Accusation-Sales draps: L'adjoint au Maire de Mbanga soupçonné dans un vol de voiture

Le Groupement de Gendarmerie Territorial de Douala vient de boucler une enquête sur une scabreuse affaire de vol de taxi, en demandant au Procureur de la République de délivrer un mandat d'arrêt contre Etienne Songa, 1er adjoint au Maire de la Commune de Mbanga.

«Sauf avis contraire de Monsieur le Procureur de la République du Tribunal de Grande Instance du Wouri, qu'un mandat d'amener soit délivré contre sieur Etienne Songa, qui croit jouir d'une quelconque immunité au vu de ses fonctions dans l’exécutif communal de Dibombari», conclut l'Officier de Police Judiciaire chargé de l'enquête de l'affaire qui oppose Mme Moreau, née Douma Ombom Jeannette, à Songa Etienne pour les chefs d'accusation de «vol, abus de confiance, faux en écriture publique ou authentique».

Les faits remontent au mois de novembre 2012, lorsque le véhicule, de marque Toyota Carina E, que Mme Moreau née Douma Ombom Jeannette a ramené de France où elle réside, pour le mettre à usage commercial (taxi), est volé alors que la garde et la gérance sont confiées à son ami Etienne Songa. Revenue au Cameroun en avril 2013, elle décide de voir plus clair dans cette affaire de vol de son véhicule qui est restée sans suite à la Légion de Gendarmerie du Littoral, après que Songa Etienne qui avait aussitôt porté plainte, ce qui avait conduit à la mise en garde à vue des suspects, va demander l'extinction de la procédure sans en donner aucune raison.

Seulement, son enquêteur va lui demander d'aller au Bureau des Transports avec le récépissé du dossier de la voiture, qui était resté entre les mains de sa nièce, pour vérifier que la carte grise est authentique. C'est alors que les agents du Ministère des Transports vont retenir son chauffeur à elle pour besoins de prévention après avoir constaté que le dossier de la voiture qu'elle détenait était faux. Ils croient alors tomber sur les réseaux de faux qui essaiment le secteur. Il faudra l'intervention de son enquêteur pour qu'ils sortent de ce pétrin. C'est alors que Mme Moreau née Douma Ombom Jeannette apprendra que la carte grise et la demande d'immatriculation de la voiture ainsi que le reçu de paiement d'une plaque d'immatriculation CEMAC, portant le nom du démarcheur Ewane, sont des documents faux.

Ce qui va aiguiser davantage la curiosité de l'enquêteur. Ce dernier va faire des demandes de réquisitions à la Délégation Régionale des Transports du Littoral et auprès des sociétés de téléphonie mobile pour être fixé sur la personnalité de l'accusé. La seconde réquisition consistera à l'identifier, parce que comme le rapport de l'enquêteur l'indique, sieur Songa se fait désirer pour répondre aux convocations à lui adressées. Ainsi, son identification, faite à travers ses abonnements téléphoniques, va révéler qu'il utilise les numéros appartenant à sa maman décédée bien avant l'avènement du téléphone mobile au Cameroun. Cette double identification va rajouter sur les soupçons qui pèsent sur lui. Ce d'autant plus que Dame Moreau confie lors de sa déposition qu'il va utiliser un subterfuge pour garder par devers lui son dossier de douane en prétextant qu'il en avait besoin pour aller libérer la voiture maintenue au poste de contrôle routier de Dibombari.

Au moment où Mme Moreau décide de mettre son véhicule en taxi pour permettre à sa nièce, qui venait d'accoucher de survenir à ses besoins, son ami Etienne Songa se propose de gérer le taxi. Il va trouver le chauffeur et proposer que le véhicule soit garé dans le même parking que son véhicule personnel, à la station service Total de Bonateki qui jouxte son domicile, ceci contre la somme de 5 000 francs de frais de gardiennage qui sera versée au vigile par semaine. Mais ce dernier va dévoiler lors de sa déposition qu'il n'a jamais rien perçu de tel. Tout en précisant que le parking est gratuit et non gardé.

Son travail se réduisant à ouvrir et fermer la station service, la surveillance des pompistes et à veiller sur le matériel de la station service. Preuve qu'il y avait depuis le début anguille sous roche. Le rubicond est franchi lorsque sa nièce, Michelle Madeleine Njowé Ebellè, sollicite la voiture pour des courses le dimanche 18 novembre 2012. La veille, elle entre en possession du dossier et de la clé de la voiture. En dépit de l'insistance du chauffeur de la conduire, elle soutient qu'elle à son chauffeur. Seulement lorsqu'elle arrive le matin pour récupérer la voiture, elle n'est pas là. Et ne sera plus jamais retrouvée.

© André Som | Aurore Plus

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