Querelle foncière: Chassée de son domicile par «la concubine» de son défunt mari

La décision de justice rendue en sa faveur par le tribunal de première instance de Douala-Ndokotti n’a pas été appliquée.

Pendant ce temps, elle continue d’habiter chez un proche qui lui a offert l’hospitalité. « J’ai été expulsée de ma maison par une femme qui passe pour être l’épouse de mon défunt mari. Or du vivant de ce dernier je ne la connaissais pas. Mon mari ne m’avait jamais laissé entendre, bien que nous ayons été mariés sous le régime polygamique qu’il avait une seconde femme », raconte Charlotte Rose Nguemdjo. Cette femme qui dit ne plus savoir à quel saint se vouer est désemparée.

« Je suis la femme légitime de mon défunt mari. La décision de justice rendue en ma faveur n’a pas été appliquée. Mes enfants et moi avons été chassés de notre maison comme des locataires. J’ai été chassée avec la complicité du frère de mon mari qui est un avocat. Cette maison se situe à la cité Sic, non loin de l’Université de Douala», confie-t-elle abasourdie. Sur la copie de l’extrait du plumitif d’audience, il ressort qu’accusée de faux écriture privée et de commerce et d’escroquerie par « sa rivale », elle a été déclarée non coupable par le tribunal de première instance de Douala-Ndokotti statuant publiquement, contradictoirement à l’égard des parties en matière correctionnelle et en premier ressort.

Par contre, « sa rivale », une certaine Jeanne Tatiana Noubissi qu’elle dit n’avoir jamais rencontrée est déclarée coupable de violation de domicile et destruction prévus et réprimés par les articles 74, 299 et 316 du code pénal. Pour s’en défendre, Jeanne Tatiana Noubissi argue que c’est au cours de sa cohabitation que son marie et elle ont acheté ladite maison dans laquelle habite dame Nguemdjio.

Cette dernière, confiait-elle à la barre s’y est installée seulement trois mois après son acquisition alors qu’elle portait déjà une grossesse. Par la suite, elle s’est vue dans l’obligation de quitter cette maison pour aller s’installer ailleurs. Pour la regagner de façon pacifique après le décès de sieur Hanteng. « La discorde, poursuit-elle, est née dans cette maison lorsqu’elle a décidé de la vendre au détriment de ses enfants. Après ladite vente, elle a été prise à partie par l’acheteur qui a procédé à son expulsion »

@B-P.D. | Le Messager

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