Pugilat - Hôpital Laquintinie: Un sapeur pompier gifle le surveillant de l'hôpital Laquintinie

Chaude après-midi, ce lundi 15 avril 2013 à l'hôpital Laquintinie de Douala.

Où médecins de cette formation hospitalière et quelques éléments du Corps national des sapeurs pompiers ont failli en venir aux mains. La scène s’est déroulée devant le bâtiment qui abrite la cantine de Laquintinie. Jusqu'à l'arrivée des forces de l'ordre, médecins et soldats de feu se regardaient en chiens de faïence et prêts pour un corps à corps. A l'origine de la rixe, la gifle administrée au major Manga, surveillant général à l'hôpital Laquintinie par un élément du corps national des Sapeurs pompiers.

Selon les nombreux témoignages recueillis à bonne source, le véhicule du corps national des sapeurs pompiers, qui s'est introduit dans l'enceinte de l'hôpital, avait, à son bord, un corps repêché dans les eaux du Wouri, et se rendait à la morgue dudit hôpital. Après avoir parcouru près de la moitié du trajet qui sépare l'entrée de l'hôpital de la morgue, le conducteur, qui essayait d'éviter une voiture mal garée devant le virage menant au restaurant de l'hôpital, rate sa manœuvre.

Du fait de son impressionnant gabarit, le mastodonte va, au passage, casser les planches qui servent de dallettes au caniveau construit devant le restaurant, avant de s'y enfoncer. Alerté par le bruit du choc, le major Manga, également surveillant général de l'hôpital Laquintinie se dirige tout furieux vers le conducteur de l'engin. Commence alors une invective entre les deux hommes. D'après les témoins ayant assisté à la scène, c'est le major Manga qui, le premier, porte la main sur le soldat du feu, qui lui rend la politesse par une paire de gifles bien assénées. Les médecins qui déjeunaient dans le restaurant, sont ameutés par les éclats de voix, et voyant leur major en difficulté, décident de voler à son secours. Les vigiles s'en mêlent et tentent, tant bien que mal de calmer les esprits. Se sentant en minorité devant les médecins, les soldats du feu appellent les renforts. Appui qui leur sera rapidement accordé avec l'arrivée en fanfare d'une ambulance et d'une autre voiture aux couleurs du corps national des sapeurs pompiers, et sur laquelle est marqué: assistance aux victimes. Les blouses blanches volent. Les injures fusent.

Les médecins disent être dans leur droit, parce que sur leur territoire. «Nous autres de l'armée, avons pour mission de défendre et d’assurer la sécurité des citoyens, partout où besoin se trouve. Qu'un des nos éléments se fasse agresser par un civil, alors qu'il est en fonction, est tout simplement inadmissible», s'emporte un Officier. A la suite de cet incident, une réunion de crise sera immédiatement convoquée dans la salle de conférence de l'hôpital entre les différents corps, à l'effet de dégager et d'établir les responsabilités. Les soldats du feu qui ont entre temps, pris d'assaut l'hôpital, exigent réparation.

Ces derniers ont d'ailleurs promis des représailles sévères contre le major incriminé: «Si des sanctions ne sont pas prises par le Directeur de l'hôpital à l'encontre de Monsieur Manga, nous sommes prêts à sévir. II faut que les civils comprennent qu'on ne peut s'attaquer impunément aux forces de l'ordre». Des menaces qui font frémir dans le dos. Surtout après la récente excursion punitive des militaires à Japoma, à la suite d'une agression réelle ou supposée d'un des leurs. On a encore fraîchement en mémoire la barbarie perpétrée sur les habitants de ladite localité.

A ce sujet, l'homme en tenue, qui malencontreusement, était en civil cette nuit, avait été appréhendé par les riverains, qui l'avaient pris pour un voleur. Après avoir mis sa hiérarchie au courant de son agression, une expédition punitive se déportera à Japoma. Les hommes en tenue passeront à tabac au ceinturon, femmes, enfants et vieillards. Détruisant au passage biens mobiliers et immobiliers. Pour ces Officiers qui voient de plus en plus leur autorité contestée par la population, il est temps que les pendules soient mises à l'heure.

© Flore Honga | Aurore Plus

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau