Crimes rituels: 11 nouveaux suspects interpellés

C’est à la gendarmerie du Mfoundi qu’ils ont été conduits, et présentés à la presse. Ils ont été cueillis pratiquement la main dans le sac alors qu’ils tentaient un nouveau forfait.

Vendredi 5 avril dernier, un nouveau gang d’auteurs de crimes rituels a été interpellé et présenté à la presse. Ceci, grâce au courage d’une jeune fille âgée d’à peine 18 ans. Cette dernière aura eu la vie sauve grâce au Ciel et à son courage. Son récit est bien plus émouvant : mercredi il y a trois semaines, alors qu’elle se retrouve vers 19h au quartier Etoudi, au lieu dit Cimetière, elle décide d’emprunter une moto pour son domicile, sis au lieu dit « entrée Canal 2 ». Très peu inquiète, elle ne s’entoure pas de précaution à la vue de l’heure, mais surtout parce que pour elle, les histoires de crimes rituels, c’est de l’histoire ancienne. De plus, cette affaire n’a jamais été au devant de la scène au quartier Etoudi. Jusque-là Mimboman et ses environs avaient la tristement célèbre réputation d’être des lieux où se pratiquent des crimes rituels. Poursuivant son histoire, la jeune fille rapporte qu’après elle, le moto-taximan prend un deuxième passager. Curieusement, ils empruntent une direction autre que la sienne. Inquiète, elle interroge le conducteur qui ne tient guerre compte de ses remarques, tandis que son acolyte lui passe sur le nez un mouchoir préalablement imprégné d’un produit qui lui fait tout de suite s’évanouir.

C’est autour de 21h qu’elle revient à elle, dans une pièce complètement sombre. Ses kidnappeurs se disputent sur son sort : le premier veut la violer, mais le second l’en empêche, arguant que « le patron demande un organe génital frais ». Ils partent de la salle pour la laisser seule. Ces derniers ayant oublié de lui prendre son téléphone, elle fait alors un sms à son père et à une de ses amies pour leur dire dans quel pétrin elle se trouve, avant de chercher une échappatoire. Elle se met à fouiner et se retrouve dans une salle pleine de sang, « on aurait vraiment dit un abattoir ». Dans le coin, un trou. C’est par ce trou qu’elle a réussi à s’enfuir. C’est donc son témoignage, couplé à un signalement de disparition d’une jeune fille âgé de 18 ans qui permet de mettre la main sur ce groupe de 11 personnes, spécialisées dans les crimes rituels.

Ces derniers seraient partis de Mimboman où ils se sentaient en insécurité, avec le fort déploiement des patrouilles de nuit à travers le quartier. Ils ont ainsi établi un nouveau fief au quartier Etoudi pour continuer plus tranquillement leur sale besogne. Même s’ils continuent de nier les faits, ces derniers ont été gardés dans les locaux de la gendarmerie pour exploitation afin d’aider à démanteler tout le réseau.

© Florette MANEDONG | Le Messager

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