Cote d'Ivoire/Deux jeunes garçons tuent et violent le cadavre d'une restauratrice:les faits

Les populations sont encore marquées par le drame Les populations d'Okpoyou, village natal du député-maire de Dabou, s'interrogent encore sur les réelles intentions qui ont poussé deux individus fraîchement sortis de l'adolescence, à commettre ce crime ?

Pompes funebres

Essiagne Yédagne et Janvier Boy, tous deux âgés de 18 ans seulement, ont exécuté dame Gouamenan Amah Elisabeth, la quarantaine révolue. C'était le lundi 17 mars 2014, aux environs de 16 h. Dans la localité oû nous nous sommes rendus le jeudi 20 mars à 11 h, les populations sont encore marquées par le drame. C'est le chef du village, Lorgn Atchori Mathieu, qui explique. Selon son témoignage, le jour des faits, dame Amah Elisabeth , d'origine ghanéenne et établie dans ce village depuis près de 20 ans, rejoint les autres femmes de la bourgade sur la place publique. Ce, pour une opération coup de balai. Rentrée chez elle aux environs de midi, elle part immédiatement pour sa ferme, située à environ 300 m de là. Plus tard, peu après 15h, alors qu'elle regagne le village, elle est interceptée par deux individus, à hauteur d'un champ de manioc. Ces derniers la projettent brutalement au sol. Elle n'a pas le temps d'appeler à l'aide, qu'elle est bâillonnée par les forcenés , avec son morceau de pagne noué autour de la taille. Ses deux bourreaux lui assènent ensuite plusieurs coups de poing au visage et à la tempe. Etouffée et inerte, elle ne peut alors empêcher son viol collectif.

Lorsque les deux jeunes criminels finissent d'étancher leur soif sexuelle, ils se rendent alors compte de la tournure tragique que les choses viennent de prendre. C'est que dame Amah Elisabeth est morte. Pris de panique, les violeurs la traînent sur quelques mètres, dans les broussailles, avant de recouvrir son corps de paille. Dans leur fuite, ils emportent le téléphone-portable puis la somme de 10 000 F Cfa appartenant à leur victime. Il est à présent 20h et dame Amah qui est également restauratrice, n'est toujours pas rentrée. Ses nombreux clients s'impatientent. Et très vite, l'inquiétude gagne tout le monde. Une battue est alors organisée dans les environs de sa ferme et c'est là, que son corps est découvert. La nouvelle fait vite le tour du village. Mais qui sont les auteurs de cette forfaiture ?

Des investigations, minutieuses menées par de jeunes villageois, s'avèrent payantes. L'un des suspects ayant été trahi par le téléphone-portable volé à la défunte. Vengeance De fait, alors que le nommé Essiagne Yédagne se rend le mercredi 19 mars 2014 à une cabine téléphonique, pour un transfert d'unités, soient 48 heures après le crime, l'un des clients reconnaît l'appareil de dame Amah. Il donne aussitôt l'alerte et le scélérat est chopé. Conduit sous bonne escorte chez le chef du village, il finit par avouer le crime, avant de citer son complice, Janvier Boy. Ce dernier est lui aussi interpellé. Mais qu'est ce qui a pu pousser de jeunes garçons, à une telle atrocité ? Là, apparaît la thèse de la vengeance.

Il nous revient en effet que, dans le mois de novembre 2013, les deux compères cambriolent le domici le de dame Amah Elisabeth, avant de faire main basse sur la somme de 120 000 F Cfa. Démasqués, ils avouent leur forfait sur la place publique. Et la mère de Yédagne Essiagne s'engage même à rembourser l'argent volé à la restauratrice. Ce que les deux indélicats supportent difficilement. Ils ruminent alors vengeance contre la pauvre commerçante. La suite, tragique et cruelle, on la connait. La gendarmerie a arrêté les tueurs.

SOURCE : Soir Info

Commentaires (1)

1. N'goya aimé 06/07/2016

salut, je suis un étudiant en droit à l'université de Bouaké et je travaille sur le statut juridique du cadavre. Je voudrais savoir s'il serait possible d'avoir la suite de l'affaire en justice. Merci

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