Abus : un officier de police de nouveau accusé de salir son corps de métier

Après la révocation du « commissaire 500 000 », un officier de police du commissariat du 12e arrondissement de Douala défraie la chronique. Pierre Ela, le commissaire divisionnaire révoqué du 12e arrondissement de Douala, jadis appelé « commissaire 500 000 », aurait-il fait des petits ?

Police camerounaise 2

Après avoir défrayé la chronique suite au limogeage spectaculaire du susnommé le 02 février dernier, le commissariat de sécurité publique du 12e arrondissement de Douala, refait parler de lui. Une plainte pour abus de fonction, séquestration, extorsion de fonds a été déposée le 28 mars contre le 2e adjoint au commissaire dudit commissariat ainsi qu’à l’endroit d’agents non identifiés. Cressin Ekounou et ces agents sont accusés dans la même plainte déposée dans les services du délégué régional à la sûreté du Littoral, de violences physique et torture morale.

Jeté manu militari dans un « sans payer »

Johny Tsobgny, l’auteur de la plainte, dit avoir été interpellé le 20 mars dernier, sans raisons aucunes, devant son domicile sis à Bonamoussadi au lieu-dit Tradex. Habitant un appartement au-dessus d’un bar dancing, Johny Tsobgny venait au rez-de-chaussée protester contre les décibels assourdissants que laissaient échapper la musique provenant du bar dancing. Au même moment, se trouvaient sur les lieux, des éléments du commissariat du 12e arrondissement dans un car de police stationné. En compagnie d’autres résidents du quartier Tradex Bonamoussadi. Il a été jeté manu militari et sans ménagement dans le car de police « sans payer » sous ordres d’un officier visiblement dans un état d’ébriété très avancé au moment des faits, selon lui et ceci malgré les protestations des personnes embarquées. Il était environ 24 heures 20 minutes, rajoute Johny Tsobgny et sa présentation des pièces officielles n’a rien changé à l’obstination des agents de police.

Le parquet général saisi

Ce dernier a finalement été maintenu dans des conditions inhumaines, au commissariat du 12e arrondissement de Douala, dans une cellule où se sont finalement retrouvés une quarantaine de détenus dont des malades. « …le lendemain matin, l’adjoint N°2 de ce commissariat qui s’est révélés être l’officier présent sur les lieux de l’arrestation va exiger de ses proches venus s’enquérir des raisons de son arrestation, la somme de 50 000 FCFA contre sa libération » : il transparaît dès lors clairement dans la plainte conter Cressin Ekounou, le motif d’extorsion de fonds soulevé par Johny Tsobgny ceci au mépris des dispositions du code de procédure pénale. C’est ainsi que par exemple les nommés Bissua, Samuel Binbine, Kenne Tiomela et lui-même Johny Tsobgny déboursait respectivement 30 000, 50 000, 20 000 Fcfa, requis pour leur libération. Le plaignant estime le pactole indûment récolté à plus du million de nos francs. Il sera finalement libéré le 21 mars 2014 à 15 heures sans aucune notification sus sa garde à vue, ni motif de détention, nous dira –t-il encore.

La réaction de Martin Mbarga Nguelé attendue

Johny Tsobgny, s’indigne donc à travers cette plainte contre des agissements récurrents constitutifs de flagrantes violations de droits des honnêtes citoyens. Il requiert par conséquent des autorités compétentes l’interpellation des auteurs et complices de ces actes pour en répondre conformément aux lois de la république. Une enquête a été ouverte à ce propos. Le parquet général de la cour d’appel du Littoral a également été saisi de l’affaire. La réaction du délégué général à la sûreté nationale (Dgsn), Martin Mbarga Nguelé qui met un point d’honneur à redorer le blason de la police camerounaise, est attendue.

© Source : Ouest Littoral

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau