre et démocratique. En Hexagone, le Comite de Soutien à Michel Thierry Atangana dispose de tous les moyens nécessaires pour combattre sans être inquiété. Nous attendons Paul Biya et ses collaborateurs en France. Tant que Michel Thierry Atangana n’est pas libéré, nous les empêcherons de dormir.

Nous serons partout où Biya et ses proches mettront les pieds. Nous manifesterons de manière pacifique.» Ces propos prononcés dans un bol de larmes, par Sorel Ibrahim Keita ce jeudi 27 novembre 2013, montrent à suffisance que le dossier Michel Thierry Atangana ne cesse de déchaîner les passions. C’est la première fois que le promoteur de la chaîne de télévision BDM TV, déclare ouvertement la guerre au régime de Yaoundé. Les séjours de Paul Biya en confédération helvétique, sont souvent perturbés par le CODE.

Cette organisation de la diaspora camerounaise, balance sans relâche des volées de bois vert au locataire du Palais de l’Unité. Le président Biya doit se préparer à affronter, l’adversité des associations de défense de droits l’homme basées en Hexagone. C’est dire que les prochains voyages du promoteur des Grandes Réalisations en terre française, seront arrosés par des séries de manifestations publiques à cause de l’affaire Michel Thierry Atangana.

Cour Suprême: une clique de vieillards cyniques

Pour Dominique Sopo, ce qui s’est passé à la Cour Suprême ces derniers jours, n’est que la suite logique des scandales liés à l’affaire Michel Thierry Atangana. D’après le président du CSMTA Section de France, le rapport lu pendant l’audience de mercredi passé, est un copié collé du mémoire de maître Nana. Il faut souligner que les mémoires des maîtres Tchoungang et Djoko, ont été manifestement occultés et on ne sait pas pourquoi. Pour Sopo, si le 17 décembre 2013 Michel Thierry Atangana ne recouvre pas la liberté, on aura la preuve que les audiences à la Cour Suprême ne sont qu’une mise en scène immonde.

Le défenseur des droits de l’homme renchérit en disant : « C’est toute la justice camerounaise qui est en dérive en ce moment. Il faut se poser la question de savoir si on est en face de la Cour Suprême, ou d’une clique de vieillards cyniques. Michel Thierry Atangana ne doit pas demander la grâce. Il doit plutôt recevoir des excuses, de la part de ceux qui l’ont mis en prison. » L’occasion faisant le larron, Dominique Sopo s’est insurgé du fait que son passage sur les ondes de Sky Radio, ait été émaillé par une coupure inexplicable de courant électrique. Il trouve que cet incident a été provoqué, par ceux qui ne veulent pas que la liberté d’expression s’enracine au Cameroun.

Le Cameroun endetté à hauteur de 313 milliards de FCFA

Marc Dzouba lors de la conférence de presse de ce jeudi 27 novembre 2013, a tracé l’historique du Comité de Soutien à Michel Thierry Atangana. Le leader du CSMTA Section du Cameroun a évoqué les mémoires de Pius Njawé et du pasteur Ngono Ebodé. Ces deux personnages qui sont actuellement au séjour des morts, ont été d’un grand apport dans la lutte pour la libération de Michel Thierry Atangana. L’implication profonde du Comité de Soutien Bureau de Paris, a fait en sorte que le dossier Michel Atangana Abéga soit abordé par François Hollande et Paul Biya. « L’image du Cameroun se trouve écornée par l’affaire Michel Thierry Atangana. D’ici le 17 décembre 2013, le droit doit être dit. Une justice qui n’est pas juste et équitable suscite la peur dans les cœurs.

Les investisseurs étrangers ont du mal à s’installer au Cameroun à cause de la qualité de notre justice. Les avoirs du Cameroun risquent d’être saisis dans les jours à venir. En raison de l’affaire Michel Thierry Atangana, notre pays traîne une dette de l’ordre de 313 milliards de FCFA. Cette ardoise s’alourdit chaque jour de 11 millions de nos francs. » La détermination du Comité de Soutien à Thierry Atangana, n’est pas prête de voler en éclats nonobstant les bourdes que la justice camerounaise ne cesse d’accumuler.

© Lucien EMBOM | Cameroon-Info.Net

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