Cameroon : Après le « Film de Meiganga », Hadja Aminatou se confesse, « J’ai été droguée… »

Avant la fin du jeune du ramadan, elle demande pardon et accuse… C’est sous le signe de la piété et du pardon des pêchés que la quasi-totalité des musulmans du monde entier ont placé le ramadan de cette année 2014 qui consacre l’un des cinq piliers de l’islam.

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30 jours marqués par cinq prières quotidiennes, d’abstinence, de jeune, des actes de solidarité, de pénitence, d’adoration envers Allah et son prochain pour entrer en symbiose parfaite avec le très Haut. C’est dans cette atmosphère de respect scrupuleux des exigences du Coran que nous avons retrouvé, dans son refuge de la région de l’Extrême-nord, l’un des acteurs principaux du désormais tristement célèbre « Film de Meiganga » : Hadja Aminatou. Pour ceux qui ne le savent peut-être pas, cette charmante dame avait été, en 2013, à la une d’un malheureux évènement d’acte sexuel inédit impliquant des personnages visiblement pieux : Alhadji Hamza, le principal chef orchestre de ce film porno, est le neveu d’Alhaji Dalaïlou grand commerçant installé à Meiganga et frère du milliardaire Nana Bouba, véreux opérateur économique et membre du comité central du Rdpc. Hadja Aminatou était l’épouse d’Alhadji Dalaïlou.

Le pardon

Plus d’une année après cette tragédie, et en pleine jeune du ramadan, Hadja Aminatou a décidé de se confesser en toute franchise, afin qu’Allah pardonne ses péchés par la prière. De prime abord, elle accuse sa belle-famille, d’avoir planifié ce « crime » par le biais des pratiques occultes et mystiques qui l’ont complètement domptées : « Au moment du déroulement de cet acte sexuel dans cette chambre d’hôtel, je n’étais plus moi-même. Je ne mesurais pas la gravité de cette action. J’étais inconscient, pas différente d’une droguée », déclare-t-elle en langue locale, dans une débauche qui exprime un sentiment de regret.

D’après ses déclarations, au nom de la recherche de la gloire, le maraboutisme et les loges sataniques constituent les fondements essentiels et les clés de la réussite des auteurs du drame qu’elle vit aujourd’hui : « aucun musulman digne de ce nom ne peut accepter ces pratiques qui donnent une mauvaise image de l’islam. J’ai été utilisé comme un objet pour enrichir un clan, pour satisfaire leurs instincts. Je demande pardon pour toutes ces fautes que j’ai involontairement commises et qui n’honore pas la femme. » Et l’occasion du jeune du ramadan est idoine pour cette remise en cause profonde afin que, les vœux et les intentions des fidèles qui vivent permanemment dans le péché, soient exhaussés au cours de ce mois sacré pour décrocher les portes du paradis. Alhaji Hamza, le neveu de l’homme d’affaires Nana Bouba et acteur principal du « Film de Meiganga », devrait également se livrer à cet exercice de purification./.

© Press House : Joseph Modo Asse

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