Bamenda: Affaire des 55 enfants retrouvés dans une maison le 12 mars 2013

Taah richard et ses autres coaccusés séjourne à la prison centrale de Bamenda sous mandat de dépôt, L’évangéliste était un fervent joueur du tiercé, un adepte des films pornographique, des tests d’ADN pour déterminer le ou les géniteurs des enfants.

Plusieurs semaines après la trouvaille dans une maison au quartier dit Longla Street à Bamenda d’une cinquantaine d’enfant, le sujet reste d’actualité puisque la population ne cesse de s’interroger sur les mobiles de tels actes, de cette soit disant famille religieuse, et sur les objectifs visées par les leaders de ce que d’aucuns qualifient de «secte».

Depuis le 12 mars, date de cette découverte jusqu’à’ nos jours on se demande où sont passés ses enfants, leurs mères et leurs «pères», dont les éléments de l’enquête en cours consiste a savoir si un seul géniteur est responsable de toute cette progéniture, c'est-à-dire les 30 enfants dont l’âge est compris entre deux semaines à 9 ans, sans toutefois oublier que six de ces femmes étaient enceintes. On s’imagine même la naissance des jumeaux et autre……

Quoi qu’il soit, c’est l’orphelinat L’amour du Prochain sis à Up Station au quartier administratif de la ville de Bamenda qui abrite ces enfants et femmes. Quand aux leaders de cette religion, ils ont été placés sous mandat de dépôt à la prison centrale de Bamenda. Nos sources indiquent qu’ils sont accusés de non filiation des enfants, de former une association religieuse illégale, du non respect du droit des enfants etc… Ces chefs d’accusation et bien d’autres feront l’objet d’un procès. A titre de rappel il s’agit de : Chemuluh Peter Atanga, 72 ans, James Ndam Mbaku, 70 ans, Victor Fongam 68 ans, Fon Joseph 66 ans, Richard Taah 50 ans, un jeune garçon de 19 ans, le nommé Fongam Etienne Sama.

Les premiers indices

La Nouvelle Expression après une énième descente sur les lieux, c’est-à-dire dans ce qui reste de cette maison où vivaient ces enfants et leurs mères, une habitation qui a été complètement pillées par les populations en colère, a découvert quelques éléments compromettants. Des CD des films pornographique, notons aussi que le 12 mars même, jour de cette découverte, la police avait détecté plusieurs documents écrites dont certains expliquaient comment faire l’amour avec une femme, d’autres portaient critique sur toutes les autres églises de la terre.

Ces premiers éléments nous emmène a évoquer la thèse selon laquelle Richard Taah, l’évangéliste et disant géniteur de tous ces enfants y compris ceux qui ne sont pas encore nés, voulait créer son monde à lui. Et la vie quotidienne dans cette résidence toujours fermée et surveillée par des chiens, était un mélange de sermons bibliques apocalyptiques et de dur labeur; l'exaltation était maintenue par la projection des films. Les femmes vaquaient aux travaux ménagers et s'occupaient des enfants. Elles sortaient rarement. Pas de télé le plus souvent, pas d'anniversaires. Ces femmes accouchent non pas dans un centre de santé, mais dans cette concession. Un autre élément aussi important après notre descente sur les lieux, c’est la découverte d’un lot de papier du Pari mutuel dans la chambre de Richard Taah, le prédicateur de la bonne nouvelle.

Ces journaux du pari mutuel urbain camerounais si on s’en tient aux dates sur ces journaux du parieur remonte de plus de 18 ans. Le récent turf y figure aussi. On peut apercevoir des calculs et autres techniques sur ces brochures ce qui montre que l’évangéliste Richard Taah est un adepte du jeu des chevaux. Nous avons sondé certains agents dans les kiosques qui ont confirmé effectivement que ce pasteur faisait aux quotidiens des paris. Ce messie auto-proclamé ne s'appliquait pas à lui-même les règles d'austérité qu'il imposait aux autres; pour lui, bière, viande, télé. Les autres hommes étaient séparés des femmes (y compris les leurs), mais toutes les femmes, et les jeunes filles, appartenaient à Richard Taah.

Des mauvaises langues sont à se demander s’il ne prêchait que lui seul et qu’il avait le droit de procréer seul? Ses 08 femmes au regard des âges, montre à suffisance que ce dernier avait un goût prononcé pour les très jeunes filles. Un autre indice que nous mentionnons ici, est celui relatif aux tribus. En effet seul Richard est natif d’Akum, tous les autres membres du groupe sont du village Guzang à Batibo y compris les femmes. Comment est il arrivé à convaincre tout ce beau monde ? Le mystère persiste.

Feiymania ?

Taah Richard l’évangéliste du groupe semble être le cerveau de cette structure. Pour quel but ? La réponse pour le moment reste un mystère. Nos sources indiquent que ce monsieur a d’abord résidé aux Etats-Unis avant de retourner au Cameroun. Il aurait abandonné dans son village natal Akum, femme enfants. Ceux-ci sont retournés au Etats-Unis. Le principal financeur celui que l’on surnomme Chemuluh Peter Atanga, 72 ans doyen de ces hommes dispose des plantations d’hévéa à Kribi, et la résidence lui appartenait. Ce dernier d’après nos sources y compris de certains leaders du groupe excepté le pasteur, ont laissé entendre qu’ils agissaient par charité et selon les prédications du pasteur, servir Dieu. On se souvient que le jour même de cette découverte, tous étaient unanimes en disant qu’ils sont la pour servir et faire le travail de Dieu. Face à ces propos on est tenté de dire que Richard Taah est celui qui, au nom de Dieu, a détourné ce monde. Il avait un salaire, de l’argent pour tous ses besoins, son seul travail consiste à enseigner la bible, procréer, sur ce dernier point reste à savoir s’il était le seul à le faire. Des sources policières indiquent que le regretté Ngong Harrison Ndeh, 38 ans, dont la mort a déclenché cette découverte, était lui aussi l’un des géniteurs.

Problèmes

Les enfants lisent à peine comme ceux de leur âge, ils ont reçu comme seul enseignement, des cours bibliques. Mais pour ces enfants, ce monde était normal si on s’en tient à leurs déclarations. Certaines de ces femmes jusqu'à lors, refusent de comprendre ce qui leur arrive, preuve qu’il faudra du temps pour les ramener a la raison. La plupart d’entre elles sont arrivées dans cette maison âgées de 10 à 13 ans. Cependant l’administration est confrontée à plusieurs problèmes : Nourrir ces enfants tous les jours, les insérer dans la vie, établir leurs actes de naissances, sur ce point le nom du papa divise l’administration, il faut absolument faire les tests d’ADN. Aussi il est question de pouvoir faire fréquenter ces enfants pour le compte de l’année scolaire prochaine, et à la fin que faire de toutes ces femmes dont certaines sont enceintes ? La réponse n’est pas si simple.

© Frederic Takang | La Nouvelle Expression

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