UNE MINEURE DE 12 ANS SÉQUESTRÉE ET VIOLÉE

Accusé d'attentat à la pudeur sur une mineure de 12 ans, Gnépo Francis De-Clerc, qui totalise 22 années sur terre, a été condamné à 12 mois de prison ferme, assortis de 50 000 F Cfa d'amende et un million de Fcfa en guise de dommages et intérêts.

Viol

Peine dite par le tribunal des flagrants délits d'Abidjan-Plateau, en son audience du 20 août 2014. Comment comprendre cette sale affaire ? Selon les explications de la petite victime à qui nous attribuons les initiales R.G, élève en classe de 5ème, et qui vit avec sa tante à Aboboté, un jour, elle est abordée par Gnépo Francis-De-Clerc qui habite le même quartier. Celui-ci lui demande son nom, et depuis, ils sympathisent. Ainsi, une autre fois, alors qu'elle est de retour de l'école, Gnépo lui offre un téléphone-portable, sans sa batterie, donc hors d'usage. Mais quelques jours après, Gnépo lui réclame le téléphone-portable qu'elle dit du reste, avoir abandonné chez un réparateur. Parce qu'impossible à « ressusciter ». On en est là, lorsque le mercredi 30 juillet 2014, Francis De-Clerc qui la rencontre une fois de plus dans la rue, lui arrache carrément le bon téléphone-portable en sa possession. C'est en pleurs, qu'elle dit le suivre partout, afin qu'il lui restitue son bien qui, à la vérité, est la propriété de sa tante. C'est à ce jeu, indique la môme, que celui qu'elle considère comme un grand frère de quartier, l'entraîne dans son domicile. En ces lieux, elle trouve dame Y.A.E, la mère de Gnépo à qui elle explique tout.

Cette dernière lui recommande d'attendre juste un peu, le temps qu'elle termine son dîner, pour la ramener chez elle, avec bien entendu, l'appareil. De 18h, R.G soutient avoir patienté jusqu'à 21h. Et là, dame Y.A.E qui la rassurait pourtant chaque fois, lui propose de passer la nuit chez elle. Vu à l'en croire, qu'il est à présent dangereux de s'aventurer dans les rues. R.G qui accepte la proposition, est invitée à aller faire dodo dans la chambre de la grand-mère. Mais tard dans la nuit, la maman vient la réveiller pour lui demander cette fois, d'aller partager le matelas de Francis De-Clerc au salon. Parce qu'une autre fille doit prendre sa place auprès de la grand-mère. C'est là, poursuit-elle, que commence son malheur. Gnépo qui la neutralise subitement, lui bâillonne la bouche, avant de la violer proprement.

Entre temps, la tante de la petite R.G ne la voyant pas, la recherche partout. Aux alentours de minuit, de bonnes volontés recommandent à la tante d'aller jeter un œil chez les Gnépo. Elle y est accompagnée d'éléments du Ccdo qu'elle prend soin d'aviser. Sur place, c'est en vain, que ces derniers tambourinent au portail. Ce n'est que le lendemain jeudi 31 juillet 2014, que R.G, tenant difficilement sur ses jambes, est raccompagnée à la maison par deux jeunes filles. Et ce sont ces filles-là qui, sur recommandation de Francis De-Clerc, racontent des bobards en faisant croire, que la petite a été agressée par des voyous dans la nuit. Mais après le départ de ces filles, R.G déballe tout son malheur à sa tante. Et de préciser que lorsque la police tambourinait au portail dans la nuit, elle a été sortie du salon, pour être planquée dans une chambre. Ainsi, on ne la verrait pas, au cas où le portail était franchi par les agents des forces de sécurité. Choquée par ces graves révélations, la malheureuse dame, accompagnée de sa nièce, va porter plainte au commissariat de police du 14ème arrondissement. Plus tard, les flics épinglent le mis en cause dans un cybercafé.

Vaine diversion

Soumis à un interrogatoire, Gnépo Francis De-Clerc reconnaît avoir eu des relations sexuelles avec la gamine, mais avec son consentement, semant ainsi le flou. Mais l'officier qui pousse son enquête, découvre que Gnépo, qui disait avoir 18 ans, soumis à un examen physiologique, en a, à la vérité, 22 , et aussi est un récidiviste. Au final, après une vaine tentative de règlement à l'amiable de l'affaire engagée par ses parents, il est déféré le mercredi 6 août 2014. Mais au cours de l'audience, Gnépo revient sur ses déclarations faites à la police. Cette fois, il fait porter le chapeau à la petite.

A l'en croire, cette dernière qui avait certainement des visées amoureuses sur lui, lui a fait croire qu'elle est bien grande, qu'elle a 16 ans, avant d'accepter de passer la nuit avec lui. Mais à l'issue des débats, Me Kouadio Yao Serge, son conseil a plaidé plutôt coupable, avant de demander la clémence du tribunal. Ce, pour dit-il, permettre à son client qu'il présente comme un élève, de se racheter et de poursuivre ses études. Certainement touchée par ces mots, Mme le substitut du procureur, ne requiert que 3 mois de prison ferme. A sa suite, Me Abi Marius, défendant les intérêts de la mineure, s'en prend à dame Y.A.E la mère de Gnépo qu'il présente comme le vrai auteur de l'acte grave. Pour avoir, soutient-il, poussé la mineure dans un traquenard, elle devrait être à la barre aux côtés de son mauvais garçon. Car, selon ses termes, à y voir clair, c'est bien cette mère qui a livré en pâture à son fils, la fille mineure d'une mère comme elle.

Au terme de son propos, Me Abi Marius exige une peine exemplaire pour l'accusé et la somme de 2 millions de F Cfa à titre de dommages et intérêts à sa cliente à jamais marquée. Après délibération, la présidente du tribunal a prononcé le verdict qui condamne Gnépo Francis De-Clerc à 12 mois de prison ferme, 50 000 F Cfa, et à verser à sa victime, un million de F Cfa.

SOURCE : linfodrome

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