Cameroun, Abus: Affaire de la séquestration dans la chefferie du village MAGNA, le rapport du FFCI

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L’intervention du FFCI à Foumbot estompe les velléités barbares du chef du village MAGNA qui opte pour l’arrangement à amiable.

Comme nous vous l’annoncions dans un communiqué paru dans camer.be en date du 18 janvier 2013 et faisant allusion à la séquestration de trois personnes dans le village MAGNA par FOUMBOT , OUEST CAMEROUN par le chef de ladite localité le nommé WOUOSSOUEMOUN AROUNA, la suite de l’affaire qui se solde aujourd’hui par une renonciation à toute forme de barbarie et l’engagement à adopter un comportement citoyen de la part du chef WOUOSSOUEMOUN AROUNA qui accepte désormais collaborer avec le FFCI pour dénoncer tout actes tendant à la violation des droits de l’homme est la suivante avec un rappel des faits

Il y’avait de cela deux mois plus précisément en octobre 2012 que le chef du village MAGNA interdisait à Monsieur MAINSAH EPHESIAN SEVIDZEM agriculteur dans la localité de ne plus passé dans la plantation dans laquelle il avait cultivé du maïs et payait régulièrement son louage. C’est ainsi que une fois le maïs à maturité, l’épouse de sieur MAINSAH s’est rendue dans ladite plantation pour les récoltes en date du 16 janvier 2013 Accompagné de deux autres; mais n’ont pu avoir accès aux dites récoltes puisqu’ils ont fait face aux ardeurs du chef WOUOSSOUEMOUN AROUNA qui muni d’une arme à feu n’a pas tardé de les menacé avant de balancer la pirogue par laquelle ils s’apprêtaient à échapper aux assauts du susnommé.

Ne pouvant alors retrouver l’autre rive du Noun, sous le coup de la menace, ils ont été conduits dans la chefferie du chef AROUNA où ils ont été séquestrés dans une chambre de 08 h du 16 janvier à 13 h du 17 janvier 2013. Pendant qu’ils étaient sous séquestration, ils ont pu joindre le nommé MAINSAH EPHESIAN par téléphone qui à son tour n’a pas tardé de saisir le FFCI. Une fois informé, le FFCI a informé le procureur général près la Cour d’Appel de l’Ouest à Bafoussam de ce qu’il y’avait une séquestration à MAGNA arrondissement de MASSANGAM dans le Noun.

Conscient de ce qu’il était 21 heures en ce moment et de la distance qui sépare cette localité de la Brigade de MASSANGAM, le Procureur Général a remis tout au lendemain 17 Janvier 2013. C’est ainsi que le matin du 17 Janvier 2013 le FFCI s’est rendu au parquet général muni d’une requête contenant les faits tels que relatés par sieur MENSAH EPHESIAN. Le Procureur Général n’a pas tardé d’instruire le Procureur de FOUMBOT d’intervenir le plus tôt possible.

le FFCI sur FOUMBOT n’a pas pu rencontrer le Procureur et en joignant l’une des victimes par téléphone, elle à fait savoir au FFCI que selon les dires du chef WOUOSSOUEMOUN AROUNA, c’est sur instruction du commandant de MASSANGAM qu’ils sont séquestrés en attendant l’arrivée de MENSAH EPHESIAN qui devait réagir sans doute pour les rançonner comme ce fut déjà le cas par le passé. Avant que le FFCI n’arrive à MASSANGAM le Commandant de la brigade qui était déjà sous pression des ordres du Procureur près du Tribunal de FOUMBOT avait déjà demandé au chef WOUOSSOUEMOUN AROUNA de se déporter à MASSANGAM avec les séquestrés.

A 13h exactement que le FFCI arrive à la Brigade de MASSANGAM, le Commandant avait déjà si tôt fait de chercher de l’eau pour donner aux séquestrés de se nettoyer vu leur état de d’insalubrité recouvert tous par la poussière, quand en ce moment le chef s’était rendu à la sous préfecture pour rencontrer le sous préfet qui était déjà informé des faits et tenait absolument à voir le chef. Une fois à la sous préfecture en présence du FFCI et du sous préfet dans son bureau, le chef WOUOSSOUEMOUN AROUNA à une fois de plus confirmé qu’il s’agissait d’une connivence entre lui et le Commandant qui lui avait demandé d’enfermer les trois personnes dans sa chefferie.

Comportement que le sous préfet a décrié en tant hiérarchie du chef il devait au préalable le contacter en tant que son auxiliaire avant tout agissement. C’est en ce moment que le FFCI a été conscient de la véracité des faits qu’il existerait une connivence entre le chef et le commandant. Le sous préfet une fois au courant des faits à féliciter le FFCI de sa descente à MANSSANGAM ainsi que son intervention faute de quoi la connivence entretenue ferait que ses faits soient non sus de lui.

Au terme de leur conversation un gendarme est alors intervenu pour ramener le chef à Brigade qui y étant n’a pas tardé d’être jeté en cellule selon les instructions du Procureur général pour besoin d’enquête. Le FFCI n’a pas rebroussé chemin sans repasser par la Brigade pour rapporter ce qui venait d’être dit à la sous Préfecture par le chef concernant la connivence qui existait entre lui et le commandant qui n’a que fait présenter ses excuses et nous lui avions notifier le risque encouru par de tels agissements car nous ne devions pas nous limiter au Procureur général.

Le FFCI a fini par demander que les victimes soient libérés ; Ce qui a été fait et c’est même grâce à la moto du commandant qu’ils ont été accompagné chez eux vu la distance d’environ 110 km qu’ils venaient de faire à pied. Le lendemain le chef à été déferré au parquet de FOUMBOT pour des faits de menace sous condition, séquestration et port illégal d’arme à feu. Ne pouvant résister aux excuses du chef sieur MAINSAH EPHESIAN a fini par céder à la demande d’arrangement à l’amiable solliciter par le chef WOUSSOUEMOUN AROUNA qui a promis à travers un protocole d’accord renoncer aux actes qu’il venait de poser à l’égard des victimes et l’a reconnu en sa qualité d’agriculteur dans la localité de MAGNA en s’abstenant pour l’avenir de poser des actes du genre ou bien préjudiciables à son égard ainsi qu’à sa famille en réparant quoique symboliquement le préjudice déjà subi.

Conscient du nouveau comportement adopté par le Chef du village MAGNA ainsi que la teneur de son engagement sieur MAINSAH EPHESIAN a, en cédant aux excuses du chef du village MAGNA a renoncé à sa plainte déposée contre lui par une lettre de désistement adressée au Procureur de la république près du parquet d’instance de FOUMBOT. Prenant acte du terrain d’entente qui venait d’être trouvé entre les parties, le FFCI a pris la résolution d’adresser une autre demande au Procureur général en rendant compte point par point à ce digne représentant du ministère public et rapporter à son intention le fait que les parties s’étaient décidées de mettre fin à toutes hostilités.

L’objectif poursuivi par le FFCI étant celui de voir respecter les droits humains afin que la paix et la justice règnent entre les membres de la collectivité, le FFCI n’a pas tari d’éloge à l’endroit du Procureur général de voir arrêter les poursuites telles que voulues par les parties.

Voila en bref Monsieur le Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme, le résultat de l’action menée sur le terrain par le FFCI, au sujet de l’affaire de séquestration dénoncée récemment dans un communiqué du FFCI.

AMPLIATIONS :

- Procureur général CA Ouest

- Procureur République Foumbot

- Sous-préfet de Massangam

© Correspondance : Le Secrétaire Général Adjoint du FFCI, Me. Edy Michel NOUAYOU

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