PRISON CENTRALE DE YAOUNDÉ : UNE GARDIENNE DE PRISON S’ENVOIE EN L’AIR AVEC UN DÉTENU

prison-kodengui110110200.jpgLa surpopulation carcérale, a rendu le pénitencier en véritable foutoir, où tous les coups sont permis. Si n’est fait, les prisonniers de luxe seront au centre d’une révolution populaire aux conséquences inégalables. L’actualité carcérale n’a jamais été aussi palpitante que ces derniers temps. Entre détenus dormant à la belle étoile et l’indiscipline généralisée tant du personnel pénitentiaire que des prisonniers, la coupe est pleine, sur ce qui se passe au sein du célèbre bagne de la capitale.

Ici, se déroulent toutes sortes de trafic au mépris du règlement intérieur de la prison qui est un lieu par excellence de privation de la restriction de liberté consécutif aux actes répréhensibles, causés dans la société. Malheureusement, la prison camerounaise a cessé d’être un lieu de resocialisation des bandits que regorge notre pays. C’est ce qui explique le mépris affiché par les prisonniers de luxe à l’endroit des gardiens de prison.

Nous avons encore en mémoire, la bastonnade infligée à Ephraïm Inoni, l’ex-premier ministre de Paul Biya, pour violation flagrante du règlement intérieur de la prison. Ce fut juste un acte isolé de bravoure d’un gardien de prison, tant ses collègues ont perdu la hiérarchie pénitentiaire qui envisageait déjà le renforcement de la discipline au sein de la prison centrale de Yaoundé.

Que deux scandales éclatent et concernent l’éthique et la déontologie professionnelle.

La scène se déroule le 27 Septembre dernier au laboratoire de la prison, où le prisonnier de « luxe » Alim Garga alias « Babanguida », a été surpris en plein ébat amoureux avec une gardienne du nom de Viviane. Qui a encaissé pour la circonstance la somme de 25 000 FCFA. Ce n’est pas un cas isolé, ici, les prisonniers de luxe, tous les détenus de l’opération « épervier », s’envoient en l’air avec l’essentiel du personnel féminin de la prison avec parfois, la permission active du régisseur de prison.

Plus encore, les détenus soucieux de leur insertion sociale font face à moult tracasseries à l’instar du monnayage d’espace de de prière. La communauté musulmane a protesté récemment contre le péage qu’avaient institué certains gardiens au quartier 5 alors que le règlement prévoit des heures et lieux de prières aux musulmans de la prison de Yaoundé.

Après la perte de la motivation régulière que leur octroyait madame Haman Adama, récemment libérée, il a été exigé une somme d’argent aux mahométans de la prison. S’en est suivie une rixe qui a culminé avec la correction du gardien incriminé. Qui s’en est sorti avec des blessures. A quoi sert finalement la prison si tout est sens dessus dessous. Il est inadmissible que la loi carcérale soit violée au moment où il est question de moraliser une société sans repères.

© Source : Le Zénith

Commentaires (2)

1. alioum 14/10/2013

ca ne me surprend vraiment pas, d'ailleurs pour nous autres réguliers (pour besoin de services) dans ce milieu, toutes les gardiennes de prisons s’envoie en l'air avec les prisonniers.

2. kulperso 14/10/2013

Vous même vous pensez qu'ils vivent comment
ou est le drame c'est bien d'un homme et d'une femme qu'il sagit !

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