Douala: Enterrée à la place d’un autre - La disparition d'un corps entraîne la colère de sa famille jusqu'au dénouement de l'affaire

La disparition d'un corps entraîne la colère de sa famille jusqu'au dénouement de l'affaire.

L’affaire a défrayé la chronique en fin de semaine dernière. La dépouille d'Anne Kemmogne, 72 ans, est introuvable à la morgue de l'Hôpital de District de New-Bell, dans l'Arrondissement de Douala II. La famille de la défunte a même dû surseoir à l'organisation des obsèques. Rassurée en cela par les propos du Dr Martial Nomo Eteme, Directeur de la structure hospitalière, qui avait confié l'affaire à la police.

C'est donc dans les locaux de la Police Judiciaire de Bonanjo que tout s'est dénoué. «Les huit employés de la morgue ont été entendus jeudi 11 avril 2013 par le Commissaire principal Oumarou. C'est à la suite de cet interrogatoire que l'un deux va se souvenir qu'une levée de corps avait eu lieu le 5 avril avec une dépouille aux mêmes caractéristiques», révèle une source proche de l'enquête. Le samedi 13 avril dernier,les agents de morgue Paul Nangue, Adamou Gombitang, Effila Ngono vont donner les coordonnées de la famille de feu Kuika Julienne. Convoqués à leur tour, Blaise Wandja et Seraphin Nya, fils de feue Julienne Kuika, auront la surprise de trouver à la morgue de l’Hôpital de District de New Bell la dépouille de leur mère, âgée de 54 ans à sa mort.

«Ils l'ont reconnue grâce à la cicatrice sur son front et sa coiffure. Immédiatement l'un des enfants se met à pleurer en disant que leur mère avait prescrit de son vivant qu’elle ne souhaitait pas que son corps soit gardé dans une morgue». C'est une infirmière qui raconte la scène. Ainsi, suite à une confusion, c'est plutôt feue Anne Kemmogne qui se trouve enterrée à Baugou, Région de l'Ouest. La famille de cette dernière attend désormais une décision de justice pour l'exhumation de la dépouille.

© MESSI BALA | Cameroon Tribune

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