POUR AVOIR ENVOYÉ PAR ERREUR UN MESSAGE D’AMOUR À SON PAPA UNE JEUNE FILLE BATTUE PAR SA MÈRE

Pleurer261210300Mademoiselle Ekwabi, 19 ans à son actif, n’oubliera jamais ce jour où elle a été tabassée par sa maman, seulement pour avoir envoyé un message d’amour à son papa. Les faits ont eu lieu à Buéa,le 20 février dernier.Une étudiante a été battue par sa maman, après avoir envoyé par erreur un SMS (Short Message Service) ou un texto à son papa en lui et place de son amoureux. C'était au quartier Great Soppo à Buéa. La jeune fille a été battue, au nom de l’honneur de la famille par sa maman. Ekwabi selon les dires de sa génitrice, aînée d’une famille de 6 enfants, était jusqu’alors celle sur qui ses parents comptaient pour une réussite sociale, échappatoire à leur situation de précarité.

Selon nos sources, il y avait dans le message, une photo d’elle en soutien-gorge et en string. Ce qui suscita l’ire de ses parents.

Toujours selon nos sources, la ville de Buéa étant en effervescence à cause de la célébration du cinquantenaire de la réunification du Cameroun, Ekwabi avait hâte de retrouver son amoureux qui était porté disparu depuis deux jours. La ville de Buea étant envahie par des jeunes majorettes venues des quatre coins du Cameroun. Croyant mieux retenir son amoureux, elle s'est décidé de lui envoyer ce message mais mal lui en a pris au moment de l'envoi de son SMS car, son amoureux et son papa portent les mêmes prénoms

Le lendemain de la bastonnade, l’adolescente s’est présentée au domicile d’une de ses copines de la fac au quartier Molyko (Prague Hall City) à qui elle a tout expliqué.

Comme par hasard, présentant de nombreuses traces de coups sur le dos et des griffures sur le visage, devant votre servitrice tata Yo, la fille n’a voulu piper mot sur sa bastonnade. Pour cause, dit-elle, «il est de coutume, de tradition et autres pour une fille digne de respecter toujours et d’obéir aux appréciations de ses parents quelles que soient les conditions qu’elle vit ou son traitement dans le domicile familial».

Selon le chef de quartier de Great Soppo que nous avons pu rencontrer la semaine dernière, "cette femme qui reconnaît les violences commises EKWABI devra s'expliquer devant le conseil de sa famille, même s’il s’avère que c’est le seul moyen de préserver l’honneur de la famille."

La nouvelle qui s’est répandue comme une traînée de poudre à Buea a poussé d’aucuns à se demander si nous sommes dans un monde où la personne doit être privée de sa liberté d’amour. Au fait, existe-t-il réellement une liberté d’amour s’interrogent certains habitants de la ville de Buéa depuis que cette nouvelle a fait le tour des bistrots de la ville.

La victime et son amoureux sont portés disparu depuis le 22 février.

Comme quoi, avant d'envoyer un SMS à une connaissance, il faut toujours bien vérifier si le numéro validé est bel et bien celui de votre correspondant. Eh oui, c'est une dure réalité pour la demoiselle Ekwabi. Personne n'est épargnée de cette erreur et parfois on aimerait bien faire... Mais... prudence et prudence. A vendredi et bon vendredi

© Camer.be : Yolande Tankeu

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